Outre-Manche, le nouveau système de retraite par capitalisation a ruiné des dizaines de milliers d’actifs. La faute à des fonds de pension véreux hâtivement certifiés par l’État. De quoi bénir le modèle social français.


Alors que le navire britannique s’apprête à larguer les amarres et à quitter les rives de l’Union européenne pour naviguer vers le grand large, je souhaiterais partager avec mes amis français quelques réflexions sur les conséquences désastreuses de notre système de retraite historiquement basé sur la capitalisation, qui a subi plusieurs réformes au fil des dernières décennies.

 

En 2037, l’âge auquel les Britanniques pourront toucher leur pension de retraite à taux plein devrait passer de 65 à 68 ans[1]. Cet âge pourrait même être relevé à 70 ans[2] ! Chaque employeur est désormais tenu d’enregistrer ses employés auprès d’un régime de retraite. Il a l’obligation de cotiser en premier lieu pour la retraite d’État de base et, deuxièmement, il a le choix entre cotiser auprès du fonds de pension d’État NEST (« National Employment Savings Trust »), ou bien auprès de fonds de pension privés[3].

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Ce sont ces derniers qui posent un grave problème, car les réformes successives ont ouvert la voie à une cohorte de criminels en col blanc, qui se sont accaparé – avec le blanc-seing de l’État – les milliar

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Février 2020 - Causeur #76

Article extrait du Magazine Causeur

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