Une fois de plus, la voilà cette minorité de blocage, agissante, vociférant, et comme à son habitude drapée dans son indignation. Le camp du bien. Contre le camp des salauds de patrons. Qui sont-ils ? De gros bataillons du service public, des intermittents qui ont un statut qui n’a rien à voir avec cette loi, 90 % des sociologues, des économistes anciens étudiants d’économie devenus professeurs sans avoir connu une PME, des étudiants de facultés comme Rennes 2, où le seul enseignement parfaitement assimilé est la culture de la revendication, et des lycéens qui ânonnent car ils ont appris de leurs professeurs que l’État c’est bien et le privé c’est pas beau.

Somme toute pas mal de gens qui pour la plupart n’ont jamais connu l’entreprise et n’en comprennent pas le fonctionnement. Comme il est risible d’entendre Caroline de Haas – ancienne de l’UNEF elle aussi – se prétendre entrepreneur, elle qui « ne veut pas que ses salariés travaillent après 18 heures » alors que les clients de son « cabinet de conseil » sont essentiellement des collectivités, des mairies ou des entreprises du secteur public dont les horaires de travail ne sont pas trop violents… L’entre-soi.

Connivence, clientélisme, tout ce beau monde mange et mangera à vie à la cantine de l’État. On se passe les plats, et le studieux William Martinet de l’UNEF (neuf ans qu’il consomme le budget de l’enseignement supérieur pour une pauvre licence) rêve certainement d’être un futur Bruno Julliard. Encore un qui n’aura jamais travaillé pour de vrai. C’est ça, la merveilleuse classe sociale de la rente, à la manière des nobles sous Louis XVI qui se refilaient des charges. Ils consomment du budget sans avoir jamais su en créer un.

 

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