Bonne nouvelle, le président du conseil scientifique semble avoir été choisi pour ses qualités de médecin. Pas vraiment rompu à l’exercice de la communication politique, sa performance de ce côté aura parfois sonné à contretemps du la donné par l’orchestre gouvernemental. Des couacs qui sonnent drôlement justes.


Sans langue de bois

Jean-François Delfraissy n’est pas un perdreau de l’année. À 72 ans, le président du Conseil scientifique sur le coronavirus affiche une longue et brillante carrière d’immunologue. Mais depuis le début de la crise sanitaire, son inexpérience politique le fait régulièrement contredire les autorités qu’il est censé conseiller. Passé inaperçu dans les médias français, l’entretien qu’il a accordé le 12 avril au quotidien La Repubblica a dû faire pousser des hauts cris à l’Élysée et Matignon. Sans la moindre particule de langue de bois, Delfraissy commence par y tacler – sans la nommer – Sibeth Ndiaye, qui avait douté de l’efficacité du système de soins italien. « Je ne me suis jamais senti supérieur à l’Italie, je n’ai aucune leçon à donner à mes collègues ital

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Mai 2020 – Causeur #79

Article extrait du Magazine Causeur

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