C’est une longue histoire, qui n’a toujours pas été réglée. D’ailleurs, elle ne le sera sans doute jamais : l’histoire des catholiques avec le monde, et plus particulièrement avec la France, et plus particulièrement avec la République. L’histoire d’une communauté qui ne voulait pas en être une. L’histoire d’une universalité qui n’arrivait pas à en être une.

Elle est plus complexe intrinsèquement que celle de ces autres religions qu’on a coutume de voir sous nos cieux. Le rapport des juifs avec le reste du monde, même s’ils l’ont renouvelé récemment avec la création d’Israël, est depuis quelques millénaires assez simple : tu en nais ou tu n’en es pas. Chez les musulmans, il est relativement basique, là encore, car le monde se divise en deux catégories, comme dirait Sergio Leone : celui des soumis, celui des infidèles. Et la politique suivra.

Chez les catholiques, si l’on peut se permettre un rapide cours d’histoire qui n’a aucune vocation universitaire, c’est-à-dire cuistre, le pouvoir est toujours plus haïssable que désirable.

*Photo : srqpix.

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Jacques de Guillebon
est journaliste et essayiste.est journaliste et essayiste.