Le mois passé ne fut pas avare en tracasseries variées – mais toutes dues, il faut bien le dire, aux engagements à contre-temps de mon épouse actuelle. Attaques tous azimuts dans la presse et sur Internet (de Mediapart à Fdesouche, on ratisse large !) ; expulsion de Barjot de sa « Manif pour tous » remastérisée, en attendant celle de notre logement réclamée par Delanoë…

Heureusement qu’entre-temps, ma vie intellectuelle m’a procuré quelques satisfactions, et des plus rares. À trois reprises au moins, figurez-vous, je me suis senti glisser à gauche – sous les influences successives de Piketty, Badiou et même du pape François… Et le pire, c’est que ces enthousiasmes sont sincères ; je ne dis même pas ça pour attendrir le maire de Paris !

NOUS DEUX BADIOU

LUNDI 2 SEPTEMBRE. J’ai suffisamment moqué Alain Badiou pour son « hypothèse communiste » toujours recommencée et la solennité tautologique de ses « énoncés » maoïstes.

Sarcasme de classe, sans doute : comme l’avouaient spontanément les accusés lors des grands procès de la Révo Cul, moi aussi « mes origines bourgeoises me prédestinaient à trahir la classe ouvrière ».

 

*Photo : REVELLI-BEAUMONT/SIPA. 00656417_000007.

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