Hier après-midi à Matignon, le Premier ministre est longuement intervenu pour expliciter et défendre les mesures préconisées par Nicolas Sarkozy pour sauver la France et accessoirement l’Europe.

Il est fort logiquement revenu en profondeur sur ce qu’il ne faut surtout pas appeler « TVA sociale » et que, par déférence, nous appellerons TVA sans nom : « L’idée de cette réforme est simple : elle consiste à transférer sur des ressources à l’assiette plus large et plus favorable à l’emploi et à la compétitivité de notre économie, une partie des cotisations qui financent notre protection sociale mais qui pèsent, aujourd’hui, sur le travail. »

Et pour ceux qui auraient mal suivi, il n’a pas hésité à souligner le caractère para-protectionniste (mais sans le dire, hein) de cette mesure : « Elle reviendra par ailleurs à « taxer » les importations qui contribueront ainsi au financement de notre protection sociale et à réduire également l’écart entre le coût des produits importés et le coût des produits fabriqués en France. Plus largement, en réduisant le coût du travail, nous allons faciliter les embauches, nous allons réduire les incitations aux délocalisations, nous allons inciter à relocaliser les emplois ». Bref vous l’aurez compris, le vrai relocalisateur, le vrai démondialisateur, c’est Sarkozy.

Et si Hollande, contrairement à Valls autrefois, est vent debout contre cette taxe, eh bien il a tout faux, et Fillon nous le prouve : « Dans le programme du Parti socialiste en 2002, il était expressément prévu de baisser les cotisations patronales qui pèsent sur le travail et de les reporter sur la valeur ajoutée pour stimuler l’activité économique dans notre pays. »

Certes, François, certes. C’est vrai que le programme PS de 2002 était bien plus favorable aux entrepreneurs qu’à ces cochons d’ouvriers. Avec le succès qu’on sait pour Lionel Jospin…

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