Dernier des trois débats télévisés avant le premier tour des primaires de la gauche, Paris, 19 janvier 2017

Tandis qu’il agonise… Comment ne pas songer au célèbre  roman de William Faulkner en voyant le PS se consumer un peu plus chaque jour ? La primaire organisée le mois dernier devait permettre au parti né à Épinay en 1971 de se refaire une santé. Las ! elle a confirmé que le malade avait atteint un stade critique. Le chiffre à retenir n’est pas le score de tel ou tel candidat du premier tour, pas plus que le résultat du second tour, mais celui de la participation : le premier dimanche, elle a diminué de près de 40 % par rapport à la primaire de 2011. Déjà, les taux d’audience des différents débats télévisés avaient été faiblards, très faiblards. À l’automne, la primaire de la droite avait suscité un réel engouement. En janvier, la primaire du PS a mis en lumière un vrai rejet.

Les formations politiques sont à l’image des civilisations : mortelles. L’ancêtre du PS, la SFIO, a résisté à beaucoup d’avanies, de la guerre d’Algérie au retour au pouvoir du général de Gaulle. Mais elle n’a pas survécu au score calamiteux de son candidat, Gaston Defferre, à l’élection présidentielle de 1969 : 5 %. Or les sondages créditent aujourd’hui le vainqueur de la primaire socialiste d’un score à peine plus élevé au premier tour de la prochaine présidentielle. Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, poser la question de l’après-PS ne relève donc plus de la politique-fiction.

À l’origine des refondations politiques, il y a toujours un homme. En 1969, il s’appelait François Mitterrand. Après l’échec de Gaston Defferre, il était le leader incontesté de

Lire la suite