Présenté en compétition à Cannes, le troisième long métrage de Léa Mysius adapte le roman de Laurent Mauvignier dans lequel une fête d’anniversaire tourne au cauchemar. Derrière un casting cinq étoiles et une mécanique de thriller, la violence paraît surtout fabriquée et cette histoire de vengeance bien laborieuse…

Comme aurait dit feu Jean-Pierre Marielle, c’est un film « à la carte ». Réalisé par l’une des étoiles montantes de la nouvelle génération des réalisatrices françaises, Léa Mysius, adapté d’un roman écrit par l’une des coqueluches du roman français actuel, Laurent Mauvignier, et joué par un casting bon teint (Hafsia Herzi, Bastien Bouillon et même Monica Bellucci…), Histoires de la nuit cumule les supposés atouts d’une production française bien dans le vent.
Mais comment adhérer à cet improbable drame en terre rurale où tout semble à la fois surjoué et donné d’avance ? L’engrenage mécanique d’une violence aveugle fondée sur une sempiternelle histoire de vengeance tourne à vide. Les acteurs sont forcément en surrégime dans un scénario qui les instrumentalise sans vergogne. On finit par avoir mal pour eux, englués qu’ils sont dans cette histoire si glauque qu’elle en devient artificielle.
La manipulation permanente et facile du spectateur ne saurait tenir lieu de propos unique et suffisant.
Histoires de la nuit, par Léa Mysius, 2026, 1h09.
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