Quel que soit le niveau de discernement de son auteur, un crime prononcé aux cris d' »Allah akbar » est islamiste. Il en va ainsi du meurtre de Sarah Halimi par Kobili Traoré, jugé pénalement irresponsable par le tribunal car sous l’emprise de cannabis.


Il ne nous appartient pas de décider si l’assassin de Sarah Halimi doit être reconnu comme pénalement responsable ou pathologiquement irresponsable de son crime. Cette décision appartient au tribunal, éclairé par des experts en psychiatrie.

Un crime à dimension antisémite

En revanche, nous sommes en droit de demander au tribunal que les différents facteurs qui ont poussé Kobili Traoré à assassiner et à défenestrer Sarah Halimi, une femme juive, aux cris d’Allah akbar, soient publiquement nommés et dénoncés dans les attendus de son jugement.

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Les expertises qui ont précédé le jugement rendu par le tribunal ont proposé deux facteurs en faveur de l’irresponsabilité pénale : les graves troubles psychiatriques de l’accusé, et sa consommation excessive de cannabis.

Certains experts ont évoqué la dimension antisémite d’un acte délirant. Or cette dimension est le seul facteur qui explique le choix de la victime : une femme juive.

D’où vient l’antisémitisme ?

Reste donc le point suivant, qui n’a pas été abordé et qui doit l’être : d’où provient l’antisémitisme qui a contribué au crime ?

S’il ne nous appartient pas de décider si Kobili Traoré est pénalement responsable ou pathologiquement irresponsable, nous sommes en droit d’exiger la reconnaissance publique dans les attendus du jugement de ce fait : les cris d’Allah akbar poussés par Kobili Traoré pendant l’assassinat de Sarah Halimi prouvent la responsabilité de l’islamisme dans sa folie antisémite meurtrière.

Quand le cannabis sera mis en vente libre, il faudra placer cet avertissement sur l’emballage : « Attention, le mélange de cannabis et d’islamisme conduit à la folie meurtrière ».

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