« J’ai dit ce qu’il fallait pour gagner, je fais ce qu’il faut pour gouverner. » C’est par cette heureuse formule que Gil Mihaely, mon PDG et néanmoins ami, résume le revirement de François Hollande sur la compétitivité. Contrairement à certains – voire à certaines –, Gil n’est pas du genre à s’énerver pour rien, mais là, il est colère. Il faut dire que ce revirement s’apparente sacrément à un reniement. Après avoir expliqué urbi et orbi que le coût du travail n’était pas le problème et proclamé que, lui Président, jamais on ne toucherait à la TVA, cet impôt dégoûtant parce que tout le monde le paie même les pauvres, François Hollande s’apprête à faire adopter des mesures qui ne sont guère éloignées de la TVA sociale, jusque-là honnie puisqu’elle a été défendue, trop tard d’ailleurs, par le précédent gouvernement. On est donc très au-delà du « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis ».

*Photo : Affiche du P.S pendant la campagne présidentielle de 2012