La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a eu raison de s’opposer au projet de fusion Alstom-Siemens. Elle entend également frapper au porte-monnaie les mauvais payeurs que sont Apple et Google. Résultat, elle est tricarde à Bruxelles. 


Le séisme qui a secoué le paysage de la bureaucratie européenne ce mois de février devrait rester dans les annales. La commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager, vient de se heurter de front aux deux premières puissances économiques en Europe, coalisées pour faire avancer un projet de fusion entre Alstom, inventeur du premier TGV, et son grand concurrent européen, Siemens. Comment une modeste fille de pasteurs danois, issue de la périphérie de l’Europe, a-t-elle pu défier Angela Merkel et notre Jupiter, en bloquant inconditionnellement le projet ? Ignore-t-elle qu’ils sont les hérauts de l’Europe en voie d’intégration et dotés, par-là, d’une pleine légitimité ?

Margrethe Vestager coupe l’Apple en deux

Elle ne fait là qu’aggraver son cas déjà pendable. En effet, cette décision, qui

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Mars 2019 - Causeur #66

Article extrait du Magazine Causeur

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