C’est l’événement pédagogique de la rentrée scolaire : une enseignante de Seine-Maritime a diffusé « par erreur » un film porno dans sa classe. Les faits se seraient déroulés vendredi dernier à l’école des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen. Il est piquant d’indiquer au passage qu’il s’agissait d’une maternelle, et que le public était constitué exclusivement d’enfants âgés de 3 à 5 ans.

Pour sa défense, l’instit incriminée a expliqué qu’elle pensait avoir lancé un innocent dessin animé, qu’elle venait préalablement de télécharger sur le net, après quoi elle était sortie de sa classe pour répondre au téléphone. Une fois terminé ce coup de fil – probablement fort urgent – elle est revenue en salle de cours et a constaté que depuis 5 minutes, ses chères têtes blondes suivaient des enseignements hors-programme.

Le rectorat de Rouen parle d’« accident extrêmement regrettable » et l’inspection académique, paraît-il, s’est saisie du dossier. Une réaction prompte et indispensable, les faits risquant de se révéler encore plus graves qu’on pourrait le croire. En effet, si l’instit anonyme (qu’on n’ose appeler Mme X) a téléchargé un film de boules standard genre « Rocco enfile la Cicciolina » ou « Ma voisine fait du hard », bref si elle a diffusé en classe du bon gros porno de base, elle s’est livrée de fait à une insupportable propagande hétéro. Cet acte serait alors d’une violence symbolique inqualifiable, ses élèves étant juste à l’âge où se construisent les identités sexuelles.

Si le gouvernement était sincère dans sa volonté de lutter contre toutes les discriminations, si la lutte contre l’homophobie était réellement une priorité et si la jeunesse était le point d’appui stratégique que l’on dit dans ce juste combat, une urgence s’impose. Avant même de mettre en place une cellule d’aide psychologique, il faut diffuser immédiatement aux élèves intoxiqués cinq minutes de porno gay et/ou lesbien ! Sinon qu’en serait-il de l’égalité des droits ?

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Marc Cohen
est rédacteur en chef de Causeur.est rédacteur en chef de Causeur. Pilier du Groupe d’Intervention Culturelle Jalons, il a notamment été rédacteur en chef de "L’Idiot International ".