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Qu’y a-t-il dans la tête d’Anne Hidalgo?

La maire de Paris serait une nullité, doublée d’une tête de mule. Oui, mais...

Qu’y a-t-il dans la tête d’Anne Hidalgo?
Anne Hidalgo dans son bureau de l'Hôtel de Ville de Paris, mars 2015. ©Joël Saget/AFP

Avec les écologistes et les communistes en guise d’alliés, les lobbies LGBT et pro-migrants sur le dos, et les médias en embuscade, comment Anne Hidalgo fait-elle pour piloter la lourde machine administrative de la mairie de Paris ? Reportage.


Haro sur Anne Hidalgo. La cause est entendue, la maire de Paris est une nullité, doublée d’une tête de mule. Avant même de s’illustrer en réclamant la renaissance de Notre-Dame de Paris pour les JO, elle avait accumulé les boulettes – Vélib’ en panne, Autolib’ coulé, embouteillages sur les avenues et rats dans les parcs. Et en prime, elle n’écoute personne. La pasionaria du « vivre-ensemble » est, semble-t-il, invivable au quotidien. Lassé par ses foucades, son premier adjoint, Bruno Julliard, a démissionné en septembre 2018, parlant d’un « déficit d’humilité et de compréhension ». Prétentieuse et bornée, en deux mots. Début novembre, l’adjoint à la propreté, Mao Peninou, a démissionné à son tour. Alors que les municipales auront lieu en 2020, 26 % des Parisiens sont « plutôt mécontents » et 32 % « très mécontents » de son action, selon un sondage IFOP publié le 24 mars par Le Journal du dimanche.

Voyage au bout de l’Anne Hi’

En somme, on peut difficilement imaginer pire. Et pourtant, le pire, c’est qu’Anne Hidalgo n’a pas encore perdu les élections, comme elle l’a fait tambouriner dans divers médias au cours d’une campagne de com déguisée en information. À 24 % d’intentions de vote, selon le même sondage, elle devance d’un rien Benjamin Griveaux, dix points devant les autres candidats putatifs ou déclarés. Entre Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Rachida Dati, Gaspard Gantzer, Florence Berthout, sans oublier les députés Pierre-Yves Bournazel et Hugues Renson, l’adjointe au maire du 4e arrondissement Anne Lebreton ou le sénateur Julien Bargeton, la désunion de ses rivaux joue en sa faveur.

Anne Hidalgo sait tout cela. Âgée de 59 ans, elle fait de la politique à plein temps depuis deux décennies. Entre 1997 et 2002, elle est passée par trois cabinets ministériels (emploi, droits des femmes et justice). Première adjointe de Bertrand Delanoë à partir de 2001, à qui elle a succédé en 2014, elle connaît les rouages de la mairie (55 000 agents) et les subtilités d’une élection où la bataille se joue par arrondissement. Elle doit composer avec des adversaires politiques difficiles et avec des alliés qui ne le sont pas moins. Anne Hidalgo décide parfois, mais consacre aussi du temps à édulcorer des propositions électoralement suicidaires venant de son propre camp. « Le seul, le vrai, l’unique voyage, c’est de changer de regard », disait Marcel Proust. Adopter le temps d’un article celui d’Anne Hidalgo, c’est s’embarquer en effet pour un voyage en terre inconnue. Pour comprendre comment madame la maire mène sa barque ou, peut-être, comment elle est menée par elle, on fera le point sur cinq dossiers : les rats, l’écriture inclusive et le féminisme, la politique antivoiture, les camps de migrants et l’envolée des prix du logement. Or, il apparaît bien souvent que ce qu’on prend pour les lubies de la maire sont en réalité celles de groupuscules dont elle a besoin pour gouverner.

Sauvez les rats !

Depuis quelques années, on les voit beaucoup plus souvent en surface, principalement, disent les experts, parce que les travaux incessants les dérangent en sous-sol. La riposte classique serait une campagne de dératisation utilisant des méthodes létales, pièges ou appâts empoisonnés. Sauf que ces solutions ne sont pas du goût des élus écologistes (15 sièges sur 163 au Conseil). « Comment peut-on autoriser de telles méthodes, qui in fine sont des actes de cruauté caractérisés ? », protestait le 22 décembre 2016 la commission Condition animale du groupe EELV parisien. Elle préconisait de planter du laurier et de la marjolaine dans les parcs, leur odeur étant supposée éloigner les rongeurs, en attendant les retours d’expérience sur les contraceptifs pour rats, testés par la ville de New York.

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Avant de sourire devant cette sensiblerie, il faut examiner le dossier comme le ferait un élu EELV. Dans sa sphère intellectuelle, on parle aujourd’hui sérieusement d’accorder une forme de citoyenneté aux « animaux liminaires », ceux qui coexistent avec l’homme. La ville est un « espace commun que nous partageons avec d’autres espèces » (communiqué EELV du 22/12/2016). La citoyenneté animale était le thème central du colloque « Animal politique » organisé le 2 juin 2016 à l’Assemblée nationale, sous le parrainage des députés EELV Laurence Abeille et PS Geneviève Gaillard. Il y a beaucoup été question de Zoopolis : une théorie politique des droits des animaux, livre écrit par deux philosophes canadiens, Sue Donaldson et Will Kymlicka. Pour ces auteurs, pris très au sérieux aujourd’hui par les Verts, la création d’un statut de résident pour les animaux s’inscrirait dans le prolongement de l’abolition de l’esclavage. En mai 2018, Florentin Letissier, adjoint EELV à la maire du 14e arrondissement, a proposé au Conseil la création d’une plaque commémorative des animaux morts pendant la guerre, dans le but de rappeler aux Parisiens qu’ils ne jouissent pas d’une « place centrale et supérieure au sein du monde vivant ». En attendant que ces percées conceptuelles portent tous leurs fruits, le plan validé en 2017 par Anne Hidalgo prévoyait des dératisations « respectueuses de l’environnement », politesse faite aux Verts, sans que les mots « piège » et « poison » ne soient jamais employés. En pratique, ils sont utilisés, l’effet répulsif de la marjolaine relevant de la pensée magique. Vous trouvez que la philosophie Zoopolis est au bas mot farfelue ? La maire de Paris est probablement d’accord avec vous. Espagnole et Française (elle a les deux nationalités), Ana Maria Hidalgo Aleu a plusieurs fois refusé de condamner la corrida. Son cabinet nous confirme qu’elle n’a pas changé d’avis.

L’écriture inclusive, mais sous la pression…

Quand le Premier ministre Édouard Philippe a donné consigne à ses ministres de la bannir des communications officielles, en novembre 2017, la Ville de Paris a immédiatement fait savoir qu’elle refusait de s’aligner, ce que Europe 1, entre autres, a interprété comme un acte de résistance d’Anne Hidalgo. En réalité, c’est Hélène Bidard, adjointe PCF à la lutte contre les discriminations, qui a pris la parole en Conseil de Paris, le 21 novembre 2017, pour annoncer que la municipalité ne lâcherait pas le point médian. De même, la maire était absente le 21 novembre 2018, quand la conseillère de Paris EELV Joëlle Morel a proposé de rebaptiser les Journées du patrimoine « Journées du matrimoine et du patrimoine ». « Vous noterez d’ailleurs que la Maire n’utilise pas, ou très rarement, l’écriture inclusive dans son expression personnelle sur les réseaux sociaux », nous signale son cabinet. En effet, son compte Twitter et sa page Facebook sont pratiquement vierges de point médian.

Sur le plan électoral, elle a probablement compris que l’écriture inclusive était une balle dans le pied. Les enquêtes d’opinion montrent qu’une très large majorité des sondés ne sait pas de quoi il s’agit ! Quand ils le savent, ils y sont défavorables, à 69 % pour les sympathisants PS et à 83 % pour les plus de 65 ans (enquête IFOP pour Atlantico de novembre 2017). Mais une élue socialiste peut-elle encore appeler à la mesure dans l’expression du féminisme ? Le 4 juillet 2017, sur proposition de David Belliard (EELV), le Conseil de Paris a voté un « vœu » à la RATP et au Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) pour qu’ils sensibilisent les voyageurs aux problèmes du « manspreading », habitude présumée masculine consistant à s’asseoir en écartant largement les jambes. Tout délirant qu’il soit, ce « vœu » manifeste une forme de retenue de la part du Conseil. Le collectif Osez le féminisme, pour sa part, voudrait que le « manspreading » soit sanctionnable, car c’est la « première étape du continuum des violences » qui s’exerce contre les femmes, « dans l’espace privé comme public ». Qui écarte les jambes peut aussi bien battre sa compagne… Inepte ? Peut-être, mais la fondatrice d’Osez le féminisme, Caroline de Haas, a un pouvoir de nuisance avec lequel il faut composer. Sa pétition « Loi travail : non, merci » (un million de signatures) a coûté cher à Myriam El Khomri, en 2016. À gauche, tout le monde s’en souvient.

Automobile, une guerre payante et sans risque

Dans ce dossier, la ligne dure est celle d’Anne Hidalgo. Il faut réduire la place accordée à la voiture, créer de la congestion, jusqu’à ce que les automobilistes, écœurés, se reportent sur les transports en commun. En tant que présidente du C40 Cities (regroupement de 96 métropoles pour la lutte contre le réchauffement climatique), elle se doit d’avoir une politique vigoureuse contre les moteurs thermiques. Et ça marche ! La circulation à Paris recule de 2 à 4 % en moyenne, chaque année. Le problème est que cela aurait sans doute réussi sans cette politique punitive qui organise délibérément l’étranglement de la ville. Les immatriculations de voiture à Paris étaient orientées à la baisse bien avant la prise de la mairie par le PS. Depuis 1990, au total, quelque 150 000 ménages parisiens ont renoncé à posséder une voiture. La région Île-de-France se désindustrialisant, le nombre de camions sur les routes recule aussi. On est tombé de 32 milliards de tonnes/km annuelles en 2000, à 28 milliards en 2015, ce qui représente des dizaines de milliers de 38 tonnes évaporés, selon les statistiques du Conseil général du développement durable. Si on y ajoute le durcissement progressif des normes européennes antipollution en matière automobile (la dernière, Euro 6c, date seulement de 2018), une conclusion s’impose. Même si la municipalité avait tout fait pour encourager la circulation, la pollution de l’air liée au trafic aurait quand même diminué à Paris ! Si les pics de pollution sont plus nombreux, c’est exclusivement parce que les seuils de déclenchement des alertes sont régulièrement revus à la baisse, dans le cadre des directives européennes sur la qualité de l’air.

Mais cela, Anne Hidalgo se garde bien de le dire, car taper sur la voiture est en réalité un bon calcul électoral. Les restrictions à la circulation gênent surtout les banlieusards, qui ne votent pas. Elles font plaisir aux électeurs sensibles au thème de l’environnement. Elles vont enfin dans le sens d’un préjugé tenace, selon lequel la voiture individuelle est ontologiquement de droite (contrairement à la voiture partagée façon Bluecar ou Free2Move). En 2015, on a vu fleurir de nombreuses analyses établissant un lien entre la carte du vote FN en région parisienne et celle des transports en commun ! « L’écrasante majorité des 682 communes, dans lesquelles la liste FN de Wallerand de Saint-Just est arrivée en tête, est en effet située […] au-delà des terminus des différents RER », pointait La Tribune du 11 décembre 2015. « Dès qu’on se trouve à dix ou quinze minutes d’une ligne RER, le vote FN s’envole de 10 à 20 % », affirmait déjà Olivier Faure dans Le Point du 27 mai 2014. La corrélation entre le vote FN et l’usage de la voiture ne se vérifie nulle part hors d’Île-de-France, mais peu importe. En politique, il faut savoir flatter les préjugés.

Du bon usage électoral des camps de migrants

Sur ce sujet explosif, la maire de Paris était prise entre deux feux. D’un côté, les campements sauvages finissent par lasser même les mieux disposés des habitants. D’un autre côté, il faut tenir compte des humanitaires, qui ont un pouvoir de mobilisation et de nuisance considérable. Le compromis trouvé a consisté à tolérer les migrants, mais pas n’importe où. Chacun l’a remarqué, ils sont dans le nord-est parisien. Selon le cabinet de la maire, c’est « essentiellement dû à la proximité avec la gare du Nord et à l’axe Paris-Calais. De nombreux migrants prévoyant de rejoindre l’Angleterre ou les pays nordiques comme la Suède, le nord de Paris représente un point d’étape dans leur parcours migratoire ».

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Il ne s’agirait en somme que d’un choix technique. Un examen attentif de la carte électorale montre pourtant que les migrants sont tolérés dans les secteurs où l’adversaire ne se situe pas à la droite d’Anne Hidalgo, mais à sa gauche. Les camps sont majoritairement situés dans la 17e circonscription, qui a envoyé Danièle Obono (La France insoumise) à l’Assemblée en 2017, avec 50,71 % des voix. Un authentique exploit, sur fond de raz-de-marée LREM. On trouve aussi des tentes de migrants dans la 16e circonscription voisine. Elle a élu député en 2017 Mounir Mahjoubi (LREM), mais de justesse. Avec 48,82 % des suffrages à LFI, c’est également un fief où le danger, pour Anne Hidalgo, vient plutôt de l’aile gauche. Risquer un procès en xénophobie est périlleux, dans ce secteur où un penseur comme Teddy Cruz est pris au sérieux. Cet architecte, qui a reçu à Paris en mai 2011 un « Global Award », oppose « la planification discriminatoire des banlieues pavillonnaires et les stratégies informelles des bidonvilles ». Selon lui, les migrants régénèrent la ville. Ils « transforment les banlieues pavillonnaires en sites de production en y imbriquant des marchés, des lieux de culte, d’éducation, des espaces communautaires ». Anne Hidalgo a cosigné en décembre 2017 une tribune assez décoiffante à l’occasion du lancement du projet Place. Il vise à transformer des migrants en entrepreneurs, prouvant ainsi, selon la maire, que ces derniers « seraient en mesure de contribuer ici et maintenant à la richesse économique et culturelle de notre ville », si notre manque d’ouverture d’esprit n’en faisait pas « basculer une majorité dans l’exclusion à peine leur arrivée ».

La sphère associative a applaudi. L’électorat volatil des 12e, 13e et 14e arrondissements, peut-être un peu moins. Ces secteurs sont les équivalents parisiens des « swings states » qui, en basculant d’un bord à l’autre, font et défont les présidents américains. Entre les quais de Seine dans le 13e, le parc de Bercy dans le 12e et les larges contre-allées des boulevards du 14e, la place ne manque pas. Et pourtant, pratiquement pas de tentes de migrants ! Il y a eu un camp près de la Cité de la mode et du design (quai d’Austerlitz, 13e) en 2015. Il a vite été dégagé. Les laisser prendre racine dans cette partie de Paris serait électoralement trop risqué.

Immobilier hors de prix, exode des Parisiens : tant mieux

Après avoir progressé dans les années 1990 et 2000, la population de Paris a diminué de 59 648 habitants entre 2011 et 2016. Le 8e et le 2e se vident à toute vitesse (- 10 % et – 11,6 % en cinq ans, selon l’Insee). Principale cause des départs, les prix de l’immobilier, qui ont triplé en vingt ans. Cette saignée démographique n’émeut guère le cabinet d’Anne Hidalgo. « Pour nous, le sujet est moins d’augmenter le nombre d’habitants que de veiller à maintenir la diversité de ces habitants et à améliorer leur cadre de vie. » On peut aller plus loin : la Ville s’accommode très bien de la tendance actuelle. Une étude de l’Insee publiée en 2012 montre que les arrivants dans la métropole du Grand Paris ont entre 15 et 29 ans, dans 60 % des cas, alors que ceux qui s’en vont (197 000 personnes en 2012 !) sont des familles et des personnes âgées. Les jeunes sans enfants font tourner les cafés et les commerces, votent plutôt à gauche et ne réclament, contrairement à ceux qui s’en vont, ni places en crèche ni maisons de santé.[tooltips content=”Anne Hidalgo a annoncé en janvier la gratuité des transports en commun pour les 4-11 ans à la rentrée prochaine et des réductions pour les collégiens et lycéens, mais elle n’avait pas vraiment le choix. Ses alliés EELV font pression depuis des années en faveur de la gratuité totale des transports pour tous.”]1[/tooltips]

De là à dire que la mairie entretient la hausse des prix de l’immobilier résidentiel, il y a un pas. On peut le franchir sans hésitation, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la Ville ne fait strictement rien pour ralentir l’immobilier de bureau. Le cabinet Deloitte saluait le dynamisme du marché en 2017 avec 750 000 m2 de bureaux en chantier dans la capitale ! Un record historique. Parallèlement, la majorité en place contribue à assécher le marché du résidentiel en rachetant des logements, au lieu d’en construire (voir entretien avec Florence Berthout, page suivante).

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Dernier point, et non des moindres, les règlements adoptés par Paris ont renchéri les coûts de construction. Le plan local d’urbanisme adopté en juillet 2016 renforce les obligations de végétaliser une partie des façades et des toits-terrasses à partir de 100 m2 et « sanctuarise » au nom de l’environnement de vastes emprises foncières (11 hectares au total) destinées à devenir des espaces verts, à proximité du réservoir de Grenelle ou sur la friche ferroviaire Chapelle Charbon. Les riverains s’en réjouissent. Les candidats à l’acquisition, un peu moins.

Le renchérissement du coût des logements par le biais de l’écologie frôle l’absurde, avec les récupérateurs d’urine du futur écoquartier Saint-Vincent-de-Paul. Mené par l’Agence de l’eau, avec le soutien de la Ville de Paris, le projet nommé Ocapi (Optimisation des cycles carbone, azote et phosphore en ville) consiste à doter chaque appartement d’un circuit à part, dédié à l’urine. Celle-ci contient du phosphore, utilisable comme engrais. « Le surcoût est estimé à 1 000 euros par logement », expliquait Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris, aux Échos du 12 mars, tout en avouant ingénument que « la véritable problématique » était « l’absence de débouché ». C’est le moins que l’on puisse dire. Les réserves mondiales de phosphore représentent 400 ans de consommation au rythme actuel. Anne Hidalgo chérit « la vision d’une ville toujours plus bienveillante, écologique et attractive » (20 minutes du 4 juillet 2016), mais le 7 juillet 2018, elle twitte : « Attractivité de Paris ! Brexit : un des leaders du courtage mondial choisit Paris. » Les traders ont les moyens. À quoi ressemble l’avenir ? Peut-être à San Francisco, ville high-tech, tolérante, « gay friendly », exemplaire sur le plan de l’environnement, qu’un habitant sur deux déclarait vouloir quitter en 2018, faute de pouvoir se loger décemment…

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Mai 2019 - Causeur #68

Article extrait du Magazine Causeur


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