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Mort de Quentin: Erreur Système

Le billet politique d’Ivan Rioufol


Mort de Quentin: Erreur Système
Montpellier, hier © LEO VIGNAL/SIPA

Notre chroniqueur revient sur le meurtre de Quentin, trop français pour le système, selon lui. Le procureur de la République de Lyon prendra la parole vers 15 heures. S’il s’avère que les meurtriers étaient bien membres de la Jeune Garde, le fameux groupe « antifa » dont Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse, est le cofondateur, le parti de Jean-Luc Mélenchon pourrait connaître une grave crise.


C’est reparti ! La perspective présidentielle attise les ambitions. Mais la valse des egos est surannée. Jeudi soir, sur TF1, c’est Bruno Retailleau (LR) qui a annoncé sa candidature, tandis que Quentin Deranque sombrait dans un coma mortel après son lynchage par des « antifas » à Lyon. « Je veux que la France se relève », explique aussi Retailleau dans le Figaro Magazine. Dans le même hebdomadaire, Éric Zemmour se présente comme « l’incarnation de cet immense mouvement en France » qu’est le réveil d’un peuple qui ne veut pas mourir. Mais sont-ce bien ces immodesties de sauveurs autodésignés qu’attendent les Français ? La prestation de Retailleau a fait partir 700.000 téléspectateurs, selon Le Parisien de samedi. Zemmour, que Sarah Knafo présente comme « l’homme de l’histoire », reste dans l’étiage des sondages.

Les craintes identitaires françaises délégitimées depuis trop longtemps

Rien de s’enclenchera tant que les oubliés ne seront pas appelés en renfort. Les «moi» et les «je» des prétendants, aussi brillants soient-ils, ne sont plus opérants. Les bernés ont suffisamment donné dans le registre de l’enflure. L’homme providentiel est une chimère. Il n’y aura pas de « moment gaullien » en 2027 car il n’y a plus de « Grands Hommes ». La Ve République offre un costume trop grand. D’ailleurs, Retailleau analyse cette situation quand il dit : « Je redonnerai au peuple le pouvoir de décider ». Cependant, promettre de « renverser la table » oblige à fédérer préalablement les colères françaises. Or la société éruptive, cette révolution conservatrice qui rebute la droite centriste et populophobe, reste laissée à elle-même. Avant d’entrer dans la course, le candidat devrait apprendre plus humblement à dire « nous ». La crise de la démocratie force à entendre le parti du peuple, ce « front populiste » appelé à co-écrire une histoire française avec des élites qui le suivent enfin.

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Une guerre civile est à conjurer. Elle est l’autre éléphant dans le salon, à côté de l’immigration invasive. A force de délégitimer les craintes identitaires des autochtones et de s’attendrir sur les minorités agressives, les partis conformistes, Emmanuel Macron en tête, ont fait des nationaux des cibles à abattre. La partie molle des Républicains demeure dans cette débandade, quand ses membres refusent l’union avec Éric Ciotti ou Marine Le Pen.

C’est pourri, c’est LFI ?

Quentin Deranque, 23 ans, a été tué parce qu’il protestait contre la mainmise de la gauche totalitaire sur l’enseignement supérieur. Il protégeait les jeunes femmes occidentales du mouvement Némésis, venues dénoncer la présence de Rima Hassan à Sciences-Po à l’aide d’une banderole : « Islamo-gauchistes hors de nos facs ». Outre une militante brutalisée, Quentin a été tabassé, à terre, par des nervis de la députée LFI, antisioniste et anti-France.

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La semaine dernière, c’est un djihadiste français, Brahim B., qui a été tué par la Garde Républicaine après s’en être pris, sous l’Arc de Triomphe, à des gendarmes qu’il voulait « flinguer ». Dans les deux cas, la terreur a des liens avec Jean-Luc Mélenchon et ses alliés de l’islam radical. La haine de la France française fédère les islamo-gauchistes, qui entendent faire pression sur les votes à venir. Aussi revient-il aux Français de se défendre, sans attendre le réveil des politiques. Pourquoi pas une manifestation de masse en souvenir de Quentin, tué pour avoir défendu son pays ?

RS

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Journaliste, éditorialiste, essayiste. (ex-Le Figaro, CNews, Causeur)

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