Photo : Atomische • Tom Giebel

À toute critique radicale du libéralisme est adressée régulièrement, dans Causeur, cette objection supposée imparable : « Alors, ce sont les méchants riches contre les gentils pauvres ? »
Aux yeux de certains collaborateurs de Causeur, il n’existe qu’une seule attitude politique adulte, sérieuse et responsable. Et celle-ci commande de critiquer sans relâche l’hégémonie idéologique supposée éternelle de la gauche, de l’Europe et de toutes les forces qui contribuent à affaiblir la République et la nation.

« Alors, ce sont les méchants riches contre les gentils pauvres ? » Le problème de cet argument n’est pas qu’il est faux : c’est qu’il ne s’apparente absolument en rien à un argument. Derrière cette formule se cache un ensemble de présupposés erronés. Une équation secrète fausse à chacune de ses étapes, dans toutes les équivalences qu’elle essaie d’établir. Voici cette équation : gauche libérale + communisme réel = gauche transcendantale = morale = moralisme + simplisme = enfantillage = illégitimité politique = casse-toi pov’ con !

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