Accueil Podcast 🎙️ Podcast: l’art du deal iranien; élections en Arménie; Xi Jinping à Pyongyang; la guerre vue d’Israël

🎙️ Podcast: l’art du deal iranien; élections en Arménie; Xi Jinping à Pyongyang; la guerre vue d’Israël

« A la carte », le podcast hebdomadaire de « Causeur » - épisode 134


🎙️ Podcast: l’art du deal iranien; élections en Arménie; Xi Jinping à Pyongyang; la guerre vue d’Israël
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un aux côtés du président chinois Xi Jinping à Pyongyang, lors de la cérémonie d'accueil dans la capitale nord-coréenne, le lundi 8 juin 2026. © EPN/Newscom/SIPA

Avec Harold Hyman, Gil Mihaely et Jeremy Stubbs.


Des élections législatives ont eu lieu en Arménie le 7 juin. Elles opposaient deux camps: l’un pro-russe, qui a reçu le soutien de Moscou, et l’autre pro-européen, dont le chef est le Premier ministre Nikol Pachinian. Si Vladimir Poutine était considéré comme le protecteur de l’Arménie jusqu’en 2023, la défaite du pays en 2023 face à l’Azerbaïdjan, au Haut-Karabagh, a mis en doute cette relation et a donné des ailes au camp pro-européen. Pourtant, une alliance véritable avec l’UE s’avère difficile à réaliser. C’est ainsi que, le 7 juin, Pachinian a remporté une victoire en demi-teinte: il a gagné assez de sièges pour rester au pouvoir, mais pas assez pour pouvoir modifier la constitution. Or, pour atteindre son objectif d’un accord de paix durable avec l’Azerbaïdjan, il doit d’abord modifier la constitution.

Xi Jinping se déplace rarement en dehors de Chine, mais les 8 et 9 juin, il était en visite chez Kim Jong-un à Pyongyang (notre photo). Pour le président chinois, il s’agissait de rappeler au leader nord-coréen l’importance centrale de sa relation avec Pékin au moment où Kim se montre plus autonome que dans le passé, grâce à son alliance avec la Russie de Vladimir Poutine. L’intérêt principal de la Chine, qui maintient à flot la Corée du Nord économiquement, est de prolonger une situation où la réunification de la Corée reste totalement inenvisageable.

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Les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semble s’éterniser : y a-t-il des progrès réels? Une guerre de très haute intensité a été remplacée par une série de négociations musclées, ponctuées par des attaques sporadiques. Pourtant, la diplomatie avance sur un ensemble de questions: l’arme nucléaire, les missiles, les proxies, le détroit d’Ormuz et les sanctions économiques. Les dirigeants iraniens voudraient obtenir, entre autres choses, des avantages financiers, pour relancer leur économie au bord de la ruine, et une extension de leur souveraineté dans le détroit d’Ormuz, afin de pourvoir justifier, face à la population iranienne, leur agressivité vis-à-vis de leurs voisins. On croyait au début que les Iraniens étaient les maîtres des horloges, Donald Trump étant pressé d’arriver à un accord pour des raisons de politique interne. Pourtant, Trump ne semble pas si pressé que ça, et, pour le moment, l’économie mondiale encaisse le nouveau choc pétrolier avec une certaine résilience. Ce qui n’empêche pas les Iraniens de continuer à louvoyer, en négociant le début des pourparlers en vue d’un calendrier pour d’éventuelles négociations… C’est l’art du deal iranien.

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Comment la guerre actuelle est-elle vue et vécue en Israël? Les Israéliens ont retrouvé une forme de normalité, de routine, malgré les attaques qu’ils continuent à subir. Pour eux, le conflit est un problème technique qu’il faut résoudre en neutralisant la menace constante que représente l’Iran et, surtout, le Hezbollah. Le pays se prépare pour les élections qui auront lieu au mois d’octobre. Fait nouveau, au niveau des simples citoyens, le militantisme laïc commence à rivaliser avec le militantisme religieux.

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Gil Mihaely vient de publier La Culture du combat en Israël, aux édictions VA. Il nous explique qu’un des objectifs majeurs de ce livre, c’est de définir clairement les leçons de l’expérience israélienne au moment où l’Europe voudrait se réarmer. Ces leçons peuvent être organisées en deux grandes catégories: (1) pour faire la guerre efficacement à notre époque, il faut organiser de manière totalement différente l’économie de guerre, la doctrine militaire et le combat lui-même, en visant un degré d’agilité qui, aujourd’hui, reste étranger aux Européens ; (2) l’industrie de la défense peut jouer un rôle clé dans une politique générale de relance du développement économique, ce dont l’UE a grand besoin.

La culture du combat en Israël

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