Tous les catholiques ne sont pas des sosies des Le Quesnoy, la famille bourgeoise et coincée du film La Vie est un long fleuve tranquille. Et on sait ce que les Évangiles disent des riches, des chameaux, des aiguilles et du royaume des cieux. Pourtant, certains continuent à faire un usage abondant du rassurant cliché qui assimile le (méchant) catho au (méchant) riche.

Ces préjugés bien ancrés font oublier qu’il y aussi des catholiques dans les milieux populaires – y compris dans les banlieues dites « sensibles ». Au demeurant, d’après un sondage IFOP/JDD datant d’avril 2011, les prolétaires sont aussi pratiquants que les bourgeois. Selon cette étude, 10% des cadres et professions libérales se disent catholiques pratiquants, proportion que l’on retrouve chez les employés et qui faiblit à peine chez les ouvriers cathos, dont 8 % se disent cathos pratiquants. Sans surprise, c’est parmi les retraités que le niveau de pratique est le plus élevé (25 %).

Reste à savoir s’il est facile d’être un catho de banlieue, en particulier dans ces villes où l’islam est devenu la première religion. En première ligne, on trouve évidemment les prêtres.

*Photo : Uolir.

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