Entretien avec Florence Berthout, maire LR du 5e arrondissement, candidate déclarée à la succession d’Anne Hidalgo


Causeur. Les critiques de la gestion de la ville de Paris se concentrent sur la personne d’Anne Hidalgo. En tant qu’élue d’opposition, quel regard portez-vous sur le partage des responsabilités entre la maire et les autres membres de la majorité ?

Florence Berthout. Elle n’est pas dans une situation confortable, car l’union de sa majorité est une fiction sur le fond. Anne Hidalgo doit composer avec des alliés qui s’accrochent aux vieilles lunes d’une gauche datée, à l’image de ces élus PCF qui veulent débaptiser des rues ou retirer l’enseigne du « Nègre joyeux » [un ancien magasin de café de la place de la Contrescarpe datant de 1897, NDLR], parce qu’elle serait colonialiste et raciste. Le rôle d’un chef est de fixer la ligne sans se laisser instrumentaliser. Anne Hidalgo veut débattre de tout, y compris de sujets farfelus. Il y a parfois des échanges stupéfiants au Conseil de Paris, comme à propos du « manspreading », de l’écriture inclusive ou des rats.

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Que s’est-il passé avec les rats ? Pourquoi ont-ils proliféré ?

Ils ont toujours été là, il y en a deux ou trois par Parisien. On les voit plus parce que les nouvelles corbeilles de rue [30 000 installées pour 3 millions d’euros, NDLR] leur permettent d’accéder aux restes de nourriture, alors que le service de lutte contre les rongeurs a perdu un tiers de ses effect

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Mai 2019 - Causeur #68

Article extrait du Magazine Causeur

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