Outre l’opposition résolue des populistes de l’AfD, entrés en force au Bundestag, Merkel devra composer avec un Parti libéral devenu très eurosceptique. Ce n’est pas seulement la chancelière qui sort affaiblie du scrutin, c’est l’Europe idyllique du couple franco-allemand.


Recul de la CDU/CSU, débâcle du SPD, entrée en force de l’AfD (droite populiste et anti-immigration) au Bundestag, et renaissance des libéraux du FDP en version nationaliste et eurosceptique : telles sont les principales conséquences du scrutin législatif du 24 septembre en Allemagne. C’est une secousse, mettons, de force 5,5 sur l’échelle de Richter qui enregistre les effets de la tectonique politique chez notre voisin d’outre-Rhin : sans provoquer une crise de régime dramatique, elle ébranle sérieusement le système en place depuis l’unification du pays en 1991.

La merkelomania qui sévissait en Europe et même au-delà de notre continent parmi les élites politiques et médiatiques avait fini par imposer l’idée que la chancelière allait, une fois encore, recevoir de son peuple u

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Octobre 2017 - #50

Article extrait du Magazine Causeur