En s’étripant pour sa fortune, la veuve et les rejetons de Johnny Hallyday ont déchiré son héritage.


Quand j’entends Johnny Hallyday chanter Gabrielle, ça ne loupe pas, je retrouve le gosse de 12 ans que j’étais, ce soir de l’été 76 où j’ai pris cette chanson en plein cœur pour la première fois. Je me souviens parfaitement du choc, de cette porte qui s’ouvrait sur un monde étrange et brûlant, obsédant, furieusement et farouchement sexuel.

Depuis quarante ans, la chanson a gardé son pouvoir magique. Chaque fois, quand la voix en or massif de notre King se pose sur les premiers sons de guitare, je monte le son et retrouve la sensation d’un nouveau dépucelage rock’n’roll. Même quand j’ai compris que notre Johnny était aussi le roi des cons et la risée du monde, la puissance de Gabrielle est toujours restée intacte.

L’héritage déchiré

Les choses sont en train de changer. Depuis que la matrone et les rejetons s’étripent pour l’héritage et ne se causent plus sur tous les médias, depuis que la cour s’est déchirée et que les tirs croisés volent de plus en plus bas, depuis que leurs baveux respectifs dissimulent mal leurs calculs sordides sous des airs grand seigneur, je n’entends plus Gabrielle comme avant

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Causeur #57 - Mai 2018

Article extrait du Magazine Causeur

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