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Le grand dérèglement des écolos dingos

Le billet politique d’Ivan Rioufol


Le grand dérèglement des écolos dingos
Des jeunes se rassemblent sur une passerelle avant de plonger dans le canal Saint-Martin à Paris, le 22 juin 2026. Lors des périodes de forte chaleur, les habitants cherchent à se rafraîchir sur les berges du canal. © ADIL BENAYACHE/SIPA

Avec 58 départements placés en vigilance rouge et des températures appelées à dépasser les 40°C, la France fait face à une vague de chaleur historique. Alors que la gauche y voit une confirmation de l’urgence climatique, la droite dénonce les insuffisances des politiques d’adaptation menées depuis plusieurs années.


Pourquoi le pouvoir prend-il encore au sérieux les écolos dingos ? Au prétexte d’alerter sur le réchauffement climatique, ces prophètes de malheur refusent d’en atténuer les effets par des mesures techniques de bon sens.

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Il aura fallu l’actuel épisode caniculaire pour prendre la mesure du dérèglement mental des concepteurs de certains bâtiments publics soumis aux lubies de la secte. Ainsi, le futur Hôpital de Nantes, qui ouvrira l’année prochaine, a exclu de mettre de l’air conditionné dans les chambres des patients. Celles-ci seront théoriquement « rafraîchies » par des façades bioclimatiques et des toitures végétalisées. Or ces procédés n’ont aucune efficacité en cas de fortes chaleurs. La gare SNCF de cette même ville le démontre: sa passerelle prétendait répondre vertueusement à un « confort thermique passif » grâce, là aussi, à des choix bioclimatiques excluant la climatisation, coupable de consommer de l’énergie et de rejeter de l’air chaud. Conséquence de cette hérésie que seuls les Amish, aux Etats-Unis, revendiquent dans leur refus de la modernité: l’espace de la gare est actuellement une fournaise plus aigüe qu’à l’extérieur. Pour leur part, les agriculteurs redoutent une pénurie d’eau et déplorent le manque de méga-bassines qui auraient pu récolter les pluies déversées. Or ces retenues d’eau sont, là aussi, l’objet d’oppositions violentes de la part de militants verts enfermés dans leur sectarisme et leur méconnaissance du monde rural. Ce sont les mêmes idéologues qui ont conduit la gauche et la macronie à saboter le programme nucléaire et à défigurer les paysages, y compris les horizons marins, par des éoliennes qui industrialisent et bétonnent un peu plus la nature.

Puritanisme vert

Dans ce moment où les citoyens abandonnés demandent des comptes aux magistrats coupables de légèreté dans la conduite de procédures visant des pédocriminels, les écologistes radicaux ne peuvent non plus se défiler de leurs responsabilités dans les maltraitances françaises. Avec eux, doivent être mis en accusation tous ces dirigeants en place qui se sont convertis aux croyances de cette religion apocalyptique et à ses interdits, ses excommunications, ses pénitences. En exposant inutilement les patients des hôpitaux ou les usagers des gares à l’enfer climatique, ces exaltés se comportent comme s’ils voulaient punir l’homme de sa responsabilité supposée dans les pics de chaleur qui, en effet, s’accélèrent désormais.

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Ce mercredi, Libération accuse « la droite et l’extrême droite » de blasphémer devant les grands prêtres. Alors qu’Emmanuel Macron a, hier soir, panthéonisé Marc Bloch, le résistant et auteur notamment de L’étrange défaite, le président devrait relire ce passage, toujours d’actualité, consacré à la déroute de 1940 : « Nos chefs n’avaient pas pensé cette guerre, ils en subissaient la fatalité ». Alors que le pouvoir n’a de cesse, avec les écolos, d’alerter sur les dangers du réchauffement climatique, il reste pareillement prisonnier de dogmes irréalistes et perpétue l’improvisation dans des réponses bureaucratiques mimant fictivement l’Etat protecteur et proche des gens : deux qualités qui ne sont plus les siennes depuis près d’un demi-siècle.

La révolution des oubliés

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Journaliste, éditorialiste, essayiste. (ex-Le Figaro, CNews, Causeur)

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