Si riche en eau, et pourtant si radine avec cette bizarrerie qu’on appelle le corps. Le corps charnel, s’entend, non son double social, ce vieux mutant qui défile de République à Nation, tant de fois douché. Telle est Paris, ville d’eau sans eau, nappe névrotique. Je me demande si, l’été venu, je suis seul à ressentir ce manque de liquide. Je veux bien que tout soit culture, mais la nature, quand même…
Dans la patrie de Molière et de Le Nôtre, tout doit être dompté : la langue, ce dont chacun se félicite, et, moins réjouissant, les éléments. Buis, gravier et petit bassin, voilà l’unique tableau. Les chutes furibondes du Rhin, à côté, c’est d’un vulgaire… Sachez, Monsieur, que les parcs et jardins sont des lieux de contemplation. On ne touche pas, on regarde. Je ne sais pas ce qu’en pense Helmut, mon correspondant berlinois, que j’imagine s’ébrouant nu dans Tiergarten, mais bibi-le-Parisien, il aimerait bien pouvoir se tremper les fesses à la belle saison.

*Photo : Parc André Citroën (Paris), fsa99999.

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