Marie-Antoinette est l’objet d’une passionnante exposition à la Conciergerie. Le destin atroce de cette reine martyrisée par l’histoire de France est présenté à travers les nombreuses métamorphoses de son personnage et leurs représentations.


Sage ou garce ?

Le 14 octobre 1793, Marie-Antoinette fait face au président du Tribunal révolutionnaire, Martial Joseph Armand Herman, à l’accusateur public Antoine Fouquier-Tinville, et à une salle comble. Le procès est expéditif. Très tôt le matin du 16, le verdict tombe, pour haute trahison : la mort !

Elle monte à l’échafaud le même jour, à 12 h 15. Une charrette l’a menée, mains liées dans le dos, jusqu’à l’actuelle place de la Concorde. Elle a un air de dignité paisible, qui force le respect. Effleurant le pied de Charles-Henri Sanson, elle aurait murmuré : « Faites excuse, monsieur le bourreau ». A-t-elle prononcé ces mots ? Peu importe ! Sa mort fondait à la fois son destin et sa légende.

Marie-Antoinette fut regardée comme une martyre, voire comme une

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Décembre 2019 - Causeur #74

Article extrait du Magazine Causeur

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