Ayant vécu la chute du Mur de Berlin puis la transition démocratique en Allemagne de l’Est en tant que Consul Général de France à Leipzig (1994-1998) Eugène Berg partage quelques souvenirs de cette période.


Si la chute du Mur de Berlin ne marqua pas le début du démantèlement du camp socialiste et l’accès des démocraties populaires à la liberté, elle fait figure de marqueur historique incontesté. Berlin fut en effet le baromètre de la guerre froide. Si la capitale allemande était divisée, c’est parce que l’Allemagne l’était, si l’Allemagne était divisée, c’est parce que l’Europe l’était et si l’Europe était divisée, c’est parce que le monde l’était.

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J’étais à l’époque l’adjoint d’André Bord, président de la Commission Interministérielle pour la Coopération franco-allemande, ancien ministre du Général de Gaulle, puis des présidents Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Cet Alsacien, ancien résistant, condamné à mort par les nazis, avait commencé sa carrière politique comme assistant du maréchal Koenig, le vainqueur de la bataille de Bir Hakeim, menée contre l’Afrika Korps de Rommel. La réconciliation, puis la coopération franco-allemande fut l’affaire de sa vie. J’ai été le témoin de cette accélération de l’histoire lorsque la lente horloge huilée des diplomates fut dépassée par celle plus emballée et vivante du peuple allemand désireux de se retrouver.

Une autre Allemagne, fière de son histoire

Après novembre 1989, une de nos tâches fut d’aller à l’encontre de l’ancienne Allemagne de l’Est, la RDA, qui fut appelée après la réunification du 3 octobre 1990 celle des Fünf Neue Bundesländer : les Cinq Nouveaux États fédéraux (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Brandebourg, Saxe–Anhalt, Saxe et Thuringe). Avec cette autre Allemagne, symbolisée par tant de lieux prestigieux, parmi lesquels…

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