La montée en puissance d’un fort sentiment identitaire hétérosexuel, avivé par les sarcasmes de la majorité morale gay et féministe au pouvoir, pourrait être une des clés de l’élection présidentielle. Reste à savoir qui, des deux candidats, saura le mieux séduire les hétéros.

Un électorat orphelin de son candidat naturel

Un homme – « un vrai », comme ils disent – incarnait jusqu’à l’excès les aspirations des hétérosexuels radicaux : Dominique Strauss-Kahn. Il était le candidat naturel non seulement des mâles dominants, mais aussi des femmes qui se savent « chiennes » ; et ça fait du monde !
Ses mésaventures new-yorkaises et lilloises lui valent, aujourd’hui encore, le respect de beaucoup d’hétéros, par-delà le traditionnel clivage droite-gauche : « Il a fait tout haut ce que beaucoup d’hommes pensent tout bas ! » confie même, sous couvert d’anonymat, un député de la Droite populaire.
N’empêche ! Ces deux affaires pendantes lui ont coupé, au moins provisoirement, la route de l’Élysée. Alors, vers qui les électeurs frustrés par son retrait vont-ils se retourner ?

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