La complaisance des mouvements progressistes envers l’islamisme ne cesse d’interroger et d’inquiéter. Comment des partis et mouvements qui se revendiquent d’idées aux antipodes de celles véhiculées par les mouvements issus de l’islam politique peuvent-ils à ce point les favoriser ?


Cette complaisance est une tendance lourde du progressisme en général mais elle est encore plus affirmée dans sa composante verte.

Pour expliquer ce phénomène, on avance habituellement deux explications :

La première est idéologique. Issus très majoritairement du gauchisme culturel, les mouvements progressistes ont une vision du monde qui se structure autour du communautarisme quel qu’il soit. Dans ce domaine, l’action du parti démocrate américain et sa conception ethnique de la citoyenneté restent des références. A cet égard, la vision progressiste de la citoyenneté rompt avec celle issue de lumières. Elle est particulariste parce que racialisée.

La seconde explication est cyniquement électorale. Sans l’apport massif du vote communautariste, les partis progressistes seraient laminés électoralement. Favoriser le communautarisme n’est donc plus simplement une option politique, c’est la condition même de la survie de ces mouvements.

Là encore, le parti démocrate est l’exemple à suivre.

Une question de spiritualité

Pour être pertinentes, ces explications ne sont pas suffisantes car elles omettent de révéler le fondement principal de cette étrange alliance : la haine ou dans tous les cas une forte hostilité vis-à-vis du judéo-christianisme.

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Le progressisme vert partage, en effet, avec l’islamisme, une très forte hostilité vis-vis du paradigme judéo-chrétien. Mais quelle en est l’origine ?

Au nom de l’adage les ennemis de mes ennemis sont mes amis, les progressistes verts ne reculeront devant aucune compromission…

On ne comprendra jamais rien à l’écologie politique moderne si on ne comprend pas qu’elle s’alimente aussi à une nébuleuse spirituelle apparue, principalement aux Etats-Unis, dans les années 60 : le New Age. Reposant sur un syncrétisme religieux très orientalisant, les thérapies alternatives et recyclant dans une perspective très individualiste une part non négligeable des doctrines ésotériques, le New Age se fonde sur la croyance que l’humanité serait entrée dans une nouvelle ère (la fameuse ère du verseau) qui est marquée par l’avènement d’une spiritualité nouvelle, porteuse d’une conscience universelle qui rendra inutiles toute les anciennes religions et notamment celles de la médiation. « Religion cosmique à l’état pur », le New Age marque l’apogée d’une évolution spirituelle qu’il veut définitive.

Cette nouvelle ère donnera naissance à un nouveau monde parfaitement horizontal où les frontières auront disparu et où l’humanité ne sera plus qu’une. Reposant aussi sur une vision panthéiste de la nature, le New Age affirme que l’homme redeviendra un Dieu en ne faisant plus qu’un avec Gaia.

Cette vision du monde a fortement influencé l’écologie politique et aussi la nouvelle économie qui partage avec le New Age (et ce n’est pas un hasard) la même origine géographique : la Californie.

Ces perspectives doucereuses seraient parfaitement inoffensives si elles ne véhiculaient pas une très  forte hostilité vis-vis des deux religions chargées de tous les maux à savoir le judaïsme et le catholicisme. Religions patriarcales, archaïques et reposant sur un Dieu personnel (alors que Dieu est énergie), la médiation et le dogme (pour le catholicisme), ces religions n

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