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Kleinfontein, une enclave sud-africaine blanche dans la tourmente

Dernière enclave afrikaner à refuser la fin du régime sud-africain de ségrégation raciale, Klenfontein est désormais menacée d’être incorporée à la métropole de Tshwane (Pretoria) en raison de profondes divisions au sein de son comité de direction. 


Lorsque le régime de ségrégation raciale prend fin en Afrique du Sud en 1994, certaines familles Afrikaners décident de se réunir en coopérative, achetant collectivement des hectares de terres afin de s’y établir et préserver ainsi leur mode de vie traditionnel. Plusieurs villes vont alors surgir de terre et s’ériger en pseudo-républiques indépendantes sans que le nouveau pouvoir n’entende remettre en question ces incongruités administratives. Kleinfontein est une de ces villes parmi tant d’autres et ne fait pas exception à la règle. Située à l’est de Pretoria, elle s’est rapidement développée et compte aujourd’hui plus de 1500 habitants qui vivent comme « au bon vieux temps ». 

Au premier regard, rien ne la distingue des autres bourgades. Si ce n’est que ses résidents sont tous des Afrikaners pur jus, descendants des premiers Européens qui ont colonisé cette partie de l’Afrique australe. Condition sine qua non pour résider dans ce volkstaat dont l’accès est protégé par un imposant portail gardé par des hommes armés. Ici, vous ne trouverez pas un seul Africain cohabitant avec les blancs.  Au centre de la ville, des statues du président Paul Kruger et du Premier ministre Hendrik Verwoerd accueillent les habitants. Deux héros du panthéon afrikaner symbolisant à la fois la résistance et la tragédie d’un peuple chahuté par les affres de l’histoire. Le lieu de Kleinfontein n’a pas été d’ailleurs choisi au hasard par ses membres fondateurs, puisque c’est sur cet emplacement que s’est déroulée une importante bataille entre Anglais et Afrikaners lors de la guerre Anglo-boer, en juin 1900. C’est aussi là que le général Manie Maritz a orchestré sa rébellion contre le gouvernement sud-africain en 1914. Tout est dans la symbolique dans cette république hors du temps.

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La ville est gérée par Jan Groenewald depuis trois décennies. C’est un boer au pedigree politique éloquent. Ancien adhérent du Herstigte Nasionale Party (Parti National réunifié) et de l’Afrikaner Weerstands Beweging (Mouvement de résistance afrikaner), deux partis d’extrême-droite indissociables de la vie politique sud-africaine, c’est un partisan acharné du régime d’Apartheid. Il a même fini par fonder son propre mouvement radical qui a su trouver son public dans une terre largement acquise au conservatisme blanc. « Kleinfontein a été fondée avec de bonnes intentions ; un endroit où principalement des retraités pourraient vivre ensemble en sécurité et en harmonie. Elle met l’accent sur la culture et le christianisme afrikaner, où les résidents peuvent célébrer comme profiter de leur foi et de la tradition afrikaner », reconnaît un habitant de la ville, Paul McMenamin, interrogé par le média en ligne Ground Up. Mais ce qui ressemble de loin à un havre de paix pour nostalgiques du développement séparé et adeptes du tout sécuritaire, est désormais menacé par une partie de ses habitants qui ne se retrouvent plus dans la gestion de Kleinfontein. 

Les membres de la Kleinfontein Residence Association (KRA) ont porté plainte contre la direction de l’entreprise Kleinfontein Aandeleblok (Pty) Ltd qui gère les services de la ville, dénonçant de potentielles malversations financières. Dans des documents de 2022, transmis au tribunal compétent, l’entreprise s’est défendue en affirmant que l’association tentait de « saboter » le système mis en place et démentait les allégations portées contre elles. Des accusations qui ont contraint plusieurs habitants à cesser de payer leurs cotisations (prélèvements et redevances pour services) à l’entreprise, comme l’affirme Ground Up. Pis, le volkstaat n’étant pas reconnu comme entité administrative autonome, les nouveaux habitants qui ont fait construire de somptueuses maisons, auraient découvert qu’ils n’étaient pas réellement propriétaires de leurs biens et qu’ils ne pouvaient donc pas les revendre le cas échéant. « Kleinontein a été développé sur des terres agricoles et il n’y a jamais eu de demande réelle d’officialisation de la colonie. Il s’agit donc pratiquement d’une colonie illégale » admet Paul McMenamin. « Je suis un agriculteur et un homme d’affaires à la retraite. Je n’ai pas reçu de titre de propriété et cela m’a beaucoup affecté. Je fais partie de ceux qui ont initié ce procès et nous voulons vraiment que cet endroit soit enfin officialisé » ajoute Henk Celliers, âgé de 73 ans, autre résident. 

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Cité comme second défendeur dans cette affaire, la métropole de Tshwane admet que le dossier est difficile. Sa porte-parole, Lindela Mashigo, a déclaré qu’actuellement, la ville ne fournit à Kleinfontein aucun service de base, comme l’électricité, la collecte des ordures, l’eau du robinet ou le traitement des eaux usées et qu’elle est de facto totalement autonome. « La communauté de Kleinfontein est installée sur des terres privées », explique Mme Mashigo qui reconnaît toutefois que « les propriétaires ont la responsabilité d’aménager ou d’officialiser le terrain conformément aux règlements d’aménagement du territoire ». Dans des documents judiciaires transmis aux avocats, la société qui gère le volkstaat a déclaré qu’elle « s’était lancée dans une campagne déterminée afin de formaliser la municipalité de Kleinfontein, finaliser les procédures incomplètes, obtenir toutes les approbations nécessaires, se conformer à toutes les exigences légales et autres, et que des progrès significatifs avaient été réalisés à cet égard ». Même « si elle n’y est pas obligée aux termes de son acte constitutif, rappelle-t-elle. Dont acte ! 

Mais en cas d’échec, la métropole de Tshwane pourrait arguer de l’illégalité des ventes et des constructions, forçant ainsi le volkstaat à intégrer son propre giron administratif, et mettre fin aux rêves des derniers tenants de l’Apartheid.

Madagascar: « Une opposition irresponsable désinforme à l’approche de l’élection présidentielle »

A l’approche des élections à Madagascar, prévues le 9 novembre 2023, la directrice de cabinet du président malgache, Lova Hasinirina Ranomaro, dénonce le comportement déloyal de l’opposition, qu’elle accuse de propager de la désinformation pour perturber l’élection à venir.


Cette semaine encore, plusieurs médias ont prêté écho à une fausse convocation d’Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar, devant la Tribunal de Première Instance, sur la base d’un document qui aurait donc fuité en toute illégalité. Cette méthode et la date de la convocation, dernier jour de dépôt des dossiers pour se porter candidat à l’élection présidentielle, devait inciter à la prudence. Les campagnes de désinformation sont malheureusement monnaie courante à Madagascar, notamment sur les réseaux sociaux, débridés, où faux comptes et vraies infox menées depuis l’étranger, tentent de pousser le pays à la division. Peine perdue.

La procureure de la République de Madagascar Rakotoniaina Narindra, a rétabli la vérité et démenti lors d’une déclaration officielle qu’un tel document ait été émis. Elle a rappelé l’absence de base légale pour qu’une telle convocation voie le jour. Encore une fois, l’opposition malgache, à court d’arguments, tente d’instrumentaliser par tous les moyens le non sujet de la double nationalité du président Andry Rajoelina – débat pourtant tranché par un arrêt de la Haute Cour Constitutionnelle de la République de Madagascar le 22 août.

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Pourtant de nombreux juristes ont déjà étudié la question : ce document n’a aucune valeur juridique. Sans décret du gouvernement autorisant la perte de nationalité, le président, comme des dizaines de milliers de concitoyens, peuvent porter la double (voire la triple) nationalité.

Que cette polémique ait pris, depuis son origine médiatique étrangère suspecte, cette portée politique auprès d’une opposition désarmée sinon disqualifiée, envers et contre tous les éléments juridiques à disposition des citoyens, n’est en rien étranger à l’échéance électorale à venir. Si le président ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à sa réélection, ces attaques sont le signe d’une manœuvre stérile pour éviter d’avoir à l’affronter, une démarche lâche et peureuse. La faiblesse de ces gesticulations rappelle ce mot de Coluche : « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »

Il y a quelques semaines, Siteny Randrianasoloniaiko, candidat à l’élection mais surtout président du Comité olympique de Madagascar, surenchérissait en expliquant qu’il n’y avait que 2% de chances pour que les Jeux des Îles se tiennent. L’événement se déroule pourtant comme prévu, avec une clôture festive ce dimanche 3 septembre.

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Pendant que le président élu et en exercice court le pays, sans chercher à se pavaner sous les lumières des Jeux organisés dans son pays, pour inaugurer là un guichet unique permettant à la population d’une ville de province de traiter plus simplement et à proximité leurs démarches administratives quotidiennes, ailleurs des centres de santé attendus depuis des décennies, il semble que la désinformation et les polémiques qui circulent sur les réseaux sociaux soient la première, et seule, arme à disposition d’une opposition atomisée, sans chef, sans relais populaires, sans ambitions et unie seulement dans son incapacité à donner sens à une alternative politique.

Face à cela, je côtoie au quotidien un président serein, concentré, avec nos équipes, tant à la Présidence qu’au Gouvernement. Le déroulement des Jeux des Îles fait l’objet d’une grande implication depuis des mois et leur réussite est d’ailleurs saluée par les délégations et les athlètes.

Le prix du livre, pas si unique

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La crise covid nous a permis d’apprendre que le livre est un « produit de première nécessité ». Et pour aider nos libraires de quartier à faire face aux crocs d’Amazon, les députés ont voté la loi Darcos censée encadrer le coût des frais de port. Mais ont-ils bien lu le texte ?


En 2020, le premier quinquennat Macron affrontait sa deuxième crise majeure après les gilets jaunes. Le pays se retrouvait sous la coupe d’un virus incontrôlable. Masques introuvables obligatoires, couvre-feu comme à la belle époque, contrôles aux frontières renforcés, une école supprimée puis rétablie (à demi-jauge !), vaccinations bureaucratiquement inorganisées, on multiplia les mesures.

En France, il ne faut surtout pas contrarier la rue Sébastien-Bottin

Une péripétie avait indigné. Cataloguées commerces non-essentiels, les librairies avaient dû rester closes. De quoi, non essentielles ? Au pays de Montaigne et de Victor Hugo, le petit commerce de la Culture pas mieux considéré qu’un salon de coiffure ou qu’une auto-école ? Déjà qu’on fermait les bars…

Même si un tiers de nos concitoyens lit moins de cinq livres par an (en comptant les ouvrages pratiques, les collections Harlequin et les ouvrages de Guillaume Musso), l’affaire fut considérée comme une gaffe.

Notre régime présidentiel comporte une particularité : le président y est devenu responsable de tout, à commencer de chaque couac. Emmanuel Macron fut désigné comme un obscurantiste mal intentionné, ennemi patenté de la Culture et suppôt néo-libéral du commerce en ligne. Il en fut contrarié. En politique élevé aux valeurs de la bourgeoisie lettrée, il savait qu’il ne faut jamais désespérer la rue Sébastien-Bottin.

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En juin 2021 sonna la fin de la pénitence. Les vacances arrivaient et la prochaine élection présidentielle approchait. Il s’agissait désormais d’organiser la bonne humeur généralisée et de lever les mesures démoralisatrices. On rouvrit les librairies, et l’on rameuta les troupes. Il fallait faire un geste en faveur des libraires, assorti d’une médiatisation maximale. Justement, leur syndicat avait pondu un rapport mal ficelé censé dénoncer un scandale : celui des frais d’envoi des livres en France. Pour expédier les ouvrages commandés par quelques milliers de leurs clients allergiques au e-commerce et incapables de se déplacer jusqu’à leurs boutiques, les librairies traditionnelles devaient avancer des frais élevés (répercutés parfois aux destinataires), alors que, de son côté, le fourbe Amazon les offrait à ses consommateurs. (Plus exactement, afin de contourner la loi Lang, il les facturait 0,01 euros !) Une concurrence estimée inéquitable.

Les libraires de quartier condamnés à la ruine ?

En réalité, le sujet était restreint. L’immense majorité des livres achetés en librairie sont emportés, ou commandés et récupérés, sur place. Il existait sans doute d’autres priorités pour la France. Mais pour regagner des opinions positives sur la rive droite comme sur la rive gauche, une pièce devait se jouer. Dans le rôle de la victime : le pauvre libraire de quartier condamné à la ruine. Dans celui du grand méchant loup : comme toujours, Amazon.

Il n’aurait pas été si compliqué de faire pression sur la Poste pour faire réduire ces fameux frais. Ceux-ci sont déjà très faibles pour les livres et revues expédiés à l’étranger. Mais c’eut été trop simple. Pour faire le show, rien ne vaut une loi. En moins de trois mois, on en torcha une, baptisée loi Darcos, qui fut adoptée à l’unanimité par l’assemblée, toutes tendances confondues. Les médias, tout aussi emballés applaudirent à leur tour. Et le syndicat des libraires se félicita avec lyrisme d’une immense victoire. Aujourd’hui, après avoir franchi les objections de Bruxelles, la loi va être mise en application. Rima Abdul Malak et M. Le Maire, ministres obéissants, l’ont annoncé en grande pompe. Les frais de port passent officiellement à trois euros minimum à compter d’octobre prochain. Ce tarif ne concernera que les livraisons inférieures à 35 euros. 

Il y a fort à parier qu’au moment du vote, nos représentants n’ont pas vraiment regardé le contenu d’un texte à visée prioritairement démagogique, rédigé à la va-vite et aux implications absurdes… Car cette loi est truffée de biais.

Un. La victime de la nouvelle loi, c’est d’abord le consommateur. 3,50 euros de supplément pour l’achat d’un Balzac en livre de poche à 6,60, c’est une sacrée augmentation. Tant pis pour la promotion de la lecture.

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Deux. Outre les livres numériques en constante progression, la mesure exclut de son champ d’application les livres d’occasion. Voici qui encourage des ventes sur lesquelles les auteurs ne touchent rien mais qui se soucie des auteurs ?

Trois. Amazon, s’il le désire, saura adapter ses pratiques. Exemple : la réduction du montant de ces fameux frais pour tout achat de panier groupé avec d’autres articles. Résultat : une loi inopérante.

Quatre. Le e-commerce est international. Les sites des pays frontaliers où passer commande de ses livres – pour continuer à se les faire livrer gratuitement – ne manquent pas.

Cinq. L’avantage réel pour les libraires sera faible. Il s’agit pour beaucoup d’une activité marginale. Et les autres trouvent que trois euros, c’est insuffisant…

Une loi-gag

Ne plaignons cependant pas trop la librairie traditionnelle. Elle a, et c’est heureux, les reins plus solides qu’on ne le laisse croire. Après une vague de banqueroutes, le secteur avait su s’adapter aux nouvelles donnes du marché. Même en 2020, en dépit de plusieurs mois de fermeture, et toujours selon leur propre syndicat, leur volume moyen d’activité annuel n’avait baissé que de 3,3% pour se raffermir les années suivantes. Et rappelons que le Centre national du Livre distribue généreusement des aides à la filière.

Ironiquement, le grand gagnant de cette loi-gag, c’est… Amazon ! Pour le choix, la livraison, la praticité, les consommateurs ont déjà plébiscité le géant de l’e-commerce. Les jeux sont faits. Ses coûts de livraison sont depuis longtemps intégrés dans son modèle économique, et voici qu’on lui offre un cadeau non demandé de trois euros par envoi. Et, avec le seuil de 35 euros, les consommateurs sont incités à augmenter le montant de leurs achats. Belle promo.

Touche finale : la voix pateline du président France d’Amazon qui se pose en défenseur des lecteurs et déplore que la loi Darcos se révèle inflationniste. Fortifié par les réticences à la loi exprimées par les institutions européennes, il tente maintenant d’en obtenir l’annulation auprès du Conseil d’État.

On le comprend.

LA VILLE DES ÂNES. Roman.

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#Je suis à Bahia 🌴

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Il n’est désormais plus question de parler d’islamo-gauchisme au sujet de LFI. Ils sont, au cœur des institutions, les infiltrés soumis et zélés des islamistes, allant jusqu’à jouer les VRP dociles de l’industrie textile des barbus…


À quelques heures d’une rentrée scolaire placée sous le signe de l’inflation galopante et donc, plus que jamais, de l’inégalité des chances, ces gauchistes “d’extrême-droite” tricotent des abayas à l’atelier Mélenchon. Alors que des gamines en Iran, subissent encore les foudres de la répression, ils osent l’innommable et devront un jour rendre des comptes et leurs bons de commande.

Avant que ces histoires de chiffon finissent mal, c’est inéluctable, il faut dans l’immédiat trouver un moyen pacifique pour combattre le forcing sectaire de l’islamisme. Si le manque d’humour et de dérision, ne parlons même pas d’auto-dérision (faut pas déconner), est la marque d’usine de cette fabrique à clones, éclairons les ténèbres avec un rayon de lumière tropicale. J’oppose donc dans l’urgence, le hashtag #je suis à Bahia à l’étau d’abayas qui va pendant des semaines nous presser le cortex.

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Des cheveux sur la langue. Ce n’est pas banal l’obsession des musulmans pour les cheveux de la femme. Prenez deux garçons hétéros, placez-les sur un banc public devant une foule de piétons. Quelles que soient leur couleur, leur nationalité, leur religion, l’islam mis à part, devant le passage d’une jolie fille le dialogue sera peu ou prou le même. “Pow, pow, pow, vise un peu le c.., putain les n…”. Ça ne fait pas un Prix Nobel à Oslo mais c’est relativement sain et universel. Vu l’attraction des muslims pour le casque des femmes, on peut imaginer le verbatim de leur conversation dans la même situation. “Pow, pow, pow, vise un peu les cheveux gras à bâbord. Je lui ferai bien un shampoing!” “Moi je préfére les cheveux secs, avec la pointe qui fourche. Je sors ma paire… de ciseaux et je lui fais un balayage.” “Et l’autre là-bas, je vais lui faire la frange avant l’after!” “C’est quoi l’after?” “Un après-shampoing!”… Bref, de la racine à la pointe du cheveu, si l’on ne se destine pas à bosser dans un salon de coiffure à la coupe, à la couleur ou au shampoing, il y a quand même une incompréhension devant la voracité des musulmans à couper les cheveux en quatre.

En rire avant d’en pleurer. Bahia donc. Même si elle reste imaginaire, il y a en matière de sensualité et d’esthétisme, pire comme destination. La paillote Mélenchon, par exemple. Panot aux fourneaux, Rousseau au micro, Obono au vestiaire, Bompard au comptoir, Tondelier aux platines, Faure à la plonge, et les barbus pour relever les compteurs. Vous je ne sais pas, mais moi ça me fait peur. Alors direction la plage de Corumbao, pour déguster un Bobo de Camarao, crevettes, purée de manioc et lait de coco, à l’ombre d’un manguier, un bouquin de Jorge Amado dans la main gauche, un verre de caïpirinha dans la droite, une mélodie de Gilberto Gil aéroportée par l’alizée, avant de sombrer dans le sommeil accompagné par le chant des baleines à bosse.

Bref, face à l’archaïsme sectaire des Fréristes et de leurs cousins en place, le hashtag #je suis à Bahia pourrait porter une première banderille à leur funeste entreprise ! À considérer, ce qui est mon cas, que le ridicule tue.

«Tous les Français se sentent représentés par l’équipe de France de rugby»

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Une semaine avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde de rugby, entretien avec le journaliste Philippe David.


Causeur. En France, depuis 2020, on constate un engouement grandissant pour le rugby. Pourquoi ? Faut-il uniquement l’attribuer au fait que la Coupe du Monde se déroule chez nous ?

Phillipe David. C’est multifactoriel. D’abord, l’équipe de France a vécu dix années de vaches maigres, la décennie 2010-2020 : de sa défaite en finale de 2011 face à la Nouvelle-Zélande jusqu’à l’arrivée d’une génération géniale, à l’image d’Antoine Dupont (élu meilleur joueur du monde 2021), et de Fabien Galthié aux manettes. Cette période était vraiment la pire de nos 60 dernières années. On a fait un grand chelem[1] en 68, en 77, un autre en 81, puis en 87… Bref, on a eu un grand chelem à chaque décennie, et patatras, 12 ans sans gagner le moindre tournoi, mais un grand chelem en 2022 pour enfin regagner quelque chose. Aujourd’hui, on a une belle équipe, qui nous fait rêver, et qui joue la Coupe du monde chez elle !

Philippe David D.R.

Une partie du public dit ne plus se reconnaître dans l’équipe de France de football, n’y a-t-il pas une explication plus « sociologique » (peut-être, parce que le football est gangrené par le fric ou l’esprit banlieusard) ?

Je vais être un peu chauvin, j’ai des origines dans le sud-ouest, et, en France, le rugby a clairement un côté « terroir ». À part les deux clubs de Paris (le Racing 92 et le Stade français), tous les autres clubs viennent du sud de la Loire ! Dans le football, de Lille à Toulouse, de Strasbourg à Brest, les clubs de ligue 1 sont mieux répartis sur le territoire national. Mais, paradoxalement, tous les Français se sentent représentés par l’équipe de France de rugby. Surtout, c’est la mentalité propre au rugby qui fait toute la différence. Quand Neymar se fait effleurer dans la surface de réparation, et se tord de douleur, on prépare une civière et on appelle un croque-mort ! Quand un joueur de rugby lambda se prend 140 kg dans le buffet (eh oui, ça fait partie de son quotidien), il se relève au bout de quelques secondes.

Et en quoi la passion des fans de rugby est-elle différente de celle des fans de foot ?

J’ai vu des centaines de matchs de foot, et des dizaines de matchs de rugby au stade. Ce n’est pas la même mentalité. Ce que j’aime, c’est que même pour une rencontre choc, au rugby, où il y a des supporters de clubs ultra-rivaux, il n’y a pas un CRS, et les supporters peuvent boire un coup ensemble avant et après le match. Lors d’un PSG-OM, on a 1000 CRS, 300 gardes mobiles, des barrières anti-émeutes, etc. Disons les choses : pour la fête, le rugby vaut vachement mieux que le foot.

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Quel est votre pronostic pour la France lors de cette Coupe du monde ?

Dans les 20 sélections, il y a quatre équipes au-dessus du lot. Deux de l’hémisphère nord, l’Irlande et la France, et deux de l’hémisphère sud, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. La France a la chance énorme de jouer à domicile. Pas uniquement pour une question d’ambiance. En 87, en finale de Coupe du monde, en 1987, on aurait dû obtenir un essai de pénalité en première mi-temps contre les All Blacks pour une mêlée effondrée plusieurs fois, mais on ne l’a pas eu, car on jouait chez eux ; en 95, lors de la demi-finale, on s’est fait voler parce que l’Afrique du Sud, étant à la maison, devait gagner ; en 2011, rebelote, on s’est fait voler notre finale face aux All Blacks, en Nouvelle-Zélande. Au pire, pour nous, aujourd’hui l’arbitrage sera équilibré. Le rugby est un sport d’Anglo-Saxon fait par et pour les Anglo-Saxons, c’est son défaut. Alors, imaginer un non Anglo-Saxons gagner une finale – la France en somme -, c’est comme un cheveu sur la soupe… Notre réel point fort, en plus d’avoir un des meilleurs joueurs du monde, c’est qu’on a une vraie équipe, un formidable collectif : quand un joueur perd la balle, deux viennent la récupérer. On a des stars, mais la vraie star c’est notre équipe. Chacun joue pour l’équipe, et ça n’a pas de prix. Pas d’ego, tout pour le maillot. Nous avons tous été peinés pour la blessure de Romain Ntamack, le demi-d’ouverture de l’équipe qui ne participera pas à la compétition. Mais j’ai vu Matthieu Jalibert, son remplaçant, répondre présent, contre l’Australie le 27 août. Et en plus, derrière il y a encore du niveau… En fait, après une telle décennie de vaches maigres, je ne pensais pas qu’on aurait le droit à une génération aussi forte. La preuve, sur les dernières années, la France a gagné les quatre Coupes d’Europe, notamment avec un club qui n’en avait jamais gagné une, et qui était encore en Pro D2 en 2014, le Stade rochelais. En quart de finale, on prendra les Irlandais ou l’Afrique du Sud. Si on passe ces quarts, la finale est à nous.

Quel est le dispositif chez SudRadio pour couvrir le mondial ?

On a un dispositif énorme, avec d’excellents consultants : Alexandre Priam, François Trillo. Daniel Herrero et son bandeau mythique qu’on ne présente plus, Éric Bonneval, Yoann Huget, Julien Tomas, et l’ancien ouvreur All Black, Andrew Mehrtens… Bref, on a un dispositif d’enfer et on va se régaler… Rendez-vous le 28 octobre pour la victoire !

Vous l’avez dit : le rugby a longtemps été un sport associé au Sud-Ouest. Est-ce moins le cas aujourd’hui ? Les fédérations nationale et mondiale sont-elles parvenues à intéresser les Français à ce sport ? 

Oui. Ce qu’il faut retenir, c’est que le rugby est un sport national au même titre que le foot. Il y a aujourd’hui par exemple un très bon club de rugby qui s’appelle… Vannes ! Le rugby est en train de se répandre sur le territoire. Mais les terres historiques sont tellement ancrées dans le sud-ouest, que c’est dur de faire sa place. Vannes a quand même failli monter en top 14 ! Dans les prochaines semaines, je pense que notre pays pourrait revivre le syndrome 98. On en parle peu pour l’instant, mais si cette équipe de France se met à gagner, et joue aussi bien qu’elle est capable de le faire, il y aura un engouement général.

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À l’inverse du rugby, où, à vous entendre, tous les espoirs semblent promis à la France, on peut déplorer notre maigre bilan au Mondial d’athlétisme à Budapest (seulement une médaille pour nos athlètes). À moins d’un an des Jeux olympiques… Amélie Oudéa-Castéra devrait-elle s’inquiéter ?

Il faut s’inquiéter, c’est notre plus mauvaise performance depuis les premiers championnats du monde d’athlétisme en 87 où on était carrément revenus la besace vide… Comment expliquer que la France soit aussi mauvaise dans ce sport ? La Jamaïque, moins de 3 millions d’habitants, a ramené 12 médailles et nous une seule – heureusement gagnée par notre relais 4×400 masculin le dernier soir. L’athlétisme est pourtant avec la gymnastique et la natation le plus gros pourvoyeur de médailles olympiques. À moins d’un an, il y a franchement urgence… « Ce n’est pas comme si on était les États-Unis ou la Jamaïque » minimise la ministre de façon peu convaincante.

Si on met l’affaire Mohammed Aouas de côté, le rugby semble être moins touché par les scandales que le foot. Les histoires du « baiser volé » du président de la fédération espagnole de foot ou des comptes de l’Olympique lyonnais l’illustrent encore ! Quel regard portez-vous sur l’affaire du bisou qui émeut tant nos voisins espagnols ?

Rubiales s’est comporté de manière totalement inadéquate. Il doit selon moi quitter la tête de la Fédération espagnole. Enfin : on n’embrasse pas devant des millions de téléspectateurs sur la bouche, de manière non consentie, une joueuse quand on est président de fédération ! Imaginez qu’elle ait un compagnon. Celui-ci peut pourrait penser qu’elle le trompe avec son président de fédération et passerait pour le cocu de service aux yeux de la planète entière ! Il faut que Rubiales fasse ses valises, et s’il ne les fait pas tout seul, à la FIFA et à l’UEFA de faire en sorte qu’il parte.

Philippe David anime les Vraies Voix de 17h à 19h, avec Cécile de Ménibus, sur SudRadio (Paris 99.9 FM)


[1] Un Grand Chelem de rugby à XV se produit lorsqu’une équipe gagne tous ses matchs lors d’un Tournoi des Six Nations ou d’une tournée contre des nations britannique et irlandaise.

Seins nus contre abayas

Le tribunal d’Aurillac (15) a été saccagé, samedi 26 août, en marge d’une manifestation de féministes aux seins nus. Le garde des Sceaux s’est indigné: «Aucune cause ne justifie que des crétins décérébrés brûlent une juridiction», selon lui. Le regard d’Elisabeth Lévy.


Il s’en passe des choses, dans le Cantal ! Samedi dernier, des casseurs cagoulés ont saccagé le tribunal d’Aurillac et ont aussi brûlé le drapeau français. Éric Dupond-Moretti s’est rendu sur place, lundi, après l’intrusion et ce saccage survenu lors du dernier jour d’un festival de théâtre de rue.

La garde des Sceaux a tout dit: c’est l’acte de « crétins décérébrés ». Espérons que la Justice passera. En revanche, il est intéressant de s’intéresser à la manifestation qui avait précédé ces évènements: les manifestantes n’avaient ni cagoules, ni t-shirts. Elles avaient les seins nus et ont défilé au son de « Aurillac topless, la police en PLS ». Le motif de cette manifestation ? Soutenir Marina, qui est poursuivie pour exhibition sexuelle pour s’être promenée en ville torse nu « parce qu’elle avait hyper-chaud et voulait faire comme la moitié des hommes ». Elle avait refusé de se couvrir la poitrine lorsque les policiers lui ont demandé. Pour ma part, je l’avoue, j’ai trouvé ça plutôt drôle… Certes, un homme et une femme torse nue, ce n’est pas pareil.  Les seins des femmes sont un objet érotique, une source de désir et de fantasmes. C’est une raison supplémentaire pour ne pas les offrir à tous les regards. Reste qu’en ville, homme ou femme, on n’est pas à la plage. On ne se balade pas dépoitraillé. Même si ça n’a généralement rien d’érotique, je n’ai aucune envie de voir des hommes « torse-poil » dans nos rues. Donc, la manif seins nus en guise de provocation/protestation, ça me va. Topless pour personne ! 

Un grand écart avec l’abaya?

N’est-ce pas paradoxal d’interdire à la fois le topless et l’abaya ? Non, les deux participent du vivre-ensemble. Depuis l’annonce de Gabriel Attal, rivalisant soit dans la sottise soit dans le cynisme, les perroquets de gauche dénoncent la police du vêtement ce qui, au passage est une injure aux Iraniennes et aux Afghanes.

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Nous vivons dans des sociétés très libérales sur le sujet, et c’est heureux. Pour autant, une société libérale ne signifie pas que tout est permis. Ni la nudité, ni n’importe quel accoutrement: on n’a pas le droit de tout faire. La nudité, c’est l’état de nature, la pré-histoire. Dans la Bible, Dieu ordonne aux pêcheurs Adam et Eve de se couvrir et c’est le début l’histoire humaine – et de la civilisation. Le vêtement n’est pas un bout de tissu, mais un signe, un message adressé aux autres, un produit de l’histoire et des mœurs. Il est donc encadré par la loi – quoique très légèrement – ou par les règles particulières de chaque collectivité. On met un uniforme dans certaines professions, par exemple. Mais, surtout, le vêtement obéit à des codes non écrits à des règles que l’on voudrait intériorisées par tous. On ne va pas à l’école en abaya. On ne sort pas seins nus dans la rue.

Même si le topless est infiniment plus français que les vilaines robes islamiques !

Libérons nous du féminisme !

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Cette chronique a d’abord été diffusée sur Sud Radio

Retrouvez Elisabeth Lévy du lundi au jeudi à 8h10 dans la matinale.

Sandra Bullock devra-t-elle rendre son Oscar?

Alors que Sandra Bullock est en deuil, le champion de football américain qui avait inspiré le long-métrage qui lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice, lance une fâcheuse procédure judiciaire…


Quand elles apparaissent à l’écran, tout va toujours pour le mieux pour les vedettes hollywoodiennes. Mais, dans la vraie vie, Sandra Bullock traverse une bien mauvaise passe. Tout d’abord, son compagnon, Bryan Randall, est décédé de la maladie de Charcot cet été. La star germano-américaine a deux enfants, et elle a été nommée deux fois pour l’Oscar de la meilleure actrice. S’il n’est pas encore question de lui reprendre son petit enfant noir, Louis, qu’elle a adopté en 2010, on en veut après la prestigieuse statuette que la star de Gravity a décroché la même année pour son interprétation du rôle de Leigh Anne Tuohy, dans le navet The Blind Side.

Quinze ans à t’attendre

Pourtant, ce prix, elle ne l’avait pas volé ! Entre le succès colossal de Speed, en 1994, et avant une certaine consécration et une nouvelle nomination de l’Académie pour Gravity en 2013, l’actrice avait attendu plus de 15 ans pour l’avoir. The Blind Side raconte l’histoire vraie de Michael Oher, un pauvre jeune noir qui rencontre le succès dans le football américain grâce à l’amour de sa mère adoptive, Mme Tuohy, qui l’a récupéré à Memphis pratiquement illettré. L’ancien sportif professionnel a porté plainte cet été contre les Tuohy, les accusant de ne l’avoir en fait jamais adopté, mais de l’avoir piégé en lui faisant signer un document faisant d’eux ses tuteurs afin de pouvoir signer des contrats en son nom. Il les accuse également d’avoir signé le contrat du film, qui leur a permis à eux et leurs deux enfants de gagner beaucoup d’argent, alors que lui n’aurait rien reçu.

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White saviour

Dénonçant le « white saviour » narrative honteux du film (« sauveur blanc »), les militants wokistes s’en donnent à cœur joie. Samantha Sheppard, professeur de cinéma à Université de Cornell, explique : “Ce qu’on voit dans ce genre de films, c’est que même quand il est question du succès de personnes noires, en fait, il n’est pas vraiment question de personnes noires mais des forces patriarcales blanches”. L’actrice Vanessa Williams, qu’on a connue plus drôle dans Ugly Betty, persifle : “Ok, c’est comme d’habitude une famille blanche qui sauve tout le monde ! Êtes-vous capable de citer un seul film où ce sont des noirs qui sauvent les blancs ?”

Laissant ces intellectuels à leurs discussions, la Justice ne sait pas encore s’il faudra dépêcher sur place Miss Detective pour résoudre l’affaire.

Le ministère de l’Education nationale fait un rêve: une France post-raciale

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Le 28 août 1963, Martin Luther King prononçait devant le Lincoln Memorial de Washington, où étaient réunis près de 250 000 manifestants, son célèbre discours commençant par la phrase I have a dream. Ce moment est rétrospectivement considéré comme le point de départ du mouvement des droits civiques qui aboutira quelques années plus tard à la fin de la ségrégation entre Afro-Américains et Euro-Américains. Le pasteur baptiste a pris une telle importance dans la mythologie et l’histoire contemporaine américaines que tous les troisièmes lundis de janvier, son souvenir est marqué d’un jour férié appelé Martin Luther King Day.

Les soixante ans du discours de Martin Luther King

Ce 28 août, les États-Unis ne célébraient toutefois pas le « Martin Luther King Day » mais le soixantième anniversaire de l’allocution qui fit connaître au monde ce militant et homme de foi lié pour l’éternité à l’histoire des noirs américains. L’histoire de Martin Luther King s’inscrit d’ailleurs spécifiquement dans un contexte nord-américain parfaitement étranger à la France, puisque nous n’avons jamais connu la ségrégation raciale ni l’esclavage des noirs sur notre propre sol. Pourquoi le ministère de l’Éducation nationale a-t-il alors décidé de participer à ces festivités qui ne nous concernent nullement, point de départ d’une polémique qui n’en finit plus depuis ?

Pour coller à l’air du temps ? Pour se donner une bonne image à peu de frais ? De la même manière que certains lycées de Seine-Saint-Denis sont baptisés des noms de Rosa Parks, de Martin Luther King, ou, pire encore, s’agissant d’une figure contestée, de celui d’Angela Davis, le but de la manœuvre est aussi grossier qu’artificiel. Surtout quand ledit ministère expose des enfants à l’ire de l’extrême gauche, aux railleries d’à peu près tout le monde et plus généralement expose une communication d’une grande médiocrité.

A lire aussi: Et une fois les abayas remisées au placard, Monsieur Attal?

Ainsi, le ministère de l’Éducation Nationale n’a-t-il rien trouvé de mieux à faire que de diffuser une vidéo présentant des collégiens lisant en anglais une de leurs créations originales s’inspirant du discours de Martin Luther King (voir vidéo en bas de page). Les élèves en question avaient remporté cette année le concours « The More I Say », encourageant une « pratique créative de l’anglais ». Qu’est-ce qui a bien pu déranger quelques internautes dans cette démarche que d’aucuns auraient pu juger inoffensive ? Tous les enfants de la vidéo sont blancs. Oui, vous avez bien lu : blancs. L’horreur, quasiment le nazisme.

Courroux « antiraciste »

Les vives réactions ne se sont donc pas fait attendre longtemps, notamment dans les rangs de la Nupes qui ne loupe jamais une occasion de ce type. La twitto Claire Jacquin, qui se présente comme une militante de la France Insoumise a notamment publié ce message : « Donc Attal s’est dit qu’un discours anti-raciste, celui de Luther King, repris par des blancs et uniquement des blancs c’était ok ?? Combien de temps pour qu’il fasse supprimer cette vidéo de la honte ? » Elle n’aura pas attendu longtemps pour que son vœu soit exaucé, le ministère s’étant rapidement débandé face à la foule en furie…

Elle, comme d’autres, n’ont fait preuve d’absolument aucune empathie à l’endroit des cinq collégiens, soumis au courroux vengeur et aux moqueries. Car, nul n’est censé ignorer qu’en 2023, une petite polémique numérique peut vite se transformer en 15 minutes de harcèlement plutôt que de gloire. Malheureusement, le ministère s’est dégonflé et a avalisé le discours crypto-raciste de ces gens. Comme les enfants en question sont blancs, il semble autorisé de faire preuve de méchanceté…

Le ministère s’est d’ailleurs ravisé tout en se dédouanant sur… Pap N’Diaye d’une manière assez vicieuse : « Cette vidéo a été réalisée le 30 juin dernier, à l’occasion de la cérémonie de remise de prix du concours The More I Say, qui encourage la pratique créative de l’anglais au collège. Elle donne la parole à des élèves lauréats nationaux présents au cours de cette cérémonie qui s’était tenue en présence du ministre Pap Ndiaye. Il s’agit d’une profession de foi des élèves pour un monde meilleur en débutant par l’anaphore « I have a dream ». Face au trouble suscité par cette vidéo et à la violence de certains commentaires à l’égard des élèves qui s’étaient investis avec enthousiasme dans ce projet, le service communication du ministère a décidé de retirer cette vidéo de ses réseaux sociaux. » Une façon commode de ne pas assumer la diffusion de la vidéo, tout en justifiant son retrait par le bien-être des enfants sans toutefois contredire les critiques.

Après la boulette de communication initiale, les professionnels du genre ont semble-t-il trouvé une astuce pour éviter les coups. Le sujet demeure pourtant intégralement vierge. D’abord, pourquoi de petits Français doivent-ils participer à un hommage à Martin Luther King ? Enfin, dans un pays qui n’assume absolument pas le fait ethnique, faudra-t-il un jour instaurer des quotas de « représentativité » ? C’est le véritable impensé français et son impasse. Notre pays ne reconnait aucune race, ni même leur existence, mais ne parle que de ça.

La Révolution racialiste: et autres virus idéologiques

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Le non du peuple

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Elisabeth Lévy: « Ce sont ceux qui comptent les noirs et les blancs qui trahissent le message de Martin Luther King ! »


Darmanin, le petit Nicolas (édition poche)

Il ne cache plus ses ambitions présidentielles. Mais il est vexé, parce qu’Elisabeth Borne s’est invitée à la dernière minute à sa rentrée politique de Tourcoing, dimanche, pour freiner ses ambitions… Le ministre de l’Intérieur bombe le torse, mais quand un môme de dix ans est abattu le 21 août, à Nîmes, et qu’il déploie sur place de lourds effectifs, les dealers récidivent dès le lendemain avec un autre meurtre ! L’action du ministre fait singulièrement penser à son prédécesseur place Beauvau, Nicolas Sarkozy, dont les Français attendent toujours l’emploi du karcher pour balayer une insécurité endémique qui se répand dans tout le pays. Nos constats accablants et notre feuille de route pour lui.


Crise après crise, drame après drame, les annonces du ministre de l’Intérieur peuvent toutes se résumer à ceci : promettre plus de policiers pour arrêter les racailles… que des magistrats militants s’empresseront de relâcher dans la nature en utilisant dans ce but les lois votées par les parlementaires.

Le ministre condamne fermement et se rend sur place

Condamner fermement et se rendre sur place, selon la formule usée jusqu’à la corde, tenir des discours volontaristes, promettre la fermeté, tempêter d’un air martial, faire traverser la France aux CRS, une semaine par-ci, deux semaines par-là, au gré des coups de projecteurs médiatiques, est inutile.

Après le viol abominable et le massacre de Mégane par Oumar Ndiaye à Cherbourg, y a-t-il eu la moindre sanction de prise contre ceux qui avaient décidé de laisser le monstre en liberté malgré un dossier qui aurait dû rendre évident son enfermement ? Non. Seuls les magistrats sont à ce point exonérés de toute obligation de reddition de comptes, de toute responsabilité quant aux conséquences de leurs actes, alors qu’ils ne sont absolument pas – rappelons-le – les propriétaires du pouvoir judiciaire, mais seulement ses délégataires : la souveraineté appartient au peuple français, au nom de qui la justice est officiellement rendue, et à lui seul.

A lire aussi, Philippe Bilger: Gérald Darmanin a raison: c’est 2027 qui compte!

À Nîmes, pendant les obsèques de Fayed, ce garçon de dix ans tué par les dealers, on pouvait entendre ouvertement les cris des guetteurs, et le trafic se poursuivait, sans gêne et sans crainte. Après deux fusillades mortelles, Gérald Darmanin est allé dans cette ville pour annoncer des renforts (temporaires). Pas de chance : dès le lendemain, nouvelle fusillade dans un autre quartier de la ville… Envoyer sur le terrain cent ou même deux cents policiers supplémentaires ne sert à rien si les dealers savent qu’ils ne risquent pratiquement rien, que les sanctions prononcées contre eux ne les touchent pas assez pour être dissuasives, et que les forces de l’ordre sont paralysées par une institution judiciaire qui à chaque incident présume que les policiers ou les gendarmes sont les coupables.

Les fronts de l’insécurité

Quiconque veut réellement s’attaquer au problème de l’insécurité dans ce pays qui, n’en déplaise à Eric Dupond-Moretti, devient chaque jour un peu plus un coupe-gorge, doit aborder de front quatre problèmes majeurs :

  • L’emprise du gauchisme sur l’institution judiciaire. « Soyez partiaux » proclamait Oswald Baudot. « Ayez un préjugé favorable pour l’enfant contre le père, pour le voleur contre la police (….) La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. » Les « petits juges rouges » oublient que leur préjugé favorable pour le voleur contre la police est, surtout, un préjugé favorable pour le voleur contre sa victime. Et le Syndicat de la Magistrature, dont Baudot était membre, de dresser son « mur des cons » et de condamner moralement avec bien plus de virulence un père révolté par la mort de sa fille que l’assassin de celle-ci… Baudot déclarait aussi : « Si la répression était efficace, il y a longtemps qu’elle aurait réussi. » Autant affirmer que si la médecine était efficace, il y a longtemps que les maladies auraient disparu, et en prendre prétexte pour ne plus soigner personne… L’Institut pour la Justice et l’Observatoire du Laxisme Judiciaire recensent des centaines d’exemples des absurdités révoltantes auxquelles conduit cette idéologie, et encore ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg. Tous les magistrats n’adhèrent pas à la doctrine de Baudot, mais ceux qui se soucient encore de la sécurité des citoyens honnêtes ont bien du mal à agir, alors que la politique pénale va dans le sens du gauchisme triomphant – il suffit pour s’en rendre compte de comparer la « feuille de route » des préconisations du docteur Maurice Berger, brillant spécialiste de la violence des mineurs, avec les décisions gouvernementales qui, systématiquement, font l’inverse…

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  • La complaisance du pouvoir politique (quand ce n’est pas la complicité active) envers ce gauchisme judiciaire, qui ne cesse de pousser à des réformes du code de procédure pénale visant à rendre l’Etat impuissant face aux racailles – mais impitoyable envers « monsieur tout le monde » – et se soumet avec empressement aux diktats des instances supranationales inspirées par la même idéologie. Emblématique, la loi Guigou, de juin 2000, qui a fait du code de procédure pénale un outil pour ne surtout pas appliquer le code pénal.
  • Le lien entre certaines immigrations et la délinquance, qui n’est d’ailleurs plus simplement de la délinquance et encore moins des « faits divers », mais la constitution sur notre sol, par une proportion croissante de certaines diasporas, de contre-sociétés conquérantes et prédatrices mettant méthodiquement la France à sac. Toutes les études sérieuses menées en Europe sont unanimes, et sans ambiguïté. Leurs données sont publiques, sourcées, vérifiables. Mais si l’on en croit les déclarations de Gérald Darmanin, les razzias du début de l’été sont dues à « Kévin et Mattéo », tout comme le chaos au Stade de France avait été le fait de supporters anglais… S’il est bien évident que tous les immigrés et descendants d’immigrés de telle ou telle origine ne sont pas des pillards, les tendances générales demeurent. Le politique, qui sans nier les cas individuels, traite par définition des masses, ne peut plus continuer à refuser d’en tirer les conséquences.
  • La nécessité de donner aux citoyens ordinaires les moyens de se défendre et de défendre leurs proches et leurs biens contre les agressions. L’avocat Thibault de Montbrial, sans doute le meilleur spécialiste français de la question de la légitime défense, a fait plusieurs propositions de bon sens à ce sujet (Osons l’autorité, L’Observatoire, 2022), notamment la « doctrine du château » et « l’excuse de désarroi, crainte ou terreur » pour nuancer l’exigence irréaliste de stricte proportionnalité de la riposte (ce qui existe déjà dans le droit suisse, par exemple, et la Suisse n’est pas pour autant devenue le Far-West). C’est aussi, peut-être surtout, une question d’état d’esprit : les mobilisations de cet été à Ajaccio contre les dealers sont un exemple qui devrait être imité partout en France.

Ras le bol de la politique de l’affichage !

Hélas ! Jusqu’ici, le ministre de l’Intérieur ne s’est attaqué à rien de tout ceci, et ne semble pas en manifester la moindre intention, alors qu’il s’agit des chantiers sécuritaires prioritaires, bien plus importants que d’augmenter les effectifs de la police et de la gendarmerie, plus importants même que de construire de nouvelles places de prison ou de généraliser la vidéo-protection.

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On se souvient des déclarations de Nicolas Sarkozy sur le kärcher, qui se sont avérées n’être qu’esbroufe et effets de manche, politique du chiffre et de l’affichage, tout dans la communication et l’apparence sans aucun traitement sérieux des problèmes de fond – même les peines planchers, pourtant une excellente mesure, ont été abondamment contournées par la magistrature bien avant d’être abrogées par Christiane Taubira.

Gérald Darmanin donne de plus en plus l’impression de partager les ambitions présidentielles de son prédécesseur. Malheureusement, jusqu’ici son affichage de volontarisme partage aussi la tragique inefficacité du kärcher sarkoziste, et comme lui évite soigneusement de traiter les vraies sources de l’insécurité et de l’ensauvagement : le gauchisme judiciaire ; la lâcheté d’un pouvoir politique qui laisse la magistrature en roue libre, quand il ne soutient pas lui-même l’idéologie des « juges rouges » ; l’alimentation de contre-sociétés prédatrices par une part importante de certaines immigrations ; l’urgence d’un réarmement moral, juridique et politique de la foule des braves gens qui s’astreignent encore au respect de la loi, et à qui on ne pourra pas indéfiniment demander de se laisser humilier, agresser, piller, égorger, violer sans réagir.

Osons l'autorité

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Mortel baiser au pays du foot

Depuis qu’il a embrassé sur la bouche la capitaine de l’équipe qui venait de gagner la Coupe du monde du football féminin, Luis Rubiales s’est attiré les foudres de fédérations sportives, d’associations féministes et de commentateurs médiatiques. Il est indéniable que son geste était déplacé, mais peut-on vraiment le qualifier comme une « agression sexuelle »? Réflexions.


L’affaire du « baiser forcé » de Luis Rubiales, président de la Fédération Royale Espagnole de Football (RFEF), à la joueuse Jennifer Hermoso lors de la remise de la Coupe du monde féminine après la récente victoire de l’équipe espagnole, n’en finit pas de faire des vagues. Aussi, face à la polémique grandissante – un scandale qui fait unanimement aujourd’hui la une de la plupart des journaux internationaux – la FIFA a-t-elle décidé, samedi 26 août, de suspendre, pendant une période initiale de 90 jours en attendant l’enquête disciplinaire, ledit président de ses fonctions.

La juste condamnation d’un geste inapproprié

Le jour même, la prestigieuse Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), association jadis créée par Simone de Beauvoir et présidée aujourd’hui par Annie Sugier, a publié un communiqué qui salue « la double victoire de l’équipe nationale féminine de football d’Espagne ». Double, car « championne du Monde, l’équipe nationale espagnole féminine est devenue championne d’un MeToo du football et sans doute du sport en général ». Certes, ces mots sont aussi bienvenus que sensés et en tous points légitimes. Comment ne pas dénoncer ce geste aussi inapproprié qu’inélégant, voire violent (puisque non consenti par Jennifer Hermoso) dans son affreuse symbolique machiste ? C’est sans la moindre ambigüité que nous condamnons donc ce geste, un « baiser forcé », éminemment répréhensible par-delà l’hypothétique spontanéité de l’euphorie ambiante.

La nécessaire échelle de valeurs dans la notion d’« agression sexuelle »

Mais, à y regarder de plus près, et sans rien minimiser de la gravité du comportement de Rubiales, une analyse à la fois plus rigoureuse et nuancée s’avère toutefois nécessaire à ce sujet hautement problématique.

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La première remarque consiste à critiquer, tant sur le plan juridique que moral, la notion d’ « agression sexuelle ». En termes nets et précis : peut-on véritablement mettre sur un même niveau d’échelle de valeurs, dans la hiérarchie des délits – et a fortiori des crimes commis -, un baiser forcé, pour condamnable qu’il soit, et l’extrême violence, tant psychique que physique, d’un viol ? En d’autres termes encore : n’y a-t-il pas là, dans cette sorte d’équivalence ainsi établie entre un baiser forcé et un viol, le risque, paradoxalement, de réduire par là, sinon de banaliser même, l’extrême gravité du viol ?

Un enjeu de société: le combat féministe contre la culture machiste

Ainsi, cette affaire, si on ne veut pas tout mélanger de manière irrationnelle ou partisane, se situe sur une ligne de crête entre, d’un côté, une culture séculairement machiste, phallocrate et patriarcale, autorisant indument l’affirmation du pouvoir masculin sur le corps des femmes, et, de l’autre, un néo-féminisme mal compris, agressif, militant jusqu’au fanatisme et, comme tel, susceptible de déboucher malencontreusement, et non moins illégitimement, sur un puritanisme aussi rétrograde que moralisateur, sinon culpabilisateur.

Davantage, ce qui est en jeu ici, ce n’est pas seulement la réputation et l’honneur d’un homme voué aux gémonies, mais aussi un réel enjeu de société sur les plans juridique, sociologique, anthropologique, éthique et philosophique.

Un wokisme aux allures d’inquisition

La morale de l’histoire ? Il s’agit de faire attention aux dérives, pour le fragile équilibre de nos démocraties, d’un tel processus de culpabilisation, où la permanence du jugement moral fait de plus en plus office de prétendue loi universelle et qui, sous couvert de libération des consciences, ne fait, au contraire, que les aliéner.

A relire: Fiasco dans l’affaire Bayou: la cellule «VSS» d’EELV doit s’autodissoudre!

Qu’on se le dise : ce constant lynchage médiatique, pitoyable mais efficace métonymie des anciennes chasses aux sorcières, ressemble de plus en plus, comme aux heures les plus sombres de certains régimes dictatoriaux d’autrefois, aux lâches et hypocrites tribunaux populaires, où l’acharnement de l’accusation se mêlait à la complaisance de la délation. Aujourd’hui, pour blanchir sa conscience et se dédouaner de toute faute, il suffit de trouver une personnalité publique qui, par sa visibilité médiatique, son statut social ou son rôle professionnel, serve de bouc émissaire ou corps expiatoire. C’est à cela que servait naguère – et l’Espagne est bien placée, justement, pour le savoir, hélas – la « Sainte Inquisition » ! Sauf que cette nouvelle « inquisition » se pare, pseudo-modernité oblige, des fallacieux attributs du wokisme à l’américaine. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’affaire du baiser forcé a été mise en exergue, en premier lieu, par un journal américain : le célébrissime et très influent New York Times.

L’innommable brutalité du viol: un crime particulièrement barbare

Conclusion ? S’il est en effet impératif de condamner sans ambages ce geste en tout point déplacé, il n’en demeure pas moins vrai, nuance oblige, qu’il faut également raison garder, sans pour autant le minorer ni le relativiser, dans l’établissement de la gravité des faits poursuivis ou incriminés. Il en va ici aussi, et avant tout, du respect nécessairement dû, sans les blesser davantage encore par quelque amalgame indigne, à toutes ces femmes ayant tragiquement et véritablement subi, quant à elles, l’innommable brutalité de ce crime particulièrement odieux, barbare en ce qui concerne son auteur et douloureux pour sa victime, qu’est le viol.

Repenser le rôle de l'intellectuel

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Le dandysme: La création de soi

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Kleinfontein, une enclave sud-africaine blanche dans la tourmente

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L'enclave Afrikaner de Kleinfontein, située à 20 minutes de Pretoria, en Afrique du Sud, photographiée en 2013 © Denis Farrell/AP/SIPA

Dernière enclave afrikaner à refuser la fin du régime sud-africain de ségrégation raciale, Klenfontein est désormais menacée d’être incorporée à la métropole de Tshwane (Pretoria) en raison de profondes divisions au sein de son comité de direction. 


Lorsque le régime de ségrégation raciale prend fin en Afrique du Sud en 1994, certaines familles Afrikaners décident de se réunir en coopérative, achetant collectivement des hectares de terres afin de s’y établir et préserver ainsi leur mode de vie traditionnel. Plusieurs villes vont alors surgir de terre et s’ériger en pseudo-républiques indépendantes sans que le nouveau pouvoir n’entende remettre en question ces incongruités administratives. Kleinfontein est une de ces villes parmi tant d’autres et ne fait pas exception à la règle. Située à l’est de Pretoria, elle s’est rapidement développée et compte aujourd’hui plus de 1500 habitants qui vivent comme « au bon vieux temps ». 

Au premier regard, rien ne la distingue des autres bourgades. Si ce n’est que ses résidents sont tous des Afrikaners pur jus, descendants des premiers Européens qui ont colonisé cette partie de l’Afrique australe. Condition sine qua non pour résider dans ce volkstaat dont l’accès est protégé par un imposant portail gardé par des hommes armés. Ici, vous ne trouverez pas un seul Africain cohabitant avec les blancs.  Au centre de la ville, des statues du président Paul Kruger et du Premier ministre Hendrik Verwoerd accueillent les habitants. Deux héros du panthéon afrikaner symbolisant à la fois la résistance et la tragédie d’un peuple chahuté par les affres de l’histoire. Le lieu de Kleinfontein n’a pas été d’ailleurs choisi au hasard par ses membres fondateurs, puisque c’est sur cet emplacement que s’est déroulée une importante bataille entre Anglais et Afrikaners lors de la guerre Anglo-boer, en juin 1900. C’est aussi là que le général Manie Maritz a orchestré sa rébellion contre le gouvernement sud-africain en 1914. Tout est dans la symbolique dans cette république hors du temps.

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La ville est gérée par Jan Groenewald depuis trois décennies. C’est un boer au pedigree politique éloquent. Ancien adhérent du Herstigte Nasionale Party (Parti National réunifié) et de l’Afrikaner Weerstands Beweging (Mouvement de résistance afrikaner), deux partis d’extrême-droite indissociables de la vie politique sud-africaine, c’est un partisan acharné du régime d’Apartheid. Il a même fini par fonder son propre mouvement radical qui a su trouver son public dans une terre largement acquise au conservatisme blanc. « Kleinfontein a été fondée avec de bonnes intentions ; un endroit où principalement des retraités pourraient vivre ensemble en sécurité et en harmonie. Elle met l’accent sur la culture et le christianisme afrikaner, où les résidents peuvent célébrer comme profiter de leur foi et de la tradition afrikaner », reconnaît un habitant de la ville, Paul McMenamin, interrogé par le média en ligne Ground Up. Mais ce qui ressemble de loin à un havre de paix pour nostalgiques du développement séparé et adeptes du tout sécuritaire, est désormais menacé par une partie de ses habitants qui ne se retrouvent plus dans la gestion de Kleinfontein. 

Les membres de la Kleinfontein Residence Association (KRA) ont porté plainte contre la direction de l’entreprise Kleinfontein Aandeleblok (Pty) Ltd qui gère les services de la ville, dénonçant de potentielles malversations financières. Dans des documents de 2022, transmis au tribunal compétent, l’entreprise s’est défendue en affirmant que l’association tentait de « saboter » le système mis en place et démentait les allégations portées contre elles. Des accusations qui ont contraint plusieurs habitants à cesser de payer leurs cotisations (prélèvements et redevances pour services) à l’entreprise, comme l’affirme Ground Up. Pis, le volkstaat n’étant pas reconnu comme entité administrative autonome, les nouveaux habitants qui ont fait construire de somptueuses maisons, auraient découvert qu’ils n’étaient pas réellement propriétaires de leurs biens et qu’ils ne pouvaient donc pas les revendre le cas échéant. « Kleinontein a été développé sur des terres agricoles et il n’y a jamais eu de demande réelle d’officialisation de la colonie. Il s’agit donc pratiquement d’une colonie illégale » admet Paul McMenamin. « Je suis un agriculteur et un homme d’affaires à la retraite. Je n’ai pas reçu de titre de propriété et cela m’a beaucoup affecté. Je fais partie de ceux qui ont initié ce procès et nous voulons vraiment que cet endroit soit enfin officialisé » ajoute Henk Celliers, âgé de 73 ans, autre résident. 

A lire aussi : Le drapeau de l’apartheid interdit en Afrique du Sud

Cité comme second défendeur dans cette affaire, la métropole de Tshwane admet que le dossier est difficile. Sa porte-parole, Lindela Mashigo, a déclaré qu’actuellement, la ville ne fournit à Kleinfontein aucun service de base, comme l’électricité, la collecte des ordures, l’eau du robinet ou le traitement des eaux usées et qu’elle est de facto totalement autonome. « La communauté de Kleinfontein est installée sur des terres privées », explique Mme Mashigo qui reconnaît toutefois que « les propriétaires ont la responsabilité d’aménager ou d’officialiser le terrain conformément aux règlements d’aménagement du territoire ». Dans des documents judiciaires transmis aux avocats, la société qui gère le volkstaat a déclaré qu’elle « s’était lancée dans une campagne déterminée afin de formaliser la municipalité de Kleinfontein, finaliser les procédures incomplètes, obtenir toutes les approbations nécessaires, se conformer à toutes les exigences légales et autres, et que des progrès significatifs avaient été réalisés à cet égard ». Même « si elle n’y est pas obligée aux termes de son acte constitutif, rappelle-t-elle. Dont acte ! 

Mais en cas d’échec, la métropole de Tshwane pourrait arguer de l’illégalité des ventes et des constructions, forçant ainsi le volkstaat à intégrer son propre giron administratif, et mettre fin aux rêves des derniers tenants de l’Apartheid.

Madagascar: « Une opposition irresponsable désinforme à l’approche de l’élection présidentielle »

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Andry Rajoelina au Sommet pour un nouveau pacte financier mondial. Paris, le 23 juin 2023. © AP Photo/Lewis Joly, Pool)/PAR114/23174270679780/POOL PHOTO/2306230935.

A l’approche des élections à Madagascar, prévues le 9 novembre 2023, la directrice de cabinet du président malgache, Lova Hasinirina Ranomaro, dénonce le comportement déloyal de l’opposition, qu’elle accuse de propager de la désinformation pour perturber l’élection à venir.


Cette semaine encore, plusieurs médias ont prêté écho à une fausse convocation d’Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar, devant la Tribunal de Première Instance, sur la base d’un document qui aurait donc fuité en toute illégalité. Cette méthode et la date de la convocation, dernier jour de dépôt des dossiers pour se porter candidat à l’élection présidentielle, devait inciter à la prudence. Les campagnes de désinformation sont malheureusement monnaie courante à Madagascar, notamment sur les réseaux sociaux, débridés, où faux comptes et vraies infox menées depuis l’étranger, tentent de pousser le pays à la division. Peine perdue.

La procureure de la République de Madagascar Rakotoniaina Narindra, a rétabli la vérité et démenti lors d’une déclaration officielle qu’un tel document ait été émis. Elle a rappelé l’absence de base légale pour qu’une telle convocation voie le jour. Encore une fois, l’opposition malgache, à court d’arguments, tente d’instrumentaliser par tous les moyens le non sujet de la double nationalité du président Andry Rajoelina – débat pourtant tranché par un arrêt de la Haute Cour Constitutionnelle de la République de Madagascar le 22 août.

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Pourtant de nombreux juristes ont déjà étudié la question : ce document n’a aucune valeur juridique. Sans décret du gouvernement autorisant la perte de nationalité, le président, comme des dizaines de milliers de concitoyens, peuvent porter la double (voire la triple) nationalité.

Que cette polémique ait pris, depuis son origine médiatique étrangère suspecte, cette portée politique auprès d’une opposition désarmée sinon disqualifiée, envers et contre tous les éléments juridiques à disposition des citoyens, n’est en rien étranger à l’échéance électorale à venir. Si le président ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à sa réélection, ces attaques sont le signe d’une manœuvre stérile pour éviter d’avoir à l’affronter, une démarche lâche et peureuse. La faiblesse de ces gesticulations rappelle ce mot de Coluche : « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »

Il y a quelques semaines, Siteny Randrianasoloniaiko, candidat à l’élection mais surtout président du Comité olympique de Madagascar, surenchérissait en expliquant qu’il n’y avait que 2% de chances pour que les Jeux des Îles se tiennent. L’événement se déroule pourtant comme prévu, avec une clôture festive ce dimanche 3 septembre.

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Pendant que le président élu et en exercice court le pays, sans chercher à se pavaner sous les lumières des Jeux organisés dans son pays, pour inaugurer là un guichet unique permettant à la population d’une ville de province de traiter plus simplement et à proximité leurs démarches administratives quotidiennes, ailleurs des centres de santé attendus depuis des décennies, il semble que la désinformation et les polémiques qui circulent sur les réseaux sociaux soient la première, et seule, arme à disposition d’une opposition atomisée, sans chef, sans relais populaires, sans ambitions et unie seulement dans son incapacité à donner sens à une alternative politique.

Face à cela, je côtoie au quotidien un président serein, concentré, avec nos équipes, tant à la Présidence qu’au Gouvernement. Le déroulement des Jeux des Îles fait l’objet d’une grande implication depuis des mois et leur réussite est d’ailleurs saluée par les délégations et les athlètes.

Le prix du livre, pas si unique

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D.R.

La crise covid nous a permis d’apprendre que le livre est un « produit de première nécessité ». Et pour aider nos libraires de quartier à faire face aux crocs d’Amazon, les députés ont voté la loi Darcos censée encadrer le coût des frais de port. Mais ont-ils bien lu le texte ?


En 2020, le premier quinquennat Macron affrontait sa deuxième crise majeure après les gilets jaunes. Le pays se retrouvait sous la coupe d’un virus incontrôlable. Masques introuvables obligatoires, couvre-feu comme à la belle époque, contrôles aux frontières renforcés, une école supprimée puis rétablie (à demi-jauge !), vaccinations bureaucratiquement inorganisées, on multiplia les mesures.

En France, il ne faut surtout pas contrarier la rue Sébastien-Bottin

Une péripétie avait indigné. Cataloguées commerces non-essentiels, les librairies avaient dû rester closes. De quoi, non essentielles ? Au pays de Montaigne et de Victor Hugo, le petit commerce de la Culture pas mieux considéré qu’un salon de coiffure ou qu’une auto-école ? Déjà qu’on fermait les bars…

Même si un tiers de nos concitoyens lit moins de cinq livres par an (en comptant les ouvrages pratiques, les collections Harlequin et les ouvrages de Guillaume Musso), l’affaire fut considérée comme une gaffe.

Notre régime présidentiel comporte une particularité : le président y est devenu responsable de tout, à commencer de chaque couac. Emmanuel Macron fut désigné comme un obscurantiste mal intentionné, ennemi patenté de la Culture et suppôt néo-libéral du commerce en ligne. Il en fut contrarié. En politique élevé aux valeurs de la bourgeoisie lettrée, il savait qu’il ne faut jamais désespérer la rue Sébastien-Bottin.

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En juin 2021 sonna la fin de la pénitence. Les vacances arrivaient et la prochaine élection présidentielle approchait. Il s’agissait désormais d’organiser la bonne humeur généralisée et de lever les mesures démoralisatrices. On rouvrit les librairies, et l’on rameuta les troupes. Il fallait faire un geste en faveur des libraires, assorti d’une médiatisation maximale. Justement, leur syndicat avait pondu un rapport mal ficelé censé dénoncer un scandale : celui des frais d’envoi des livres en France. Pour expédier les ouvrages commandés par quelques milliers de leurs clients allergiques au e-commerce et incapables de se déplacer jusqu’à leurs boutiques, les librairies traditionnelles devaient avancer des frais élevés (répercutés parfois aux destinataires), alors que, de son côté, le fourbe Amazon les offrait à ses consommateurs. (Plus exactement, afin de contourner la loi Lang, il les facturait 0,01 euros !) Une concurrence estimée inéquitable.

Les libraires de quartier condamnés à la ruine ?

En réalité, le sujet était restreint. L’immense majorité des livres achetés en librairie sont emportés, ou commandés et récupérés, sur place. Il existait sans doute d’autres priorités pour la France. Mais pour regagner des opinions positives sur la rive droite comme sur la rive gauche, une pièce devait se jouer. Dans le rôle de la victime : le pauvre libraire de quartier condamné à la ruine. Dans celui du grand méchant loup : comme toujours, Amazon.

Il n’aurait pas été si compliqué de faire pression sur la Poste pour faire réduire ces fameux frais. Ceux-ci sont déjà très faibles pour les livres et revues expédiés à l’étranger. Mais c’eut été trop simple. Pour faire le show, rien ne vaut une loi. En moins de trois mois, on en torcha une, baptisée loi Darcos, qui fut adoptée à l’unanimité par l’assemblée, toutes tendances confondues. Les médias, tout aussi emballés applaudirent à leur tour. Et le syndicat des libraires se félicita avec lyrisme d’une immense victoire. Aujourd’hui, après avoir franchi les objections de Bruxelles, la loi va être mise en application. Rima Abdul Malak et M. Le Maire, ministres obéissants, l’ont annoncé en grande pompe. Les frais de port passent officiellement à trois euros minimum à compter d’octobre prochain. Ce tarif ne concernera que les livraisons inférieures à 35 euros. 

Il y a fort à parier qu’au moment du vote, nos représentants n’ont pas vraiment regardé le contenu d’un texte à visée prioritairement démagogique, rédigé à la va-vite et aux implications absurdes… Car cette loi est truffée de biais.

Un. La victime de la nouvelle loi, c’est d’abord le consommateur. 3,50 euros de supplément pour l’achat d’un Balzac en livre de poche à 6,60, c’est une sacrée augmentation. Tant pis pour la promotion de la lecture.

A lire ensuite, Martin Pimentel: Sandra Bullock devra-t-elle rendre son Oscar?

Deux. Outre les livres numériques en constante progression, la mesure exclut de son champ d’application les livres d’occasion. Voici qui encourage des ventes sur lesquelles les auteurs ne touchent rien mais qui se soucie des auteurs ?

Trois. Amazon, s’il le désire, saura adapter ses pratiques. Exemple : la réduction du montant de ces fameux frais pour tout achat de panier groupé avec d’autres articles. Résultat : une loi inopérante.

Quatre. Le e-commerce est international. Les sites des pays frontaliers où passer commande de ses livres – pour continuer à se les faire livrer gratuitement – ne manquent pas.

Cinq. L’avantage réel pour les libraires sera faible. Il s’agit pour beaucoup d’une activité marginale. Et les autres trouvent que trois euros, c’est insuffisant…

Une loi-gag

Ne plaignons cependant pas trop la librairie traditionnelle. Elle a, et c’est heureux, les reins plus solides qu’on ne le laisse croire. Après une vague de banqueroutes, le secteur avait su s’adapter aux nouvelles donnes du marché. Même en 2020, en dépit de plusieurs mois de fermeture, et toujours selon leur propre syndicat, leur volume moyen d’activité annuel n’avait baissé que de 3,3% pour se raffermir les années suivantes. Et rappelons que le Centre national du Livre distribue généreusement des aides à la filière.

Ironiquement, le grand gagnant de cette loi-gag, c’est… Amazon ! Pour le choix, la livraison, la praticité, les consommateurs ont déjà plébiscité le géant de l’e-commerce. Les jeux sont faits. Ses coûts de livraison sont depuis longtemps intégrés dans son modèle économique, et voici qu’on lui offre un cadeau non demandé de trois euros par envoi. Et, avec le seuil de 35 euros, les consommateurs sont incités à augmenter le montant de leurs achats. Belle promo.

Touche finale : la voix pateline du président France d’Amazon qui se pose en défenseur des lecteurs et déplore que la loi Darcos se révèle inflationniste. Fortifié par les réticences à la loi exprimées par les institutions européennes, il tente maintenant d’en obtenir l’annulation auprès du Conseil d’État.

On le comprend.

LA VILLE DES ÂNES. Roman.

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#Je suis à Bahia 🌴

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Il n’est désormais plus question de parler d’islamo-gauchisme au sujet de LFI. Ils sont, au cœur des institutions, les infiltrés soumis et zélés des islamistes, allant jusqu’à jouer les VRP dociles de l’industrie textile des barbus…


À quelques heures d’une rentrée scolaire placée sous le signe de l’inflation galopante et donc, plus que jamais, de l’inégalité des chances, ces gauchistes “d’extrême-droite” tricotent des abayas à l’atelier Mélenchon. Alors que des gamines en Iran, subissent encore les foudres de la répression, ils osent l’innommable et devront un jour rendre des comptes et leurs bons de commande.

Avant que ces histoires de chiffon finissent mal, c’est inéluctable, il faut dans l’immédiat trouver un moyen pacifique pour combattre le forcing sectaire de l’islamisme. Si le manque d’humour et de dérision, ne parlons même pas d’auto-dérision (faut pas déconner), est la marque d’usine de cette fabrique à clones, éclairons les ténèbres avec un rayon de lumière tropicale. J’oppose donc dans l’urgence, le hashtag #je suis à Bahia à l’étau d’abayas qui va pendant des semaines nous presser le cortex.

A lire aussi, Pierre-Henri Tavoillot: «À l’extrême-gauche, la pensée s’est dissoute dans un geste de pure contestation»

Des cheveux sur la langue. Ce n’est pas banal l’obsession des musulmans pour les cheveux de la femme. Prenez deux garçons hétéros, placez-les sur un banc public devant une foule de piétons. Quelles que soient leur couleur, leur nationalité, leur religion, l’islam mis à part, devant le passage d’une jolie fille le dialogue sera peu ou prou le même. “Pow, pow, pow, vise un peu le c.., putain les n…”. Ça ne fait pas un Prix Nobel à Oslo mais c’est relativement sain et universel. Vu l’attraction des muslims pour le casque des femmes, on peut imaginer le verbatim de leur conversation dans la même situation. “Pow, pow, pow, vise un peu les cheveux gras à bâbord. Je lui ferai bien un shampoing!” “Moi je préfére les cheveux secs, avec la pointe qui fourche. Je sors ma paire… de ciseaux et je lui fais un balayage.” “Et l’autre là-bas, je vais lui faire la frange avant l’after!” “C’est quoi l’after?” “Un après-shampoing!”… Bref, de la racine à la pointe du cheveu, si l’on ne se destine pas à bosser dans un salon de coiffure à la coupe, à la couleur ou au shampoing, il y a quand même une incompréhension devant la voracité des musulmans à couper les cheveux en quatre.

En rire avant d’en pleurer. Bahia donc. Même si elle reste imaginaire, il y a en matière de sensualité et d’esthétisme, pire comme destination. La paillote Mélenchon, par exemple. Panot aux fourneaux, Rousseau au micro, Obono au vestiaire, Bompard au comptoir, Tondelier aux platines, Faure à la plonge, et les barbus pour relever les compteurs. Vous je ne sais pas, mais moi ça me fait peur. Alors direction la plage de Corumbao, pour déguster un Bobo de Camarao, crevettes, purée de manioc et lait de coco, à l’ombre d’un manguier, un bouquin de Jorge Amado dans la main gauche, un verre de caïpirinha dans la droite, une mélodie de Gilberto Gil aéroportée par l’alizée, avant de sombrer dans le sommeil accompagné par le chant des baleines à bosse.

Bref, face à l’archaïsme sectaire des Fréristes et de leurs cousins en place, le hashtag #je suis à Bahia pourrait porter une première banderille à leur funeste entreprise ! À considérer, ce qui est mon cas, que le ridicule tue.

«Tous les Français se sentent représentés par l’équipe de France de rugby»

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Matthieu Jalibert lors de France / Asutralie, Stade de France, 27 août 2023 © Just Pictures/Sipa USA/SIPA

Une semaine avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde de rugby, entretien avec le journaliste Philippe David.


Causeur. En France, depuis 2020, on constate un engouement grandissant pour le rugby. Pourquoi ? Faut-il uniquement l’attribuer au fait que la Coupe du Monde se déroule chez nous ?

Phillipe David. C’est multifactoriel. D’abord, l’équipe de France a vécu dix années de vaches maigres, la décennie 2010-2020 : de sa défaite en finale de 2011 face à la Nouvelle-Zélande jusqu’à l’arrivée d’une génération géniale, à l’image d’Antoine Dupont (élu meilleur joueur du monde 2021), et de Fabien Galthié aux manettes. Cette période était vraiment la pire de nos 60 dernières années. On a fait un grand chelem[1] en 68, en 77, un autre en 81, puis en 87… Bref, on a eu un grand chelem à chaque décennie, et patatras, 12 ans sans gagner le moindre tournoi, mais un grand chelem en 2022 pour enfin regagner quelque chose. Aujourd’hui, on a une belle équipe, qui nous fait rêver, et qui joue la Coupe du monde chez elle !

Philippe David D.R.

Une partie du public dit ne plus se reconnaître dans l’équipe de France de football, n’y a-t-il pas une explication plus « sociologique » (peut-être, parce que le football est gangrené par le fric ou l’esprit banlieusard) ?

Je vais être un peu chauvin, j’ai des origines dans le sud-ouest, et, en France, le rugby a clairement un côté « terroir ». À part les deux clubs de Paris (le Racing 92 et le Stade français), tous les autres clubs viennent du sud de la Loire ! Dans le football, de Lille à Toulouse, de Strasbourg à Brest, les clubs de ligue 1 sont mieux répartis sur le territoire national. Mais, paradoxalement, tous les Français se sentent représentés par l’équipe de France de rugby. Surtout, c’est la mentalité propre au rugby qui fait toute la différence. Quand Neymar se fait effleurer dans la surface de réparation, et se tord de douleur, on prépare une civière et on appelle un croque-mort ! Quand un joueur de rugby lambda se prend 140 kg dans le buffet (eh oui, ça fait partie de son quotidien), il se relève au bout de quelques secondes.

Et en quoi la passion des fans de rugby est-elle différente de celle des fans de foot ?

J’ai vu des centaines de matchs de foot, et des dizaines de matchs de rugby au stade. Ce n’est pas la même mentalité. Ce que j’aime, c’est que même pour une rencontre choc, au rugby, où il y a des supporters de clubs ultra-rivaux, il n’y a pas un CRS, et les supporters peuvent boire un coup ensemble avant et après le match. Lors d’un PSG-OM, on a 1000 CRS, 300 gardes mobiles, des barrières anti-émeutes, etc. Disons les choses : pour la fête, le rugby vaut vachement mieux que le foot.

A lire aussi: Mortel baiser au pays du foot

Quel est votre pronostic pour la France lors de cette Coupe du monde ?

Dans les 20 sélections, il y a quatre équipes au-dessus du lot. Deux de l’hémisphère nord, l’Irlande et la France, et deux de l’hémisphère sud, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. La France a la chance énorme de jouer à domicile. Pas uniquement pour une question d’ambiance. En 87, en finale de Coupe du monde, en 1987, on aurait dû obtenir un essai de pénalité en première mi-temps contre les All Blacks pour une mêlée effondrée plusieurs fois, mais on ne l’a pas eu, car on jouait chez eux ; en 95, lors de la demi-finale, on s’est fait voler parce que l’Afrique du Sud, étant à la maison, devait gagner ; en 2011, rebelote, on s’est fait voler notre finale face aux All Blacks, en Nouvelle-Zélande. Au pire, pour nous, aujourd’hui l’arbitrage sera équilibré. Le rugby est un sport d’Anglo-Saxon fait par et pour les Anglo-Saxons, c’est son défaut. Alors, imaginer un non Anglo-Saxons gagner une finale – la France en somme -, c’est comme un cheveu sur la soupe… Notre réel point fort, en plus d’avoir un des meilleurs joueurs du monde, c’est qu’on a une vraie équipe, un formidable collectif : quand un joueur perd la balle, deux viennent la récupérer. On a des stars, mais la vraie star c’est notre équipe. Chacun joue pour l’équipe, et ça n’a pas de prix. Pas d’ego, tout pour le maillot. Nous avons tous été peinés pour la blessure de Romain Ntamack, le demi-d’ouverture de l’équipe qui ne participera pas à la compétition. Mais j’ai vu Matthieu Jalibert, son remplaçant, répondre présent, contre l’Australie le 27 août. Et en plus, derrière il y a encore du niveau… En fait, après une telle décennie de vaches maigres, je ne pensais pas qu’on aurait le droit à une génération aussi forte. La preuve, sur les dernières années, la France a gagné les quatre Coupes d’Europe, notamment avec un club qui n’en avait jamais gagné une, et qui était encore en Pro D2 en 2014, le Stade rochelais. En quart de finale, on prendra les Irlandais ou l’Afrique du Sud. Si on passe ces quarts, la finale est à nous.

Quel est le dispositif chez SudRadio pour couvrir le mondial ?

On a un dispositif énorme, avec d’excellents consultants : Alexandre Priam, François Trillo. Daniel Herrero et son bandeau mythique qu’on ne présente plus, Éric Bonneval, Yoann Huget, Julien Tomas, et l’ancien ouvreur All Black, Andrew Mehrtens… Bref, on a un dispositif d’enfer et on va se régaler… Rendez-vous le 28 octobre pour la victoire !

Vous l’avez dit : le rugby a longtemps été un sport associé au Sud-Ouest. Est-ce moins le cas aujourd’hui ? Les fédérations nationale et mondiale sont-elles parvenues à intéresser les Français à ce sport ? 

Oui. Ce qu’il faut retenir, c’est que le rugby est un sport national au même titre que le foot. Il y a aujourd’hui par exemple un très bon club de rugby qui s’appelle… Vannes ! Le rugby est en train de se répandre sur le territoire. Mais les terres historiques sont tellement ancrées dans le sud-ouest, que c’est dur de faire sa place. Vannes a quand même failli monter en top 14 ! Dans les prochaines semaines, je pense que notre pays pourrait revivre le syndrome 98. On en parle peu pour l’instant, mais si cette équipe de France se met à gagner, et joue aussi bien qu’elle est capable de le faire, il y aura un engouement général.

A lire aussi: Philippe David, la radio populaire

À l’inverse du rugby, où, à vous entendre, tous les espoirs semblent promis à la France, on peut déplorer notre maigre bilan au Mondial d’athlétisme à Budapest (seulement une médaille pour nos athlètes). À moins d’un an des Jeux olympiques… Amélie Oudéa-Castéra devrait-elle s’inquiéter ?

Il faut s’inquiéter, c’est notre plus mauvaise performance depuis les premiers championnats du monde d’athlétisme en 87 où on était carrément revenus la besace vide… Comment expliquer que la France soit aussi mauvaise dans ce sport ? La Jamaïque, moins de 3 millions d’habitants, a ramené 12 médailles et nous une seule – heureusement gagnée par notre relais 4×400 masculin le dernier soir. L’athlétisme est pourtant avec la gymnastique et la natation le plus gros pourvoyeur de médailles olympiques. À moins d’un an, il y a franchement urgence… « Ce n’est pas comme si on était les États-Unis ou la Jamaïque » minimise la ministre de façon peu convaincante.

Si on met l’affaire Mohammed Aouas de côté, le rugby semble être moins touché par les scandales que le foot. Les histoires du « baiser volé » du président de la fédération espagnole de foot ou des comptes de l’Olympique lyonnais l’illustrent encore ! Quel regard portez-vous sur l’affaire du bisou qui émeut tant nos voisins espagnols ?

Rubiales s’est comporté de manière totalement inadéquate. Il doit selon moi quitter la tête de la Fédération espagnole. Enfin : on n’embrasse pas devant des millions de téléspectateurs sur la bouche, de manière non consentie, une joueuse quand on est président de fédération ! Imaginez qu’elle ait un compagnon. Celui-ci peut pourrait penser qu’elle le trompe avec son président de fédération et passerait pour le cocu de service aux yeux de la planète entière ! Il faut que Rubiales fasse ses valises, et s’il ne les fait pas tout seul, à la FIFA et à l’UEFA de faire en sorte qu’il parte.

Philippe David anime les Vraies Voix de 17h à 19h, avec Cécile de Ménibus, sur SudRadio (Paris 99.9 FM)


[1] Un Grand Chelem de rugby à XV se produit lorsqu’une équipe gagne tous ses matchs lors d’un Tournoi des Six Nations ou d’une tournée contre des nations britannique et irlandaise.

Seins nus contre abayas

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D.R.

Le tribunal d’Aurillac (15) a été saccagé, samedi 26 août, en marge d’une manifestation de féministes aux seins nus. Le garde des Sceaux s’est indigné: «Aucune cause ne justifie que des crétins décérébrés brûlent une juridiction», selon lui. Le regard d’Elisabeth Lévy.


Il s’en passe des choses, dans le Cantal ! Samedi dernier, des casseurs cagoulés ont saccagé le tribunal d’Aurillac et ont aussi brûlé le drapeau français. Éric Dupond-Moretti s’est rendu sur place, lundi, après l’intrusion et ce saccage survenu lors du dernier jour d’un festival de théâtre de rue.

La garde des Sceaux a tout dit: c’est l’acte de « crétins décérébrés ». Espérons que la Justice passera. En revanche, il est intéressant de s’intéresser à la manifestation qui avait précédé ces évènements: les manifestantes n’avaient ni cagoules, ni t-shirts. Elles avaient les seins nus et ont défilé au son de « Aurillac topless, la police en PLS ». Le motif de cette manifestation ? Soutenir Marina, qui est poursuivie pour exhibition sexuelle pour s’être promenée en ville torse nu « parce qu’elle avait hyper-chaud et voulait faire comme la moitié des hommes ». Elle avait refusé de se couvrir la poitrine lorsque les policiers lui ont demandé. Pour ma part, je l’avoue, j’ai trouvé ça plutôt drôle… Certes, un homme et une femme torse nue, ce n’est pas pareil.  Les seins des femmes sont un objet érotique, une source de désir et de fantasmes. C’est une raison supplémentaire pour ne pas les offrir à tous les regards. Reste qu’en ville, homme ou femme, on n’est pas à la plage. On ne se balade pas dépoitraillé. Même si ça n’a généralement rien d’érotique, je n’ai aucune envie de voir des hommes « torse-poil » dans nos rues. Donc, la manif seins nus en guise de provocation/protestation, ça me va. Topless pour personne ! 

Un grand écart avec l’abaya?

N’est-ce pas paradoxal d’interdire à la fois le topless et l’abaya ? Non, les deux participent du vivre-ensemble. Depuis l’annonce de Gabriel Attal, rivalisant soit dans la sottise soit dans le cynisme, les perroquets de gauche dénoncent la police du vêtement ce qui, au passage est une injure aux Iraniennes et aux Afghanes.

A lire aussi, Ivan Rioufol: Abaya interdite: faudra-t-il sauver le soldat Attal?

Nous vivons dans des sociétés très libérales sur le sujet, et c’est heureux. Pour autant, une société libérale ne signifie pas que tout est permis. Ni la nudité, ni n’importe quel accoutrement: on n’a pas le droit de tout faire. La nudité, c’est l’état de nature, la pré-histoire. Dans la Bible, Dieu ordonne aux pêcheurs Adam et Eve de se couvrir et c’est le début l’histoire humaine – et de la civilisation. Le vêtement n’est pas un bout de tissu, mais un signe, un message adressé aux autres, un produit de l’histoire et des mœurs. Il est donc encadré par la loi – quoique très légèrement – ou par les règles particulières de chaque collectivité. On met un uniforme dans certaines professions, par exemple. Mais, surtout, le vêtement obéit à des codes non écrits à des règles que l’on voudrait intériorisées par tous. On ne va pas à l’école en abaya. On ne sort pas seins nus dans la rue.

Même si le topless est infiniment plus français que les vilaines robes islamiques !

Libérons nous du féminisme !

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Cette chronique a d’abord été diffusée sur Sud Radio

Retrouvez Elisabeth Lévy du lundi au jeudi à 8h10 dans la matinale.

Sandra Bullock devra-t-elle rendre son Oscar?

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"The Blind Side, l'éveil d'un champion", de John Lee Hancock (2009). D.R.

Alors que Sandra Bullock est en deuil, le champion de football américain qui avait inspiré le long-métrage qui lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice, lance une fâcheuse procédure judiciaire…


Quand elles apparaissent à l’écran, tout va toujours pour le mieux pour les vedettes hollywoodiennes. Mais, dans la vraie vie, Sandra Bullock traverse une bien mauvaise passe. Tout d’abord, son compagnon, Bryan Randall, est décédé de la maladie de Charcot cet été. La star germano-américaine a deux enfants, et elle a été nommée deux fois pour l’Oscar de la meilleure actrice. S’il n’est pas encore question de lui reprendre son petit enfant noir, Louis, qu’elle a adopté en 2010, on en veut après la prestigieuse statuette que la star de Gravity a décroché la même année pour son interprétation du rôle de Leigh Anne Tuohy, dans le navet The Blind Side.

Quinze ans à t’attendre

Pourtant, ce prix, elle ne l’avait pas volé ! Entre le succès colossal de Speed, en 1994, et avant une certaine consécration et une nouvelle nomination de l’Académie pour Gravity en 2013, l’actrice avait attendu plus de 15 ans pour l’avoir. The Blind Side raconte l’histoire vraie de Michael Oher, un pauvre jeune noir qui rencontre le succès dans le football américain grâce à l’amour de sa mère adoptive, Mme Tuohy, qui l’a récupéré à Memphis pratiquement illettré. L’ancien sportif professionnel a porté plainte cet été contre les Tuohy, les accusant de ne l’avoir en fait jamais adopté, mais de l’avoir piégé en lui faisant signer un document faisant d’eux ses tuteurs afin de pouvoir signer des contrats en son nom. Il les accuse également d’avoir signé le contrat du film, qui leur a permis à eux et leurs deux enfants de gagner beaucoup d’argent, alors que lui n’aurait rien reçu.

A lire aussi, du même auteur: Najat TV

White saviour

Dénonçant le « white saviour » narrative honteux du film (« sauveur blanc »), les militants wokistes s’en donnent à cœur joie. Samantha Sheppard, professeur de cinéma à Université de Cornell, explique : “Ce qu’on voit dans ce genre de films, c’est que même quand il est question du succès de personnes noires, en fait, il n’est pas vraiment question de personnes noires mais des forces patriarcales blanches”. L’actrice Vanessa Williams, qu’on a connue plus drôle dans Ugly Betty, persifle : “Ok, c’est comme d’habitude une famille blanche qui sauve tout le monde ! Êtes-vous capable de citer un seul film où ce sont des noirs qui sauvent les blancs ?”

Laissant ces intellectuels à leurs discussions, la Justice ne sait pas encore s’il faudra dépêcher sur place Miss Detective pour résoudre l’affaire.

The blind side

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Le ministère de l’Education nationale fait un rêve: une France post-raciale

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D.R.


Le 28 août 1963, Martin Luther King prononçait devant le Lincoln Memorial de Washington, où étaient réunis près de 250 000 manifestants, son célèbre discours commençant par la phrase I have a dream. Ce moment est rétrospectivement considéré comme le point de départ du mouvement des droits civiques qui aboutira quelques années plus tard à la fin de la ségrégation entre Afro-Américains et Euro-Américains. Le pasteur baptiste a pris une telle importance dans la mythologie et l’histoire contemporaine américaines que tous les troisièmes lundis de janvier, son souvenir est marqué d’un jour férié appelé Martin Luther King Day.

Les soixante ans du discours de Martin Luther King

Ce 28 août, les États-Unis ne célébraient toutefois pas le « Martin Luther King Day » mais le soixantième anniversaire de l’allocution qui fit connaître au monde ce militant et homme de foi lié pour l’éternité à l’histoire des noirs américains. L’histoire de Martin Luther King s’inscrit d’ailleurs spécifiquement dans un contexte nord-américain parfaitement étranger à la France, puisque nous n’avons jamais connu la ségrégation raciale ni l’esclavage des noirs sur notre propre sol. Pourquoi le ministère de l’Éducation nationale a-t-il alors décidé de participer à ces festivités qui ne nous concernent nullement, point de départ d’une polémique qui n’en finit plus depuis ?

Pour coller à l’air du temps ? Pour se donner une bonne image à peu de frais ? De la même manière que certains lycées de Seine-Saint-Denis sont baptisés des noms de Rosa Parks, de Martin Luther King, ou, pire encore, s’agissant d’une figure contestée, de celui d’Angela Davis, le but de la manœuvre est aussi grossier qu’artificiel. Surtout quand ledit ministère expose des enfants à l’ire de l’extrême gauche, aux railleries d’à peu près tout le monde et plus généralement expose une communication d’une grande médiocrité.

A lire aussi: Et une fois les abayas remisées au placard, Monsieur Attal?

Ainsi, le ministère de l’Éducation Nationale n’a-t-il rien trouvé de mieux à faire que de diffuser une vidéo présentant des collégiens lisant en anglais une de leurs créations originales s’inspirant du discours de Martin Luther King (voir vidéo en bas de page). Les élèves en question avaient remporté cette année le concours « The More I Say », encourageant une « pratique créative de l’anglais ». Qu’est-ce qui a bien pu déranger quelques internautes dans cette démarche que d’aucuns auraient pu juger inoffensive ? Tous les enfants de la vidéo sont blancs. Oui, vous avez bien lu : blancs. L’horreur, quasiment le nazisme.

Courroux « antiraciste »

Les vives réactions ne se sont donc pas fait attendre longtemps, notamment dans les rangs de la Nupes qui ne loupe jamais une occasion de ce type. La twitto Claire Jacquin, qui se présente comme une militante de la France Insoumise a notamment publié ce message : « Donc Attal s’est dit qu’un discours anti-raciste, celui de Luther King, repris par des blancs et uniquement des blancs c’était ok ?? Combien de temps pour qu’il fasse supprimer cette vidéo de la honte ? » Elle n’aura pas attendu longtemps pour que son vœu soit exaucé, le ministère s’étant rapidement débandé face à la foule en furie…

Elle, comme d’autres, n’ont fait preuve d’absolument aucune empathie à l’endroit des cinq collégiens, soumis au courroux vengeur et aux moqueries. Car, nul n’est censé ignorer qu’en 2023, une petite polémique numérique peut vite se transformer en 15 minutes de harcèlement plutôt que de gloire. Malheureusement, le ministère s’est dégonflé et a avalisé le discours crypto-raciste de ces gens. Comme les enfants en question sont blancs, il semble autorisé de faire preuve de méchanceté…

Le ministère s’est d’ailleurs ravisé tout en se dédouanant sur… Pap N’Diaye d’une manière assez vicieuse : « Cette vidéo a été réalisée le 30 juin dernier, à l’occasion de la cérémonie de remise de prix du concours The More I Say, qui encourage la pratique créative de l’anglais au collège. Elle donne la parole à des élèves lauréats nationaux présents au cours de cette cérémonie qui s’était tenue en présence du ministre Pap Ndiaye. Il s’agit d’une profession de foi des élèves pour un monde meilleur en débutant par l’anaphore « I have a dream ». Face au trouble suscité par cette vidéo et à la violence de certains commentaires à l’égard des élèves qui s’étaient investis avec enthousiasme dans ce projet, le service communication du ministère a décidé de retirer cette vidéo de ses réseaux sociaux. » Une façon commode de ne pas assumer la diffusion de la vidéo, tout en justifiant son retrait par le bien-être des enfants sans toutefois contredire les critiques.

Après la boulette de communication initiale, les professionnels du genre ont semble-t-il trouvé une astuce pour éviter les coups. Le sujet demeure pourtant intégralement vierge. D’abord, pourquoi de petits Français doivent-ils participer à un hommage à Martin Luther King ? Enfin, dans un pays qui n’assume absolument pas le fait ethnique, faudra-t-il un jour instaurer des quotas de « représentativité » ? C’est le véritable impensé français et son impasse. Notre pays ne reconnait aucune race, ni même leur existence, mais ne parle que de ça.

La Révolution racialiste: et autres virus idéologiques

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Le non du peuple

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Elisabeth Lévy: « Ce sont ceux qui comptent les noirs et les blancs qui trahissent le message de Martin Luther King ! »


Darmanin, le petit Nicolas (édition poche)

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Tourcoing (59), le 27 août 2023 © FRANCOIS GREUEZ/SIPA

Il ne cache plus ses ambitions présidentielles. Mais il est vexé, parce qu’Elisabeth Borne s’est invitée à la dernière minute à sa rentrée politique de Tourcoing, dimanche, pour freiner ses ambitions… Le ministre de l’Intérieur bombe le torse, mais quand un môme de dix ans est abattu le 21 août, à Nîmes, et qu’il déploie sur place de lourds effectifs, les dealers récidivent dès le lendemain avec un autre meurtre ! L’action du ministre fait singulièrement penser à son prédécesseur place Beauvau, Nicolas Sarkozy, dont les Français attendent toujours l’emploi du karcher pour balayer une insécurité endémique qui se répand dans tout le pays. Nos constats accablants et notre feuille de route pour lui.


Crise après crise, drame après drame, les annonces du ministre de l’Intérieur peuvent toutes se résumer à ceci : promettre plus de policiers pour arrêter les racailles… que des magistrats militants s’empresseront de relâcher dans la nature en utilisant dans ce but les lois votées par les parlementaires.

Le ministre condamne fermement et se rend sur place

Condamner fermement et se rendre sur place, selon la formule usée jusqu’à la corde, tenir des discours volontaristes, promettre la fermeté, tempêter d’un air martial, faire traverser la France aux CRS, une semaine par-ci, deux semaines par-là, au gré des coups de projecteurs médiatiques, est inutile.

Après le viol abominable et le massacre de Mégane par Oumar Ndiaye à Cherbourg, y a-t-il eu la moindre sanction de prise contre ceux qui avaient décidé de laisser le monstre en liberté malgré un dossier qui aurait dû rendre évident son enfermement ? Non. Seuls les magistrats sont à ce point exonérés de toute obligation de reddition de comptes, de toute responsabilité quant aux conséquences de leurs actes, alors qu’ils ne sont absolument pas – rappelons-le – les propriétaires du pouvoir judiciaire, mais seulement ses délégataires : la souveraineté appartient au peuple français, au nom de qui la justice est officiellement rendue, et à lui seul.

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À Nîmes, pendant les obsèques de Fayed, ce garçon de dix ans tué par les dealers, on pouvait entendre ouvertement les cris des guetteurs, et le trafic se poursuivait, sans gêne et sans crainte. Après deux fusillades mortelles, Gérald Darmanin est allé dans cette ville pour annoncer des renforts (temporaires). Pas de chance : dès le lendemain, nouvelle fusillade dans un autre quartier de la ville… Envoyer sur le terrain cent ou même deux cents policiers supplémentaires ne sert à rien si les dealers savent qu’ils ne risquent pratiquement rien, que les sanctions prononcées contre eux ne les touchent pas assez pour être dissuasives, et que les forces de l’ordre sont paralysées par une institution judiciaire qui à chaque incident présume que les policiers ou les gendarmes sont les coupables.

Les fronts de l’insécurité

Quiconque veut réellement s’attaquer au problème de l’insécurité dans ce pays qui, n’en déplaise à Eric Dupond-Moretti, devient chaque jour un peu plus un coupe-gorge, doit aborder de front quatre problèmes majeurs :

  • L’emprise du gauchisme sur l’institution judiciaire. « Soyez partiaux » proclamait Oswald Baudot. « Ayez un préjugé favorable pour l’enfant contre le père, pour le voleur contre la police (….) La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. » Les « petits juges rouges » oublient que leur préjugé favorable pour le voleur contre la police est, surtout, un préjugé favorable pour le voleur contre sa victime. Et le Syndicat de la Magistrature, dont Baudot était membre, de dresser son « mur des cons » et de condamner moralement avec bien plus de virulence un père révolté par la mort de sa fille que l’assassin de celle-ci… Baudot déclarait aussi : « Si la répression était efficace, il y a longtemps qu’elle aurait réussi. » Autant affirmer que si la médecine était efficace, il y a longtemps que les maladies auraient disparu, et en prendre prétexte pour ne plus soigner personne… L’Institut pour la Justice et l’Observatoire du Laxisme Judiciaire recensent des centaines d’exemples des absurdités révoltantes auxquelles conduit cette idéologie, et encore ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg. Tous les magistrats n’adhèrent pas à la doctrine de Baudot, mais ceux qui se soucient encore de la sécurité des citoyens honnêtes ont bien du mal à agir, alors que la politique pénale va dans le sens du gauchisme triomphant – il suffit pour s’en rendre compte de comparer la « feuille de route » des préconisations du docteur Maurice Berger, brillant spécialiste de la violence des mineurs, avec les décisions gouvernementales qui, systématiquement, font l’inverse…

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  • La complaisance du pouvoir politique (quand ce n’est pas la complicité active) envers ce gauchisme judiciaire, qui ne cesse de pousser à des réformes du code de procédure pénale visant à rendre l’Etat impuissant face aux racailles – mais impitoyable envers « monsieur tout le monde » – et se soumet avec empressement aux diktats des instances supranationales inspirées par la même idéologie. Emblématique, la loi Guigou, de juin 2000, qui a fait du code de procédure pénale un outil pour ne surtout pas appliquer le code pénal.
  • Le lien entre certaines immigrations et la délinquance, qui n’est d’ailleurs plus simplement de la délinquance et encore moins des « faits divers », mais la constitution sur notre sol, par une proportion croissante de certaines diasporas, de contre-sociétés conquérantes et prédatrices mettant méthodiquement la France à sac. Toutes les études sérieuses menées en Europe sont unanimes, et sans ambiguïté. Leurs données sont publiques, sourcées, vérifiables. Mais si l’on en croit les déclarations de Gérald Darmanin, les razzias du début de l’été sont dues à « Kévin et Mattéo », tout comme le chaos au Stade de France avait été le fait de supporters anglais… S’il est bien évident que tous les immigrés et descendants d’immigrés de telle ou telle origine ne sont pas des pillards, les tendances générales demeurent. Le politique, qui sans nier les cas individuels, traite par définition des masses, ne peut plus continuer à refuser d’en tirer les conséquences.
  • La nécessité de donner aux citoyens ordinaires les moyens de se défendre et de défendre leurs proches et leurs biens contre les agressions. L’avocat Thibault de Montbrial, sans doute le meilleur spécialiste français de la question de la légitime défense, a fait plusieurs propositions de bon sens à ce sujet (Osons l’autorité, L’Observatoire, 2022), notamment la « doctrine du château » et « l’excuse de désarroi, crainte ou terreur » pour nuancer l’exigence irréaliste de stricte proportionnalité de la riposte (ce qui existe déjà dans le droit suisse, par exemple, et la Suisse n’est pas pour autant devenue le Far-West). C’est aussi, peut-être surtout, une question d’état d’esprit : les mobilisations de cet été à Ajaccio contre les dealers sont un exemple qui devrait être imité partout en France.

Ras le bol de la politique de l’affichage !

Hélas ! Jusqu’ici, le ministre de l’Intérieur ne s’est attaqué à rien de tout ceci, et ne semble pas en manifester la moindre intention, alors qu’il s’agit des chantiers sécuritaires prioritaires, bien plus importants que d’augmenter les effectifs de la police et de la gendarmerie, plus importants même que de construire de nouvelles places de prison ou de généraliser la vidéo-protection.

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On se souvient des déclarations de Nicolas Sarkozy sur le kärcher, qui se sont avérées n’être qu’esbroufe et effets de manche, politique du chiffre et de l’affichage, tout dans la communication et l’apparence sans aucun traitement sérieux des problèmes de fond – même les peines planchers, pourtant une excellente mesure, ont été abondamment contournées par la magistrature bien avant d’être abrogées par Christiane Taubira.

Gérald Darmanin donne de plus en plus l’impression de partager les ambitions présidentielles de son prédécesseur. Malheureusement, jusqu’ici son affichage de volontarisme partage aussi la tragique inefficacité du kärcher sarkoziste, et comme lui évite soigneusement de traiter les vraies sources de l’insécurité et de l’ensauvagement : le gauchisme judiciaire ; la lâcheté d’un pouvoir politique qui laisse la magistrature en roue libre, quand il ne soutient pas lui-même l’idéologie des « juges rouges » ; l’alimentation de contre-sociétés prédatrices par une part importante de certaines immigrations ; l’urgence d’un réarmement moral, juridique et politique de la foule des braves gens qui s’astreignent encore au respect de la loi, et à qui on ne pourra pas indéfiniment demander de se laisser humilier, agresser, piller, égorger, violer sans réagir.

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Mortel baiser au pays du foot

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Luis Rubiales et Jennifer Hermoso, Sydney, Australie, 20 août 2023 © Richard Callis/SPP/Shutterstock/SIPA

Depuis qu’il a embrassé sur la bouche la capitaine de l’équipe qui venait de gagner la Coupe du monde du football féminin, Luis Rubiales s’est attiré les foudres de fédérations sportives, d’associations féministes et de commentateurs médiatiques. Il est indéniable que son geste était déplacé, mais peut-on vraiment le qualifier comme une « agression sexuelle »? Réflexions.


L’affaire du « baiser forcé » de Luis Rubiales, président de la Fédération Royale Espagnole de Football (RFEF), à la joueuse Jennifer Hermoso lors de la remise de la Coupe du monde féminine après la récente victoire de l’équipe espagnole, n’en finit pas de faire des vagues. Aussi, face à la polémique grandissante – un scandale qui fait unanimement aujourd’hui la une de la plupart des journaux internationaux – la FIFA a-t-elle décidé, samedi 26 août, de suspendre, pendant une période initiale de 90 jours en attendant l’enquête disciplinaire, ledit président de ses fonctions.

La juste condamnation d’un geste inapproprié

Le jour même, la prestigieuse Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), association jadis créée par Simone de Beauvoir et présidée aujourd’hui par Annie Sugier, a publié un communiqué qui salue « la double victoire de l’équipe nationale féminine de football d’Espagne ». Double, car « championne du Monde, l’équipe nationale espagnole féminine est devenue championne d’un MeToo du football et sans doute du sport en général ». Certes, ces mots sont aussi bienvenus que sensés et en tous points légitimes. Comment ne pas dénoncer ce geste aussi inapproprié qu’inélégant, voire violent (puisque non consenti par Jennifer Hermoso) dans son affreuse symbolique machiste ? C’est sans la moindre ambigüité que nous condamnons donc ce geste, un « baiser forcé », éminemment répréhensible par-delà l’hypothétique spontanéité de l’euphorie ambiante.

La nécessaire échelle de valeurs dans la notion d’« agression sexuelle »

Mais, à y regarder de plus près, et sans rien minimiser de la gravité du comportement de Rubiales, une analyse à la fois plus rigoureuse et nuancée s’avère toutefois nécessaire à ce sujet hautement problématique.

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La première remarque consiste à critiquer, tant sur le plan juridique que moral, la notion d’ « agression sexuelle ». En termes nets et précis : peut-on véritablement mettre sur un même niveau d’échelle de valeurs, dans la hiérarchie des délits – et a fortiori des crimes commis -, un baiser forcé, pour condamnable qu’il soit, et l’extrême violence, tant psychique que physique, d’un viol ? En d’autres termes encore : n’y a-t-il pas là, dans cette sorte d’équivalence ainsi établie entre un baiser forcé et un viol, le risque, paradoxalement, de réduire par là, sinon de banaliser même, l’extrême gravité du viol ?

Un enjeu de société: le combat féministe contre la culture machiste

Ainsi, cette affaire, si on ne veut pas tout mélanger de manière irrationnelle ou partisane, se situe sur une ligne de crête entre, d’un côté, une culture séculairement machiste, phallocrate et patriarcale, autorisant indument l’affirmation du pouvoir masculin sur le corps des femmes, et, de l’autre, un néo-féminisme mal compris, agressif, militant jusqu’au fanatisme et, comme tel, susceptible de déboucher malencontreusement, et non moins illégitimement, sur un puritanisme aussi rétrograde que moralisateur, sinon culpabilisateur.

Davantage, ce qui est en jeu ici, ce n’est pas seulement la réputation et l’honneur d’un homme voué aux gémonies, mais aussi un réel enjeu de société sur les plans juridique, sociologique, anthropologique, éthique et philosophique.

Un wokisme aux allures d’inquisition

La morale de l’histoire ? Il s’agit de faire attention aux dérives, pour le fragile équilibre de nos démocraties, d’un tel processus de culpabilisation, où la permanence du jugement moral fait de plus en plus office de prétendue loi universelle et qui, sous couvert de libération des consciences, ne fait, au contraire, que les aliéner.

A relire: Fiasco dans l’affaire Bayou: la cellule «VSS» d’EELV doit s’autodissoudre!

Qu’on se le dise : ce constant lynchage médiatique, pitoyable mais efficace métonymie des anciennes chasses aux sorcières, ressemble de plus en plus, comme aux heures les plus sombres de certains régimes dictatoriaux d’autrefois, aux lâches et hypocrites tribunaux populaires, où l’acharnement de l’accusation se mêlait à la complaisance de la délation. Aujourd’hui, pour blanchir sa conscience et se dédouaner de toute faute, il suffit de trouver une personnalité publique qui, par sa visibilité médiatique, son statut social ou son rôle professionnel, serve de bouc émissaire ou corps expiatoire. C’est à cela que servait naguère – et l’Espagne est bien placée, justement, pour le savoir, hélas – la « Sainte Inquisition » ! Sauf que cette nouvelle « inquisition » se pare, pseudo-modernité oblige, des fallacieux attributs du wokisme à l’américaine. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’affaire du baiser forcé a été mise en exergue, en premier lieu, par un journal américain : le célébrissime et très influent New York Times.

L’innommable brutalité du viol: un crime particulièrement barbare

Conclusion ? S’il est en effet impératif de condamner sans ambages ce geste en tout point déplacé, il n’en demeure pas moins vrai, nuance oblige, qu’il faut également raison garder, sans pour autant le minorer ni le relativiser, dans l’établissement de la gravité des faits poursuivis ou incriminés. Il en va ici aussi, et avant tout, du respect nécessairement dû, sans les blesser davantage encore par quelque amalgame indigne, à toutes ces femmes ayant tragiquement et véritablement subi, quant à elles, l’innommable brutalité de ce crime particulièrement odieux, barbare en ce qui concerne son auteur et douloureux pour sa victime, qu’est le viol.

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