Poster du Hamas. Photo : delayed gratification.

L’histoire du conflit entre Palestiniens et Israéliens est une succession d’occasions manquées − parce qu’on a hésité, reculé devant un obstacle de taille, voire une concession majeure comme l’étendue du territoire concédé, le contrôle des lieux saints ou le « droit au retour ». Ces opportunités ratées génèrent de la frustration et enveniment les relations déjà compliquées entre les protagonistes. Mais certaines relèvent d’un autre registre, celui des symboles qui peuvent faire naître la confiance et changer radicalement le regard porté par les uns sur les autres. Même la haine n’interdit pas de se reconnaître une commune humanité – même si elle n’aide pas.

L’accord pour la libération de Guilad Shalit aura été l’un de ces ratages, un moment où l’affrontement, militaire et politique, aurait pu céder, ne fût-ce que quelques heures, aux préoccupations simplement humaines. Sans renoncer à rien sur le fond, le Hamas aurait pu choisir avec plus de discernement les prisonniers qu’il réclamait en échange du soldat israélien – du moins c’est ce qu’il aurait fait si son objectif était d’améliorer la situation sur le terrain.

Cet article est issu de Causeur magazine n ° 41.

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