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Féminicides pakistanais

Féminicides pakistanais
D.R.

Le samedi 24 septembre, un homme a été arrêté par la police pakistanaise dans un quartier chic d’Islamabad. Shahnawaz Amir a été interpellé car il est soupçonné d’avoir tué sa femme, Sara Inam, à coups d’haltères.

Une grande émotion dans le pays

Le père de l’accusé, Ayaz Amir, journaliste et ancien député, est une figure connue au Pakistan. Interrogé par la presse, il a évoqué un « incident déchirant ». Voilà un homme qui manie brillamment l’euphémisme: on croirait entendre certains de nos responsables politiques qui parlent « d’incivilités » pour qualifier les agressions verbales et physiques que subissent nombre de Français quotidiennement !

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Mais revenons au Pakistan, pays ami des Talibans dans lequel le système judiciaire reconnaît rarement les violences domestiques dont sont victimes de nombreuses femmes. Ce pays, contrairement au nôtre, est véritablement conservateur et patriarcal. Mais cette fois-ci, en raison de la brutalité du meurtre et du statut social de la victime et de son bourreau, ce « féminicide » (pour reprendre la terminologie féministe désormais consacrée sous nos latitudes) a fait la une de l’actualité et a suscité une grande émotion dans le pays.

La peine de mort prononcée dans un cas précédent

Ce qui n’est pas inédit car en février dernier, l’héritier d’une riche famille pakistanaise, Zakir Jaffer, a été condamné à mort pour avoir tué sa compagne. Noor Mukadam avait 27 ans. Fille d’un ancien ambassadeur, elle vivait dans une luxueuse demeure de la capitale pakistanaise dont elle souhaitait s’échapper, comme en témoignent ses nombreuses tentatives de fugue.

Mais à chaque fois, les deux employés de maison étaient là pour l’en empêcher. En juillet 2020, elle décline la demande en mariage de Zakir Jaffer. Pour se venger, ce dernier va alors la violer, la frapper avec un poing américain avant de la décapiter. Lors de son procès, Zahir Jaffer a été expulsé du tribunal à plusieurs reprises en raison de son comportement. Ses avocats ont affirmé que leur client n’était pas « stable mentalement ». Encore un « déséquilibré » ?


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