83 % des Français estiment que les députés donnent une mauvaise image de l’Assemblée nationale. La contestation des crèches de Noël, l’activisme des néo-féministes, la tolérance de l’immigration irrégulière et le lâchage des agriculteurs donnent aussi une mauvaise image de la France.
Début décembre, un sondage OpinionWay pour Le Figaro révélait que « 83 % des personnes interrogées jugent que les députés donnent une mauvaise image de l’Assemblée. » Et 66 % des Français estiment qu’ils sont mal représentés par les partis politiques. En cette période de « bonnes résolutions », j’ai quelques idées d’économies à proposer les concernant…
Laïcité
29 novembre 2025 : inauguration de la crèche de Noël de l’hôtel de ville de Béziers en présence de plusieurs centaines de personnes venues l’applaudir et l’admirer, dont des représentants des différents cultes (catholique bien sûr, mais aussi juif, musulman, protestant et évangélique). En face, entre 50 (selon la police) et 100 (selon les organisateurs : Ligue des droits de l’homme, CGT, Libre Pensée et quelques-uns de nos opposants locaux…) manifestants pour la vilipender aux cris de « Ménard délinquant » ou « Ménard en prison ». Pour exprimer leur courroux, ils ont immédiatement et copieusement sifflé les chants de Noël entonnés par la chorale de nos « petits chanteurs »… Bon, je vous le dis tout de suite, siffler et huer des enfants qui chantent des cantiques de Noël ne les a pas rendus très populaires. Mais la meilleure réponse à toute cette agitation, c’est vous qui l’apportez : selon un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et Le JDD, 79 % des Français sont favorables à la présence de crèches de Noël dans les mairies. Allez, circulez !
Marianne d’or
Une récompense au goût de revanche… Le 9 décembre dernier, Béziers (eh oui, encore !) a reçu une Marianne d’Or, symbole de l’engagement républicain et de l’innovation au service de la collectivité, pour la brigade antistupéfiants de sa police municipale. Composée d’une dizaine d’agents particulièrement aguerris (je les surnomme « les Golgoths »), l’unité opère jour et nuit. Elle ne mène pas d’enquêtes judiciaires – elle n’en a pas le droit –, mais elle occupe le terrain et perturbe les trafics par une présence dissuasive constante. Le principe est simple : moins il y aura de points de deal actifs, moins il y aura de consommateurs… Mais figurez-vous que cette initiative n’a pas été du goût de tout le monde. Des dealers, on s’en doute. Mais pas non plus d’un certain syndicat de Police nationale, qui y a vu une sorte de « concurrence déloyale »… On croit rêver !
Décourageant
L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi socialiste instaurant une présomption de minorité pour les mineurs étrangers non accompagnés. Actuellement, lorsqu’une première évaluation de leur âge conclut à leur majorité, ils ne sont plus considérés comme des mineurs et ne peuvent plus être pris en charge par les services de protection de l’enfance. Avec ce nouveau texte, il leur suffira de se déclarer « mineur » pour être considéré comme tel par l’administration française. Et puisqu’on n’est pas à une aberration près, les députés ont également supprimé les examens radiologiques osseux, dentaires ou du développement pubertaire qui permettent justement de déterminer l’âge de la personne contrôlée. Bah voyons ! Petite précision : cette proposition de loi a pu être votée du fait de l’absence massive des députés LR et du RN… On comprend mieux les 66 % de Français qui estiment être mal représentés par les partis politiques ! CQFD…
Crèche de Noël suite…
Et de deux ! Deux procès en référé perdus pour nos détracteurs qui espéraient faire condamner la Ville de Béziers pour sa crèche de Noël et la faire déplacer. Les juges montpelliérains ont jugé qu’il n’y avait pas d’urgence à statuer et que ces polémiques pouvaient bien attendre… Au fait, au 19 décembre, soit quelques jours avant Noël, c’est déjà 34 137 personnes qui étaient venues admirer notre crèche. Record largement battu !
Jacquerie
Nos agriculteurs sont de nouveau dans la rue, sur les ronds-points, sur les autoroutes. Je les comprends. Ce n’est plus une question de prix, de concurrence déloyale, de vaccins ou de pesticides. C’est une question de dignité. Travailler soixante-dix heures par semaine et gagner 500 à 600 euros par mois n’est pas acceptable. Un paysan se suicide chaque jour dans notre pays. Attention à leur colère ! Et prenez garde à la jacquerie ! Contrairement aux apparences, cela pourrait bien être un mot d’avenir…
Bis repetita
Désireux de rester « fidèle à ses convictions », Olivier Bourjot, le maire de Chessy (Seine-et-Marne), refuse de marier une femme finlandaise et un Algérien visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et dont les déclarations laissent à penser que le fiancé souhaite se marier pour régulariser sa situation administrative en France. Ça vous rappelle quelqu’un ? Sommés par la justice de procéder au mariage avant la fin de l’année 2025, le maire et ses adjoints décident alors de présenter leur démission. Laquelle est refusée par la préfecture. Aïe ! C’était pourtant bien pensé. Et plutôt courageux ! Je vous rappelle la peine encourue pour refuser de marier quelqu’un : cinq ans de prison, 75 000 euros d’amende et cinq années d’inéligibilité… Rien que ça ! Mais pourquoi un maire devrait-il, sous peine de sanctions pénales, obéir à une décision de justice quand c’est l’État lui-même qui est défaillant dans l’exécution de ses propres décisions que sont les OQTF. Personne ne demande de comptes à l’État pour ses carences quand le maire doit, lui, répondre à la fois devant la justice et devant ses administrés ! La jacquerie dont je parlais plus haut pourrait aussi s’étendre à nos communes…
Sales connes
Nous vivons une époque formidable ! Prenez l’épisode des « sales connes ». Ce ne sont pas les féministes du collectif #NousToutes qui ont été dénoncées pour avoir perturbé le spectacle de Ary Abittan, et tenté ainsi de se substituer à la justice en accusant, en toute connaissance de cause, le comédien d’un crime dont il a été blanchi. Non, c’est bien Brigitte Macron qui a été soumise à la vindicte populaire. Son tort ? Avoir traité de « sales connes », non pas les victimes de violences sexuelles, mais les militantes en question. Soyons réalistes, la présomption d’innocence a du plomb dans l’aile. Aucune raison que ça s’arrange en 2026 !




