L’extension du port du masque à l’extérieur dans de nombreuses villes de France prétend répondre à l’augmentation des nouveaux cas détectés de Covid-19. Une mesure de plus en plus contestée qui semble davantage relever de la communication que de la prophylaxie.  


Depuis la sortie du confinement qui aura marqué les esprits par sa dureté et l’économie par sa longueur, une bonne partie de l’attention médatico-politique reste tournée vers la venue d’une « deuxième vague » particulièrement redoutée. Mais après plusieurs mois ponctués d’événements qu’on nous a présentés comme « à risque » (déconfinement en mai, manifestations et fête de la musique en juin, brassage de vacanciers en juillet), on n’aperçoit aucun signe de la fameuse deuxième vague qui, si l’on en croit les alarmistes, aurait déjà dû nous submerger depuis tout ce temps. Pas d’arrivées massives dans les hôpitaux, pas de cohortes de malades dans les salles de réanimation, pas de décès par centaines comme on a pu le voir en plein pic épidémique en mars et avril dernier.

S’alarmer à bon compte

Rien de particulièrement alarmant, donc, hormis une « hausse des contaminations » détectées par les très nombreux tests effectués quotidiennement sur le territoire.

Bien que la grande majorité de ces nouveaux cas concernent des patients plutôt jeunes (entre 15 et 40 ans), la plupart du temps asymptomatiques ou seulement paucisymptomatiques, la situation est montée en épingle par les pouvoirs publics qui s’affolent désormais de cette hausse et y voient là un « rebond de l’épidémie ».

Le masque contesté

Dernière trouvaille pour endiguer ce fameux rebond : la généralisation du port du masque, que ce soit dans les lieux clos depuis le 20 juillet dernier, et maintenant à l’extérieur dans de nombreuses villes de France. Seulement, cette mesure s’avère discutable et commence à se retrouver de plus en plus contestée, non seulement par une partie de la population (à l’image de ce que l’on a pu voir au Canada, aux USA, en Grande-Bretagne, en Allemagne et même en Espagne), mais également par une partie de la communauté scientifique.

S’il est facile de discréditer le citoyen lambda qui s’interroge sur cette mesure en le qualifiant immédiatement de complotiste, d’anarchiste, d’égoïste — voire de militant d’extrême droite — va-t-on utiliser les mêmes qualificatifs à l’endroit de médecins respectables et reconnus, peu suspects de sympathies douteuses ou d’idéologie déviantes ?

Des médecins sceptiques

L’un des premiers à avoir émis des doutes sur l’utilité des masques à l’extérieur a été le Professeur Jean-François Toussaint, directeur de l’institut de recherche biomédicale et d’épidémio

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