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🎙️ Podcast: Guerre au Moyen-Orient: et le gagnant est… la Chine !

« A la carte », le podcast hebdomadaire de « Causeur » - épisode 140


🎙️ Podcast: Guerre au Moyen-Orient: et le gagnant est… la Chine !
Le président chinois Xi Jinping entouré du Premier ministre indien, Narendra Modi, et du président russe Vladimir Poutine, au 18e sommet des BRICS, à New Delhi, en Inde. Le 12 septembre 2026. © Kristina Solovyova/POOL/TASS/Sipa USA/SIPA

Avec Harold Hyman et Jeremy Stubbs.


En pensant aux élections de mi-mandat en novembre, Donald Trump cherche à stabiliser le prix du pétrole sans perdre la face par rapport à la situation dans le détroit d’Ormuz. Les Houthis viennent troubler ses projets en mettant en péril les livraisons de pétrole par l’Arabie saoudite. Le refus de Trump de venir en aide aux Saoudiens sape encore la fiabilité des Etats-Unis comme allié.

De quelle manière le président américain peut-il prétendre avoir remporté une victoire au Moyen-Orient ? Quelle est la définition d’une victoire militaire aujourd’hui ? Sûrement pas la même que dans le passé où très souvent il y avait un vainqueur, qui exigeait des concessions, et un vaincu qui devait céder. Dans le conflit iranien, les deux camps ne cessent de crier victoire. Pourtant, le vrai gagnant, c’est une puissance non-belligérante : la Chine. Tout ce qui affaiblit le prestige et la crédibilité des Américains sur la scène géopolitique renforce les Chinois. Non que ces derniers cherchent à remplacer les Etats-Unis dans le rôle de gendarme du monde; la Chine étend son influence et augmente son territoire. Elle avance ses pions sans coup férir.

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Sous Xi Jinping, le régime communiste a déjà avalé Hong Kong et le Tibet. Lors des récentes inondations catastrophiques au Népal, les médias internationaux ont parlé des effets du désastre côté tibétain, comme si le Tibet était toujours un Etat indépendant, ce qui n’est absolument pas le cas. Xi compte également absorber Taïwan sans combattre, en démoralisant sa population et sa classe politique pour que l’unification avec le continent leur semble inévitable. A cette fin, il doit maintenir la pression par la menace constante d’une invasion militaire imminente. La campagne américaine au Moyen-Orient, en drainant des ressources militaires dont le rôle, jusqu’alors, consistait à contenir la Chine en Asie orientale, a affaibli la position de Taipei. Seul bémol pour Xi, le Japon de Sanae Takaichi se montre plus apte que les gouvernements précédents à faire face à l’expansionnisme chinois dans la région.

Harold Hyman partage avec nous ses impressions d’une récente visite en Pologne. Les milieux de la sécurité, de la défense et du renseignement, sont préoccupés par la menace d’une possible attaque russe sous forme d’essaims de drones pilotés par l’IA. Ayant une petite frontière avec la Russie, à Kaliningrad, mais aussi une frontière longue avec la Biélorussie, les Polonais restent sur le qui-vive et considèrent que le duo franco-allemand, autrefois considéré comme le moteur de l’Europe, y compris sur le plan de la défense, n’est plus de bon conseil. En s’armant, la Pologne n’hésite pas à acheter américain. L’Occident tend à se diviser, pendant que l’influence de la Chine s’infiltre partout. Ecoutez 👇



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