Sophie de Menthon dresse la liste de nos lourdeurs administratives. Elles ont joué contre nous


La liste non exhaustive ci-dessous, sans autres commentaires, suffit en elle-même à expliquer le dysfonctionnement du système de santé français! Non contents d’avoir subi de plein fouet toutes les lourdeurs administratives possibles pendant la crise, freins permanents à la bonne marche de notre pays et de son économie, nous découvrons l’usine à gaz des entités pléthoriques de l’univers de la santé, au nom probablement de l’efficacité!

On peut sourire ou pleurer, ou encore ne pas y croire, et pourtant jugez un peu :

  • Le ministre de la Santé
  • Le Directeur Général de la Santé
  • La Direction de Santé Publique France
  • Le Directeur de la Haute Autorité de santé (HAS)
  • Les Directeurs des Agences Régionales de la Santé (ARS)
  • Le Directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES)
  • La Direction de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé (AVIESAN)
  • L’agence Nationale de sécurité du médicament de la Santé (ANSM)
  • Un nombre d’infectiologues parisiens incroyablement élevé qui couraient les plateaux de télévision… (On peut s’interroger sur la capacité de certains à nous expliquer le virus lorsqu’ils étaient par exemple otorhinos ?)
  • Le fameux Centre national de recherche scientifique (CNRS)
  • Un Haut-Commissariat de lutte contre les épidémies
  • Le Haut Conseil de Veille Sanitaire
  • L’Agence Nationale de Sécurité de Logistique Médical
  • Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) (instance française chargée d’apporter une aide à la décision au ministre de la Santé en réalisant des rapports sur la santé et en formulant des recommandations.)
  • L’Institut national de la santé et de la recherche médicale
  • Les Centres Nationaux de référence, les fameux CNR
  • L’EPRUS : Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires
  • Sans oublier la médecine du travail qui en temps de paix est difficilement joignable, et dont nous ignorons actuellement le rôle.

Par ailleurs, on doit faire face en France à toutes les situations… avec de nouvelles structures !

Aussi pour la mise en place du dé confinement, il fallait forcément nommer un Monsieur déconfinement : ce fut fait, il fallait qu’il fût énarque et ce fut le cas en la personne de Jean Castex puisque d’évidence il n’y avait personne de compétent et de disponible dans l’armée citée précédemment. Parallèlement sortaient de terre avec efficacité des « cellules spéciales » pour les masques, pour les tests, puis pour accélérer le dédouanement de ces derniers… Jeunes inspecteurs des finances qui débarquaient, pleins de bonne volonté et totalement impuissants.

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Nous avons survécu sur le plan sanitaire grâce au nouveau bras droit gouvernemental (ou gauche selon l’actualité) créé par la loi du 9 août : il s’agit du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Le conseil doit toujours être HAUT pour signifier sa puissance, sa compétence et surtout, qu’il est au-dessus des autres – ce qui garantit des luttes internes. Il est appelé également « comité scientifique » par le Haut Gouvernement : les autres n’ont-ils probablement aucune compétence scientifique…à moins qu’il ne s’agisse d’une entité différente. Ce comité d’experts a pour fonction de conseiller, et non pas d’influer (sic) de façon à ce que les décisions politiques ne soient pas seules incriminées… sachant que les responsables politiques agissent sur les conseils dudit comité, qui selon son Président professeur de médecine Franck Chauvin, n’a aucune influence sur le politique qui doit être seul à décider et manifester sa parfaite et exemplaire indépendance d’esprit.

Trois questions fondamentales :

  1. Qui fait quoi ?
  2. Combien ça coute ?
  3. Qui est le chef ?

Peut-on nommer un comité pour répondre ?

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