Parler, donc, de la loi Taubira.
Ou plutôt du non-débat autour de ce texte puisque que toute l’énergie, toute l’innovation déployée avec une frénésie de moyens n’ont visé qu’à rendre le combat aussi féroce qu’inexpiable. Dans son précédent éditorial, Élisabeth Lévy estime que la responsabilité principale de cette situation qu’elle déplore incombe à ceux qui auraient vu de l’homophobie partout. Accrochés à leur statut victimaire comme des moules à leur rocher, ils auraient fini par indisposer ces braves gens qui veulent sauver la France au nom du Sacré-Coeur et qui soutiennent que, pour se marier, il faut deux personnes de même secte.
Je ne sais pas ce qu’est un « statut victimaire ». Je sais, en revanche, ce que sont les victimes de l’homophobie. J’en ai rencontré une récemment, et je dois souligner que son statut ne relevait pas de la construction intellectuelle, comme je dois souligner qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’un « cassage de pédés » apparaisse en une de la presse locale.

*Photo : Hannah Assouline.

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