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Des règles réglementées

L'endometriose, c'est pas rigolo


Des règles réglementées
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Quand la théorie du genre vide les bancs de la fac de Limoges


Quand, en octobre 2025, l’université de Limoges a décidé d’expérimenter le congé menstruel, elle ne s’attendait probablement pas à des péripéties dignes du film Les Sous-Doués.

Le dispositif, initialement réservé aux étudiantes souffrant de règles douloureuses, permet de poser jusqu’à dix jours d’absence par an d’un simple clic, sans justificatif ni certificat médical. Jusque-là, rien que de très louable. Mais le ver de l’abus est dans le fruit de l’inclusivité. « Pour éviter une discrimination », la mesure a été ouverte « à tous les étudiants, sans distinction de genre », explique le vice-président de l’université, Raphaël Jamier. 50 aspirants-ingénieurs mâles de l’ENSIL-ENSCI y ont vu l’occasion rêvée de sécher les cours en toute impunité : en quelques semaines, une centaine de jours d’absence ont été recensés. Face à l’ire d’enseignants confrontés à des amphis clairsemés, mi-décembre, la vice-présidence de la faculté siffle la fin de la récré dans un courrier adressé à l’ensemble des étudiants. « Nous en profitons pour rappeler qu’il s’agit bien d’un congé menstruel et pas mensuel, l’orthographe ayant un sens en français. »

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Dans un verbiage où les truismes le disputent aux lapalissades, elle rappelle que la mesure est « destinée aux personnes menstruées », avant de conclure ingénument que « toute personne ne pouvant biologiquement souffrir d’un syndrome menstruel ne peut en bénéficier ». Il aura donc suffi d’une poignée de tire-au-flanc pour que les autorités académiques soient forcées d’admettre, in fine, la prévalence de la biologie la plus élémentaire sur les beaux discours d’indifférence au genre. Mais l’appétit égalitaire, enivré d’abstraction, est insatiable. Il plie, mais ne rompt pas. Et n’entend surtout pas s’embarrasser de l’inégalité réelle des corps. Le 12 février, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à la « pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes ».

Fâcheuse perspective, qui donne envie de faire l’école buissonnière.

Mars 2026 - #143

Article extrait du Magazine Causeur




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