Grâce aux romans Romanzo criminale et Suburra, des millions de lecteurs à travers le monde connaissent les arcanes de la pègre romaine. Il faut dire que leur auteur, l’ancien juge anti-mafia Giancarlo De Cataldo, n’a pas tiré ces histoires de sa seule imagination. Avec des personnages aussi hauts en couleur que Le Libanais, Le Noir ou Dandy, la Ville éternelle a pris des allures de Chicago sous la prohibition.

Il y a quelques années, lorsqu’a éclaté l’affaire Mafia Capitale, la réalité a carbonisé la fiction. Cette immense magouille de marchés publics truqués mise en place dans les années 2000 par le milieu et la Mairie de Rome était jugée cet été. Fin juillet, des années d’enquête et des semaines d’audience ont débouché sur… presque rien. Magnanimes, les magistrats ont en effet écarté l’article 416 du Code pénal italien qui punit les groupements mafieux. D’après leur verdict, la mafia romaine… n’existe pas !

« Délinquants ordinaires »

Cela n’a pas empêché le tribunal d’infliger une vingtaine d’années de prison aux deux principaux inculpés : Salvatore Buzzi dit « Le Rouge » et Massimo Carminati, alias « Le Noir », surnoms hérités de leurs engagements politico-militaires d’antan, aux deux extrêmes du spectre politique. Pour rançonner les responsables

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Septembre 2017 - #49

Article extrait du Magazine Causeur

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