Luc Rosenzweig était un modèle de journaliste. Erudit, fin connaisseur de l’âme humaine et des arcanes politiques, drôle et parfois injuste, l’ancienne plume de Libération et du Monde manque cruellement à Causeur et à ses lecteurs.


On dit souvent que c’est avec le temps qu’on ressent l’absence. En ce qui concerne Luc, elle m’est tombée dessus quelques jours après ses funérailles, le 20 juillet à Lyon, et son inhumation dans son village de Savoie où nous nous étions promis de nous retrouver cet été pour travailler au livre que nous étions en train d’écrire. Toutefois, ce n’est pas la pensée de ce projet ni le souvenir des instants partagés qui m’ont fait comprendre ou plutôt éprouver que son absence serait définitive et combien elle serait cruelle, mais une circonstance banalement professionnelle. L’affaire Benalla venait de commencer et tout en m’amusant passablement des pitreries involontaires de Roger-Petit et consorts, je me demandais par quel bout la prendre. Habituellement, dans de telles circonstances, l’un de mes premiers réflexes était d’appeler Luc. « J’ai besoin que tu me dises ce que je pense », lui disais-je en riant. Et s

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Causeur #60 - Septembre 2018

Article extrait du Magazine Causeur

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