En France, l’abrogation du Code noir donne du grain à moudre aux militants de l’anti-racisme. Pendant ce temps-là, nos voisins britanniques apprécient peu de se faire sermonner par Antoinette Fernandez (notre photo) pour leur passé colonial.
Le 12 mai sur France Info, Marion Maréchal a accusé le maire de Saint-Denis d’ignorer le rôle joué par les Africains dans la traite transatlantique, ajoutant : « Bally Bagayoko a plus de chances d’être un descendant d’esclavagistes que moi. » Or, un exemple outre-Manche illustre à merveille l’hypocrisie de ceux qui se servent de l’histoire à des fins électorales. Le 7 mai, Antoinette Fernandez a été élue au conseil de Lea Bridge, dans un arrondissement de Londres. Membre du Parti vert d’Angleterre et du Pays de Galles, elle occupe le poste de « responsable des réparations » pour « Global Greens », une alliance de partis écologistes qui fait campagne pour la « justice raciale et environnementale ». Au cœur de ce programme figure le paiement de réparations pour la traite transatlantique par les anciennes puissances coloniales, à commencer par le Royaume-Uni. En mars 2026, l’ONU a voté en faveur du principe de versement de réparations, dont le montant pourrait s’élever à 18 trillions de dollars selon l’estimation d’un juge.
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Étonnamment, personne ne semble avoir pensé à mettre Antoinette Fernandez et sa famille à contribution. Car il se trouve que l’activiste appartient à une lignée royale nigériane par sa mère. Elle est donc une descendante des rois Obas qui étaient, selon les historiens, de grands trafiquants ayant perçu des commissions lucratives sur la traite. Un de ses aïeux aurait été propriétaire de 14 000 esclaves. De surcroît, le père de Mme Fernandez était un des hommes les plus riches d’Afrique.
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Cette hypocrisie mémorielle n’est pas passée inaperçue. La candidate à la mairie de Londres de Reform UK, le parti de Nigel Farage, a commenté : « Pendant que les Britanniques sont écrasés par la crise économique, [Fernandez] exige qu’ils déboursent une fortune en réparations, bien que le Royaume-Uni ait dépensé des milliards pour mettre fin à la traite des esclaves. » Farage lui-même a déclaré qu’un gouvernement Reform pourrait suspendre les visas des ressortissants de pays réclamant de telles réparations. La défense du Parti vert ? Accuser les critiques de racisme…




