Les mesures pas assez radicales proposées par Emmanuel Macron lors de son discours aux Mureaux sont des pansements sur une jambe de bois. Gabriel Robin, auteur du Non du peuple, craint en outre que la France de la raison ne soit en train de se transformer en celle de la bêtise. Analyse.


« Séparatisme » : le mot du mois. L’intervention présidentielle était attendue. De fait, elle avait même été savamment scénarisée par les équipes de communicants d’Emmanuel Macron. La question du « séparatisme » est, on l’a bien deviné, centrale dans la réflexion macronienne en vue de la prochaine élection présidentielle. Alors : un nouveau coup pour rien ou une réussite tactique ?

Depuis Les Mureaux, lieu hautement symbolique, Emmanuel Macron a longuement discouru derrière son pupitre décoré du drapeau français surmonté d’un écriteau où figurait la mention « La République en actes », comme pour mieux indiquer qu’avec lui seuls les actes compteraient. Oui, les actes comptent plus que les mots de la même manière que les paroles s’envolent quand les écrits restent. Nous, mauvais esprits, Gaulois réfractaires et autres râleurs impénitents, savons pourtant que déclarer « prendre acte » d’une situation ne signifie pourtant pas toujours qu’on puisse en sortir, ni même qu’on en ait véritablement la volonté.

Trop tard

Emmanuel Macron a-t-il conscience de son impuissance relative ? Mesure-t-il à quel point la France est désormais traversée par ces frontières invisibles qui font que les populations qui y vivent n’ont plus qu’un fugace souvenir de leur unité passée ?

Nous sommes pris dans la mâchoire du piège à cons, non pas séparés mais atomisés entre la génération des boomers et celle des zoomers, les islamistes misogynes et les lesbiennes misandres, les braconniers cruels et les antispécistes fanatiques… les tièdes et les hystériques

Lui qui prétend que son rôle est d’agir plutôt que de réagir – ce qui est exact -, semble pourtant avancer en tâtonnant. La grande séparation était acquise dès le moment où la France mit le doigt dans l’engrenage de l’immigration massive accompagnée du laxisme et de la culture de l’excuse.

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« Il y a dans cet islamisme radical, puisque c’est le cœur du sujet (…), une volonté revendiquée d’afficher une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle d’autres valeurs, développer une autre organisation de la société », a déclaré Emmanuel Macron sous forme de constat. Et que prévoit-il pour y répondre ? Des mesurettes absurdes, dont la logique flirte parfois avec un républicanisme hors-sol et autoritaire. Imposer l’école dès trois ans à tous les enfants sera-t-il de nature à empêcher des adolescents et de jeunes adultes de basculer dans un islam terroriste ou de vivre selon des mœurs que nous jugeons archaïques ? Non.

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