Avec Driss Ghali et Jeremy Stubbs.
L’élection présidentielle brésilienne se tiendra les 4 et 25 octobre, pourtant la campagne est déjà perturbée par des accusations de corruption qui touchent les deux candidats principaux: le président actuel, Lula, et Flávio Bolsonaro, le fils de l’ex-président populiste, Jair Bolsonaro. Effectivement, la corruption est endémique dans les élites brésiliennes, qu’elles soient socialistes ou non. D’ailleurs, le pays emprunte actuellement une voie qui risque d’aboutir un jour à la création d’un narco-Etat.
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Entre-temps, Lula a bien joué ses cartes face à Donald Trump, qui n’a pas imposé de tarifs punitifs au Brésil, car les Etats-Unis ont grand besoin de produits brésiliens, comme le café. En revanche, le président brésilien actuel est très gêné par le succès comparé de l’Argentine de Milei et du Salvador de Bukele, deux dirigeants qui sont loins d’être socialistes. Le grand problème de la gauche en Amérique du Sud, c’est qu’elle donne la priorité à la réduction des inégalités plutôt quà la réduction de la criminalité.
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En France, la suggestion du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qu’une insurrection serait nécessaire dans le cas d’une victoire du RN en 2027, joue non seulement contre son propre parti, LFI, mais aussi contre le RN. En effet, les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron craindront un déchaînement de violence si la gauche radicale ou la droite nationale gagne et risquent de voter majoritairement pour un Macron bis, comme Gabriel Attal.
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