Malek Boutih a souvent raison. Interrogé le 4 juin, sur France Inter, il affirme que, depuis plus de dix ans, certains jeunes Français n’ont pas attendu Mohamed Merah pour exprimer bruyamment leur antisémitisme. Il se trompe pourtant quand il estime qu’il n’existe aucun lien de cause à effet entre les meurtres commis par Merah et l’augmentation des actes antisémites observée depuis. L’histoire, notamment celle du XXe siècle, prouve que la violence ne guérit pas de la violence mais qu’elle la banalise, créant un habitus, une atmosphère propice à son explosion ou, à tout le moins, à son expansion.

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