Portrait de l'activiste FEMEN ukrainienne Iana Jdanova, septembre 2016. SIPA. 00775354_000009

Visiblement, ça va mal en Suède ; assez mal en tout cas pour qu’Unionen, la principale confédération syndicale du pays, fonde un comité de vigilance contre un nouveau fléau des temps modernes : le mansplaining.

Le mansplaining, c’est l’« explication de mec », en clair la fâcheuse habitude que nous avons, nous autres mâles, de prendre nos collègues femmes pour des bécasses en leur expliquant sans cesse le pourquoi du comment. Vous croyez rendre service à votre voisine de bureau en lui détaillant avec une infinie patience les fonctionnalités de la dernière version du tableur Excel ? Mensonge, vous ne faites qu’ajouter de l’oppression patriarcale à la déjà pénible exploitation patronale.

Le syndicat est formel : le mansplaining est bel et bien une forme de harcèlement et donc un drame social que les salariées ne peuvent plus supporter. Voilà pourquoi on a créé un comité, bien sûr doté d’un site ad hoc et d’une hotline pour les urgences.

Hélas, nous apprend CNN qui a enquêté sur le phénomène, cette hotline a vite été détournée de son objet initial. La plupart des appels proviennent d’hommes, qui utilisent ce numéro pour savoir s’ils font, oui ou non, du mansplaining au travail. On espère, qu’en expliquant leur cas, ils ne seront pas paternalistes avec les téléopératrices…