Il est aujourd’hui de bon ton de critiquer les sites ou applications de rencontre : prétextes à se faire offrir un dîner, à choisir des partenaires sexuels trop ou pas assez exotiques, Tinder et ses concurrents auraient tous les vices. Attention, la police des braguettes patrouille…


Si vous croyez que les sites de rencontres ne servent qu’à trouver l’amour ou à se faire culbuter, détrompez-vous. Sarah, une étudiante britannique, a avoué au site féminin australien Whimn profiter de l’application Tinder pour se nourrir à l’œil. Rouée, la célibataire dîne mais ne couche pas ! L’idée lui est venue après avoir accepté un rendez-vous avec un homme au physique décevant. « Dan avait l’air d’avoir dix ans de plus que sur ses photos et il était plus petit que moi », se justifie la jeune fille. Buvant pour oublier, Sarah a accepté de se faire payer l’addition. Depuis, elle s’est sustenté à l’œil une bonne quarantaine de fois en deux ans : « Je ne ressens pas une once de culpabilité je ne fais rien d’illégal, et si un jour je rencontre l’amour sur Tinder, je partagerai l’addition. » Comme quoi, la galanterie a survécu… chez ses chevaliers servants.

Cherche asiatique soumise

Profondément inégalitaires, le plus souvent au détriment des hommes, les sites de rencontres sont une terre de mission prisée des croisés antiracistes. D’après un article de Slate, la discrimination y serait monnaie courante sous des formes classiques « Pas de femmes noires ni de mères célibataires » et plus inattendues : « la fétichisation des personnes racisées ». Les amateurs de femmes asiatiques réputées soumises ou d’hommes africains connus pour la « taille de leur âme » se le tiendront pour dit. La police des braguettes veille…

L’antiracisme se mord la queue

Jusque dans les colonnes du Monde, où la chroniqueuse Maïa Mazaurette s’est fendue d’un long article pour nous expliquer que les Blancs n’ont qu’une idée en tête : épingler une orientale lascive ou un étalon noir à leur tableau de chasse. Si la xénophilie est aussi blâmable que la xénophobie, on finira tous le doigt sur la couture du pantalon…

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