Alors que les yeux du monde entier sont fixés vers le Congrès américain où se décidera  (pour de vrai) le sort de la Syrie, alors que les géopoliticiens fiévreux et les intellectuels indignés se donnent leurs avis sur les plateaux télés, le verdict que personne n’attendait est arrivé : Novak Djokovic s’est prononcé « contre tout bombardement ».

Rassurez-vous, le pacifisme de Djoko n’est pas à chercher dans un vulgaire humanisme peace and love à la Yannick Noah (autre tennisman engagé), mais dans un traumatisme d’enfant : le Serbe se souvient des bombardements de sa ville de Belgrade en 1999 alors qu’il n’avait que 12 ans. Une expérience dont il a déduit que « la guerre est la pire des choses pour l’humanité », et où, contrairement à une finale de Roland-Garros « personne ne sort vraiment gagnant ».

C’est lors de sa conf’ de presse de l’US Open que le n°1 mondial s’est rangé aux côtés des bombardosceptiques: « Je suis complètement contre toute sorte d’armes, toute sorte de frappes aériennes ou d’attaques de missiles. Je suis complètement contre tout ce qui est destructeur parce que j’en ai eu l’expérience, je sais que cela n’apporte rien de bon à personne. »

On peut penser ce qu’on veut de cette déclaration, mais, sur iTélé, elle a valu à Djoko les sarcasmes de Bruce Toussaint qui, lui, s’y connaît…

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