Ce qu’il y a de bien, avec les USA, c’est que la démocratie c’est bon pour eux mais que pour les autres, c’est en option. L’arbre de la vertueuse indignation contre l’Iran n’empêche pas de cacher la forêt des grandes et petites crapuleries que sont, parmi tant d’autres, le soutien inconditionnel à l’Arabie Saoudite ou la bienveillante neutralité contre le gouvernement putschiste du Honduras.

Dans le même ordre d’idée, les USA sont les champions du libre échange et de la mondialisation dans les sommets du G20, mais pour les autres aussi. Chez eux, c’est une autre affaire. On oublie souvent (enfin, on l’oublie beaucoup moins quand on traverse le Borinage ou le Valenciennois) qu’ils sont la dernière nation occidentale à produire encore massivement de l’acier grâce à un protectionnisme douanier qui ferait passer Nicolas Dupont-Aignan pour un néolibéral échevelé.

Dernier exemple en date de cette conception très particulière de la concurrence libre et non faussée, le choix par l’armée américaine, pour ses avions-ravitailleurs, du constructeur national Boeing contre l’Européen EADS dont la version militaire du A 330, le KC-45, a été recalée au profit d’un avion encore prototype dont les spécialistes s’accordent à penser que la fiabilité est, disons, aléatoire…
Vole, Forest, vole…

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