Brocarder Nicolas Sarkozy ou, comme disait Flaubert, « tonner contre », est bien sûr un exercice périmé puisque, selon l’élégante expression qui a cours à gauche, nous en voilà « débarrassés ». Je voudrais néanmoins revenir à cet étonnant discours de la place de la Concorde, le 15 avril, au cours duquel il invoqua passionnément l’amour de notre langue et les mânes de nos grands écrivains, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, Zola − Jean Racine et même Lamartine étaient de la fête, je n’en revenais pas. Le paradoxe le moins piquant n’était pas que le président-candidat, pour leur rendre ce vibrant hommage, se contentât de lire ce qui avait été écrit par un autre.

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