Non contentes d’appeler à la délation généralisée, les militantes associatives exigent que dans les affaires de harcèlement, le législateur inverse la charge de la preuve, une des pierres angulaires de notre droit et de nos libertés.


À un conseiller qui l’interrogeait sur le remboursement de la contraception, le général de Gaulle avait répondu : « La République ne s’occupe pas de la bagatelle. » Les temps ont bien changé et, de nos jours, la République ne semble plus vouloir s’occuper que de bagatelle.

L’Etat, obsédé sexuel

Sous l’influence du multiculturalisme, du néoféminisme et du militantisme LGBT, la sexualité est devenue l’obsession de l’État et de sa législation. Donnant raison à Philippe Muray qui voyait dans l’envie du pénal la torsion normative de l’envie du pénis, notre droit est chaque jour davantage envahi de normes sexuelles : droit du travail, droit de l’éducation, droit de la santé, droit civil, droit commercial, droit administratif, droit de la presse et de la communication et, bien sûr, droit pénal, il n’est pas un domaine du droit qui ne soit touché par cette inflation. La « lutte contre » tel ou tel fléau sociétal est devenue omniprésente dans le discours juridique et il n’est pas un projet ou une proposition de loi qui, le plus souvent sous la pression d’associations militantes autoproclamées représentantes de « victimes », ne comporte pas les termes « lutte contre » dans son titre ou dans son exposé des motifs. L’intersectionnalité des luttes s’est ainsi incrustée dans le d

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Novembre 2017 - #51

Article extrait du Magazine Causeur

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