Le coronavirus nous a montré quelles sont nos vraies priorités. Combattre l’islamisme ne semble pas en faire partie.


C’est peu glorieux. La seule chose qui semble réellement nous importer ces jours-ci est la survie de notre corps, et non la perpétuation de notre civilisation. 

La France est à l’arrêt. L’économie est paralysée. À cause d’un virus certes très dangereux, mais dont la létalité demeure faible. À l’inverse, nous ne faisons rien ou presque face aux dangers réels et sérieux qui menacent de tuer notre mode de vie, et d’enterrer pour toujours notre civilisation. Si nous avions consacré ne serait-ce que 20% de l’effort actuel à lutter contre l’infection islamiste en France, nous aurions peut-être déjà réduit le communautarisme et le terrorisme à un phénomène résiduel. Nos démissions et nos égarements sont en train de transformer l’islamisme en un cancer dont les métastases circulent allègrement dans nos milieux universitaires, nos élites intellectuelles et économiques sans oublier nos forces de l’ordre. Oui, j’aurais souhaité que nous nous affolions, comme nous le faisons maintenant avec le coronavirus, à chaque attentat contre nos civils, à chaque atteinte à la laïcité, à chaque quartier qui tombe sous l’escarcelle des militants de la haine.

Ce n’est pas Covid-19 qui menace l’identité française

Le choix a été fait il y a longtemps et le « mérite » du coronavirus est d’en avoir fait une vérité éclatante : nous avons renoncé à notre civilisation c’est-à-dire à l’essentiel de notre identité. Nous nous résignons à vivre une vie diminuée où nous baissons la tête devant les lobbies qui nous haïssent et veulent éradiquer notre mode de vie. Nous admettons volontiers que nous allons disparaître en tant que peuple pourvu que nos petites vies soient préservées c’est-à-dire notre droit à consommer, à poser nos RTT et à partir en vacances en Thaïlande ou à Punta Cana. Le nombril l’a emporté sur l’esprit. L’individu et son petit confort, telles sont les vraies priorités de notre époque. Le collectif, la solidarité, la permanence ne sont plus que des vains mots.

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Macron dit que nous sommes en guerre, je le crois car lui se bat pour la seule chose qui intéresse cette génération :  la poursuite de la jouissance matérielle quitte à vivre une vie médiocre, sans aspiration à la gloire en tant que nation et à la grandeur en tant que peuple. Une existence limitée dans une époque absurde où les chefs naturels sont castrés de peur de les voir montrer le chemin de la renaissance alors que les joueurs de foot et les humoristes sont appelés à prêcher la bonne parole. Notre passage sur terre risque d’être inutile pour la bonne et simple raison que nous sommes, selon notre président, un peuple sans culture (« il n’y a pas une culture française »). Un peuple sans culture ne mérite pas de vivre et cette conclusion semble habiter tant nos élites que nos concitoyens. C’est peut-être ça la vérité de notre époque.

Tant qu’on a la santé…

Soyez-en assurés, le coronavirus va passer, le remède sera trouvé mais les autres maladies qui vont nous tuer en tant que peuple, culture et société continueront leur œuvre maléfique. Islamisme, épidémie des drogues et des suicides, crime organisé… autant d’affections opportunistes qui prospèrent sur un grand corps malade nommé Occident.

Aux gardiens de la vertu qui vont, sans aucun doute, s’indigner en lisant ce propos, je confirme que je suis bien confiné chez moi au Maroc, que je prends la pandémie au sérieux. Il s’avère tout simplement que l’homme ne se réduit pas à des fonctions vitales et à des organes en activité. Non, l’homme a toujours aspiré à vivre libre, la tête haute et fier de sa civilisation. Vivre en esclave confine à la mort la plus honteuse, que Dieu nous en préserve !

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