Mais oui, on peut être de droite, drôle, sympathique, doté d’un humour ravageur et, de surcroît, franc leveur de coude. C’est le cas de Boris Johnson, le maire de Londres, un conservateur délirant comme un personnage d’Alice au pays des merveilles, un tory Dada dont la réélection de justesse face à Ken le Rouge permet au parti de David Cameron et à ses alliés Lib-Dem de sauver l’honneur dans une déroute particulièrement sévère aux élections municipales.

Il faut dire que les déclarations de Johnson, qui oublie régulièrement ses discours chez lui, sont des morceaux d’anthologie. On pardonne toujours plus facilement à ceux qui vous dont rire. Un petit florilège :

Sur l’usage du téléphone portable en voiture :
« Je ne pense pas que ce soit nécessairement plus dangereux qu’un certain nombre d’autres choses risquées que l’on peut faire avec les mains libres quand on conduit : se fouiller le nez, lire le journal, consulter un plan de Londres ou battre ses enfants. »

Sur les chemins de fer :
« J’avais oublié que tenter de prendre un train dans la Grande Bretagne de Tony Blair, c’était un peu comme jouer aux dés avec le diable. »

Sur ses chances de devenir premier ministre :
« Mes chances de devenir PM sont à peu près aussi importantes que celles de retrouver Elvis sur Mars ou que je me réincarne en olive. »

Ou sur la ville de Portsmouth :
« Trop de drogue, d’obésité, de nullité et de parlementaires travaillistes. »

Sur la nécessité du vote conservateur :
« Voter conservateur augment vos chances d’avoir une femme à gros seins et de devenir propriétaire d’une BMW M3. »

Sur la drogue :
« Je crois que j’ai pris de la coke une fois, mais comme j’ai éternué elle est pas rentrée dans mon nez. En fait c’était peu être du sucre glace ! »

Et pour finir sur le leader conservateur :
« Je soutiens la campagne de David Cameron par pur et cynique intérêt personnel.»

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