« Parlez doucement et tenez un gros bâton. Vous irez loin ! » La phrase du président américain Théodore Roosevelt est devenu un leitmotiv de la politique étrangère des États-Unis. Mais si ce bâton était jadis fait de puissance militaire et économique, depuis quelques décennies il se matérialise par l’extension de la juridiction des lois américaines sur la planète entière. Et quand ce nouveau bâton frappe, ça fait mal. À elle seule, la BNP Paribas, a dû payer en 2014 une amende 8,9 milliards de dollars.

Comme l’explique le spécialiste français de la question, Olivier de Maison Rouge (pages 24-26), cette nouvelle dimension de la puissance américaine est fondée sur un principe simple : l’extraterritorialité du droit américain. Pour peu qu’une entreprise non américaine opérant à l’étranger ait un lien, serait-il fort ténu, avec les États-Unis, les tribunaux US peuvent la poursuivre. Il suffit qu’une personne morale ou physique utilise des dollars ou une technologie américaine pour que les lois votées par le Congrès s’appliquent à elle. Cela, bien sûr, sous couvert de moralisation des relations internationales.

C’est donc une véritable stratégie que mènent les États-Unis en mettant leurs agences de renseignement et de justice au service de leurs en

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Mai 2019 - Causeur #68

Article extrait du Magazine Causeur

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